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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 07:01

Florilège de jolies promesses. Certains bonimenteurs sont encore à des postes importants. On peut voir le résultat de leurs promesses avec le temps...

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

- « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

- « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

- « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

- « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

- « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

- « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

- « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 06:49

Les chiffres font partie de la vie quotidienne et nous sommes aujourd’hui noyés sous une quantité impressionnante de données et de statistiques. Difficile de se retrouver dans ce dédale.
C’est pourquoi Force Ouvrière vous informe régulièrement de l’évolution de certains de ces repères précis.

 INDICES DES PRIX À LA CONSOMMATION (INSEE)
MARS 2014
+0,4%
VARIATION SUR UN AN
+0,6%
 INDICE DE RÉFÉRENCE DES LOYERS
4e trimestre 2013, l’indice de référence des loyers atteint 124,83 – évolution sur un an : + 0,69%
L’article 9 de la loi n° 2008-111 du 8 février 2008 a modifié l’indice de référence des loyers. Le nouvel indice correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers.

 COTISATIONS SOCIALES, EN POURCENTAGE DU SALAIRE BRUT
 7,5% depuis le 1er janvier 1998 (au lieu de 3,4%) et sur 98,25% du salaire depuis le 1er janvier 2012.
CRDS(1) : 0,5% depuis le 1er février 1996 et sur 98,25% du salaire depuis le 1er janvier 2012.
SÉCURITÉ SOCIALE
Assurance-maladie : 0,75%
Assurance-vieillesse : 6,80%
Assurance-vieillesse déplafonnée : 0,25%
ASSURANCE-CHÔMAGE
- Cotisation UNEDIC
tranches A et B : 2,40%
APEC (2) : 0,024%
RETRAITES COMPLÉMENTAIRES
- ARRCO (Taux minima obligatoires)
Non-cadres tranche A : 3,05%
Non-cadres tranche B : 8,05%
- AGIRC
Cadres tranches B et C : 7,75%
- Cotisation AGFF
Tranche 1 (3) : 0,80%
Tranches 2 et B (4) : 0,90%
(1) Contribution au remboursement de la dette sociale.
(2) Association pour l’emploi des cadres.
(3) Tranche 1 : dans la limite du plafond de la Sécu.
(4) Tranches 2 et B : entre 1 et 4 fois le plafond de la Sécu.
 LE SMIC
Depuis le 1er janvier 2014 : 9,53 euros l’heure, soit 1 445,38 euros brut par mois pour 151,67 heures
.
 FONCTIONNAIRES
Minimum de traitement dans la fonction publique depuis le 1er janvier 2013 : 1 430,76 euros brut.
 PLAFOND MENSUEL DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
Du 1er janvier au 31 décembre 2014 : 3 129 euros.
 ASSURANCE-VIEILLESSE
Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) 
(anciennement « minimum vieillesse »).
Au 1er avril 2013 : 9 447,21 euros par an pour une personne seule (787,26 euros par mois) 14 667,32 euros par an pour un couple.
Minimum contributif majoré : 8 247,85 euros par an pour une personne seule (soit 687,32 euros par mois).
Retraite complémentaire Agirc et Arrco
Valeurs des points et salaires de référence au 1er avril 2013
Agirc à 0,4352 euro
Salaire de référence : 5,3006 euros
Arrco à 1,2513 euro
Salaire de référence : 15,2284 euros
 MÉDECINE CONVENTIONNÉE
(tarifs secteur 1)
Au cabinet du médecin omnipraticien : 23 euros
Au cabinet du médecin spécialiste : 25 euros
 ALLOCATIONS FAMILIALES
2 enfants : 128,57 euros 
3 enfants : 293,30 euros 
Par enfant en plus : 164,73 euros
Majoration pour âge des allocations :
36,16 euros de 11 à 16 ans
et 64,29 euros après 16 ans.
Pour vos enfants nés après le 30 avril 1997 vous ne recevrez pas ces deux majorations ; vous recevrez une majoration de 64,29 euros à partir du mois suivant leur 14e anniversaire.
 CHÔMAGE
L’allocation doit s’élever à 28,38 euros par jour au minimum, mais ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail).
Vous trouverez tous les détails des « Allocations chômage » ci-dessous.
 LES ALLOCATIONS CHÔMAGE
LES RÈGLES D’INDEMNISATION
Le principe, c’est qu’un jour cotisé égale un jour indemnisé.
Trois paramètres sont pris en compte.
1 - La période de référence. C’est la période pendant laquelle on regarde si le demandeur d’emploi a travaillé, donc cotisé. Pour les moins de 50 ans, ce sont les 28 derniers mois à compter de la rupture du contrat de travail. Pour les plus de 50 ans, ce ne sont pas 28 mois, mais 36.
2 - La durée minimale de cotisation. Pour être indemnisé, il faut avoir travaillé au minimum 4 mois, soit 122 jours dans la période de référence.
3 - Les durées maximales d’indemnisation. Pour les moins de 50 ans, la durée maximale est de 24 mois. Pour les 50 ans et plus, cette durée est de 36 mois. Exemple : un salarié qui a travaillé 4 mois dans les 28 derniers mois (il a moins de 50 ans) aura droit à 4 mois d’indemnisation. S’il avait travaillé 7 mois, il aurait eu droit à 7 mois d’indemnisation.
Autre exemple : un salarié de plus de 50 ans qui a travaillé 27 mois aura droit à 27 mois d’indemnisation ; s’il avait travaillé 46 mois, il aurait eu droit à 36 mois, soit le plafond.
Ces règles s’appliquent à compter du 1er avril 2009 pour les procédures de licenciements individuels ou collectifs engagées à compter de cette date. Si la procédure a été engagée avant, ce sont les anciennes règles qui s’appliquent.

Montant des allocations
Dans le cas général, le mode de calcul de votre allocation s’établit comme suit.
Une comparaison est effectuée entre :
- 40,4% de l’ancien salaire brut plus une partie fixe de 11,64 euros par jour ;
- 57,4% de cet ancien salaire brut ;
- l’allocation minimale de 28,38 euros. C’est le montant le plus favorable pour l’allocataire qui sera retenu.
Une réserve cependant, le montant de l’allocation ne peut jamais dépasser 75% du salaire journalier de référence.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 06:38
L’Éditorial de Jean-Claude Mailly
mercredi 14 mai 2014 
par  Jean-Claude Mailly 


Ceux qui, y compris dans le mouvement syndical, acceptent le pacte de responsabilité/solidarité décidé par le président de la République, acceptent dans le même temps la réduction des dépenses publiques et sociales de 50 milliards d’euros sur trois ans.

Il suffit, pour s’en convaincre, d’entendre le président de la République expliquer que pour financer l’allégement du coût du travail et les réductions d’impôt pour les entreprises, il faut obtenir les 50 milliards d’euros. Le pacte de responsabilité et le pacte d’austérité ne font qu’un !

Le cumul des pactes [1] constitue un véritable fromage pour les entreprises. Dans les 50 milliards d’euros annoncés, auxquels il faut ajouter 4 milliards sur 2014, les entreprises gagneront, en plus du CICE (20 milliards l’an prochain), 10 milliards d’exonération de cotisations patronales et près de 8 milliards de réductions fiscales. Soit, au total, 38 milliards d’euros. Sur toute la période 2012-2017, compte tenu des augmentations d’impôt au départ, elles devraient engranger 26 milliards d’euros. A contrario, sur toute la période également, les ménages devraient être impactés de 23 milliards d’euros, entre les augmentations fiscales et les pressions sur les prestations !

Il faut ainsi souligner que le gel des prestations sociales (hors minima sociaux) et le gel des salaires vont par définition diminuer le pouvoir d’achat. Un fonctionnaire de catégorie C (qui gagne moins aujourd’hui qu’en 2010 compte tenu de l’augmentation des cotisations) perd, avec le gel, 100 euros par mois sur un salaire de l’ordre de 1 410 euros.

Si tout cela ne constitue pas une accentuation de l’austérité, autant expliquer qu’il fait soleil quand il pleut ! Si tout cela est marqué du sceau de la justice sociale, autant expliquer que l’accroissement des inégalités serait une vertu jauressienne !

Quant aux « contreparties » du pacte de responsabilité, en matière de rémunération on a la réforme du président du MEDEF : il faut un sous-SMIC temporaire et de la modération salariale !

Tout cela n’est ni acceptable, ni juste, ni progressiste. Pire, les effets à court terme risquent d’être récessifs car la réduction des dépenses publiques et sociales et le gel des prestations vont planter la consommation, l’investissement et donc l’activité économique et l’emploi.

Pour les ménages, lourdement mis à contribution, la confiance va en prendre un coup et ce pacte régressif risque d’avoir un effet dépressif.

Nous continuerons donc à le dénoncer, notamment le 15 mai en appui aux trois fonctions publiques et à l’appel de l’Union interfédérale FO des fonctions publiques.
 

[1Pacte de stabilité, pacte budgétaire européen, pacte de responsabilité/solidarité.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 20:05

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 08:16

// ÉDITORIAL DATÉ DU MERCREDI 19 FÉVRIER 2014

Les échanges publics entre le président de la République et le président du MEDEF laissent croire qu’ils ne seraient pas d’accord. 

Et pourtant: 

- quand l’annonce du pacte de responsabilité est faite, des décisions sont annoncées pour les entreprises sans condition pour les obtenir. 

- s’engager sur des objectifs n’est pas une obligation de résultat! 

Le jeu de rôle continue donc au détriment des salariés actifs, chômeurs ou retraités. 

Qu’il s’agisse des salaires, de l’emploi ou du chômage, de l’avenir du service public républicain ou de la Sécurité sociale, les attentes et revendications sont légitimes et les inquiétudes ainsi que le mécontentement sont lourds. 

Il est du rôle d’une confédération de faire connaître largement les revendications et de permettre aux salariés de les exprimer, c’est l’objet de notre appel à des manifestations, rassemblements et à la grève le 18 mars 2014. 

La CGT a pris la décision d’être présente ce 18 mars également. Une réunion entre plusieurs organisations syndicales aura lieu prochainement. 

Il nous appartient de tout mettre en œuvre pour que cette journée soit réussie. On verra à partir de là la réaction des pouvoirs publics. Sont-ils enclins à entendre les salariés comme ils le font pour d’autres catégories? 

D’ici là nous continuerons à défendre nos positions, y compris à l’occasion de la réunion sur le pacte de responsabilité avec les organisations patronales le 28 février. Au-delà de la question des contreparties, sur laquelle nous nous sommes maintes fois exprimés, c’est la logique même du pacte qui pose problème. Penser qu’il est social de réduire les «charges» des entreprises pour accroître leur compétitivité-prix s’inscrit bien dans une logique de dumping. 

D’ailleurs, à l’occasion d’un contact récent à Tanger avec nos camarades marocains, le Secrétaire général de l’Union Marocaine du Travail m’expliquait que le patronat marocain avait aussitôt réclamé une baisse des cotisations patronales, à l’instar de ce qu’avait annoncé en France le président de la République. 

Rappelons, enfin, que diminuer les cotisations de Sécurité sociale, en les compensant par des réductions de dépenses, conduit à pénaliser les travailleurs et leurs familles. 

Autant de raisons de tous nous mobiliser pour le 18 mars. 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 07:20

Depuis le début des années 80, le capital s’est accaparé une part toujours plus grande des richesses produites. Sur 30 ans, ce sont près de 40 000 milliards d’euros qui sont partis sur les marchés financiers au lieu d’aller dans les poches des salariés européens et donc réinvestis dans la consommation et l’économie réelle.

rapport finance-salariat

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82,6% des embauches en 2013 étaient des Contrats à durée déterminée (CDD), un record depuis 15 ans. Un chiffre qui en dit long sur la précarité de l’emploi en France et une situation qui ne cesse de se détériorer puisqu’en 2000, les CDD représentaient moins de 68% des embauches.

courbeCDD.jpg

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39,6 heures, c’est la durée moyenne réelle du travail en France. On est loin des stéréotypes qui voudrait faire passer les salariés de France pour des privilégiés, travaillant peu...

CHIFFRE-CLE-5.png

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Au sein de l'Union Européenne, certains Etats membres ont depuis des années baissé considérablement leur taux d'imposition sur les bénéfices non réinvestits des sociétés (les dividendes) afin d'être le plus attractif possible pour les entreprises. C'est ce qu'on appelle le dumping fiscal. L'Irlande a ainsi baissé son taux de 12% et tous les autres Etats ont dû fire autant pour ne pas subir de délocalisations massives.

Résultat, le taux moyen d'impôts sur les bénéfices des sociétés est de 25% aujourd'hui en Europe contre 40% aux Etats-Unis !

Et jamais il n'y a eu autant de bénéfices réalisés, jamais l'impôt sur les bénéfices n'a été aussi faible. C'est le monde à l'envers.

chiffres-cles-6.jpg

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Ces chiffres et une partie des commentaires sont issues du site "Nouvelle Donne". Ceci est un partage de l'information, cela ne signifie pas que notre syndicat est en accord avec les solutions proposées ou évoquées par "Nouvelle Donne".

La page des chiffres clés est ici

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 23:20

Depuis quelques jours, se joue sur la Lune un remake chinois de l’épopée des Lunakhods soviétiques. Un petit véhicule chinois au doux nom de « Lapin de Jade » gambade sur le sol poussiéreux de l’astre sélène.

Tous ceux qui furent enfants à la fin des années 60 se souviennent de la course à la Lune entre les USA et l’URSS.

A la nostalgie des trente glorieuses et de l’enfance, vient s’ajouter celle d’une époque ou tout semblait possible, marcher sur la Lune ou voler à Mach 2,2 dans un supersonique des lignes d’Air France, la nostalgie de ce temps où l’on prenait le temps d’avoir envie des choses, sans forcément les posséder un jour.

Aujourd’hui, notre fièvre de consommation a chassé l’envie d’avoir envie, notre leitmotiv est de posséder coûte que coûte. Nous faisons fabriquer nos joujoux technologiques dans ce fabuleux eldorado pour mondialo-capitalistes qu’est la Chine Communiste. Hé oui ! De l’opposition USA/URSS il ne reste rien sinon une alliance entre le capitalisme et le communisme.

C’est dans ce contexte florissant pour les fonds de pensions et les cadres du PC chinois qu’est fabriqué dans l’usine Pegatron de Shanghai la nouvelle merveille d’Apple, «l’Iphone 5C ». C’est là que travaillait Shi Zhaokun, adolescent de quinze ans.

Il n’a pas eu le temps de voir « courir » le Lapin de Jade sur le sol de la baie des arcs en ciel.

Avait-il eu le temps même d’y songer ?

Durant les trois semaines où Shi Zhaokun a travaillé dans l’usine, son temps de travail a dépassé les 12 heures de moyenne par jour. C’est cela le paradis capitaliste, la liberté d’un monde sans entrave car sans droit du travail, dans une dictature sans médecine du travail, sans  formation, sans inspecteurs du travail et sans syndicat libre.…

On meurt énormément dans cette usine de Pegatron, à manipuler sans protection les produits toxiques nécessaires à la fabrication de nos merveilleux Iphones et autres conneries de ce genre.

Shi Zhaokun était jugé en excellente santé, c’est donc  en bonne santé qu’il  est mort d’une pneumonie après trois semaines de travail intense. C’est le cinquième morts dans l’usine en quelques semaines.

Le symbole de la libre entreprise a donc trouvé son espace de liberté dans une dictature stalinienne. De quoi regarder d’ici quelques jours au pied du sapin, les jouets « Made In China » avec la petite amertume de la mauvaise conscience de consommateur et d’avoir une pensée pour Shi Zhaokun.

Les heures de travail de Shi Zhaokun sont sur le site de l’ONG : China Labor Watch

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:34

Le nombre de salariés payés au SMIC est en hausse constante.

Au 1er janvier 2013, une faible hausse du SMIC de 0,3% a suffit à faire monter le nombre de smicards à 3,1 millions !

500000 de plus qu’en 2012 !

Selon les données publiées mercredi, ils étaient au 1er janvier 2013 environ 1,9 million dans les entreprises privées, 540.000 dans l'administration, 340.000 dans les associations ou encore 100.000 dans l'intérim.

 

Plus de 28,6 % des salariés à temps partiel cumulent à la faiblesse de la rémunération, la faiblesse du nombre d’heures travaillées, obtenant au final, un salaire ne leur permettant pas de vivre dignement. Le seuil de pauvreté en France pour une personne seule est fixé à 814 ou 977 € selon la source choisie (50% ou 60% du salaire médian).

 

Le SMIC est depuis le 1er janvier 2013 à 1430 € brut pour 35h/semaine soit 1122 € net.

 

Le salaire médian, c’est le salaire qui correspond à ce que 50% des salariés touchent moins et 50% des salariés touchent plus.

En 2011, 50% des salariés touchaient plus de 1712 € et 50% des salariés touchaient donc moins que cette somme.

 

Les 10% les mieux rémunérés touchaient plus de 3400 €.

 

Il est étrange que l’on nous propose une société basée sur la consommation, ou le pouvoir d’achat des plus nombreux est le plus contraint. On comprend que ce système est autodestructeur, surtout lorsque les protections sociales sont assises sur les revenus du travail.


En contraignant le pouvoir d’achat des salariés du bas, on diminue la consommation donc les rentrées de TVA et d’Impôts, on diminue l’activité générale, créatrice de ressources pour l’état, on augmente les prestations sociales à redistribuer alors qu’on a diminué les recettes pour ces mêmes prestations…

 

On va droit dans le mur et ce n’est pas la prochaine hausse de la TVA, l’impôt le plus injuste,  qui va relancer la consommation et l’activité globale !

 

 

Pas de quoi être rassuré pour l’année 2014.

 

Le rapport de la DARES sur le SMIC est ici

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 06:26

Deux graphiques qui en disent long sur 3M... 

Pour l'actionnaire, 3M se porte très bien, même en période de crise pour les salariés.

MMM Chart

MMM data by YCharts

 

Le dividende par action ne cesse de progresser.

Lorsque le salariat déguste, l'actionariat se régale !

 

MMM Dividend Chart

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 19:10

Il n'y a pas que la guerre en Syrie qui fait des morts. Sur le territoire français aussi une véritable hécatombe est en train de se produire. Plus silencieuse et moins sanglante, il s'agit de la mort des entreprises françaises. L'été 2013 a vu périr 13 000 sociétés, un nombre qui n'avait pas été atteint depuis 1993.

 

A Lire sur économie matin.fr

 

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 15:33

Sur un blog qui revendique « modestement » un « + syndical », il a été écrit ceci au sujet de l’ANI du 11 janvier 2013 :

« Certains syndicats n'ont pas voulu signer, mais ce n'est pas une surprise au niveau national, ils ne signent jamais rien ! Histoire de ne pas se "mouiller" et ce sont toujours les mêmes CGT et FO, et pourtant dans leurs lignes cà discute beaucoup en dehors des radicalistes, et pourquoi ? »

 Lorsque l’on affirme des choses, il faut vérifier ses sources.

 Or, il existe des statistiques très précises à ce sujet. Elles sont disponibles dans un pavé de 754 pages sur le site du Ministère du Travail : c'est le «Bilan et Rapports» sur «La négociation collective en 2011», publié en mai 2012.

Qu'y apprend-on ? Qu'en 2011, la CGT a signé un accord de branche (ou interprofessionnel) sur trois, ce qui est très en-dessous des autres organisations syndicales. La CFDT carbure à 78,6% de ratification des quelques 1.200 textes concernés, et les autres syndicats ne sont pas en reste : 74,8% pour FO, 74,7% pour la CFTC, 70,4% pour la CFE-CGC. Et ces proportions sont assez constantes dans le temps : depuis 2000, la CGT n'a jamais signé plus de 40% de ces textes par an, tandis que les autres syndicats ne sont jamais descendus sous les 58%.

Mais l'essentiel des textes signés chaque année le sont à un niveau plus bas, celui de l'entreprise. Pas moins de 24.895 accords d'entreprises (ou avenants) ont ainsi été signés en 2011, plus de 30.000 les trois années précédentes. Cette fois, la CGT n'est plus la dernière de la classe. Avec 51% d'accords signés en 2011, elle reste derrière la CFDT (58%) ; et, là encore, c'est une constante puisque c'était déjà le cas en 2010, en 2009 et en 2008. En revanche, elle fait mieux que FO (38% en 2011), la CFE-CGC (35%) ou la CFTC (24%).

Et c'est bien normal, car la CGT est bien plus souvent représentée au sein des entreprises que ces syndicats. En réalité, si l'on rapporte le nombre d'accords signés à la présence effective des syndicats au sein des boites concernées, la CGT redevient dernière... Elle n'a ainsi ratifié, en 2011, que 84% des accords signés dans les entreprises où elle est représentée. C'est moins que la CFTC (88%), FO (90%), la CFE-CGC (91%) et la CFDT (93%).

 

Voilà qui remet les pendules à l’heure… Le bon élève avec son « + syndical » affirme des contre-vérités sans sources, donne des fausses informations…

Nous continuons a combattre l’ANI de « flexisécurité » pour les raisons que nous avons largement diffusé.

Notre but n’est pas de signer le plus ou le moins d’accords, mais de ne signer que des accords qui respectent ou augmentent les droits des salariés.

C’est justement le rôle des syndicats voyez-vous !

 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 08:31

Demandeurs d’emploi en France métropolitaine 

Catégorie A : 3 279 400 (+11,2% en 1 an) près de 15000 chômeurs de plus en un mois !
Catégories B et C : 1 520 300 (cat B : + 6,5
%  / 1 an -  Cat.C : + 3,5% / 1 an) près de 11000 chômeurs de moins en un mois !
Ce chiffre des catégorie B et C démontre la poursuite du ralentissement. Il y a un transfert des salariés en activité partiélle vers les salariés sans aucune activité. L'intérim et les CDD deviennent de plus en plus rare.
Catégories D et E : 612 500 (Cat. D : +8,6%  / 1 an - Cat. E :  – 3,9% / 1 an)

Au total, le nombre de chomeurs toutes catégories en France métropolitaine est de : 5 412 200 en juin 2013 contre 5 418 400 en Mai 2013

Le rapport de la DARES est : ici

Pourquoi annonçons nous une hausse alors que le nombre total de demandeurs d'emploi toutes catégories a diminué de 6200 ?

_ parce que la catégorie A est en forte hausse et que c'est la catégoie  principale.

_ Parce que le ralentissement de la hausse du chômage depuis deux mois est lié à une très forte augmentation des radiations !

190 700 en mars 2013 - 183 100 en avril 2013 -

219 500 en mai 2013 - 209 800 en juin 2013

A ces radiations pour défauts d'inscription, il convient d'ajouter les radiations administratives :

39 200 en mars 2013 - 49 800 en avril 2013 -

45 100 en mai 2013 -   48 900 en juin 2013

Précisons que sur le 5 412 200 demandeurs d'emploi inscrits en mai 2013, seuls 2 638 600 ( 48,7 % ) bénéficiaient d'une indemnisation ! (chiffre en hausse de près de 10 % !)

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 17:24

L'ANI du 11 janvier sur la "sécurisation de l'emploi" signé par le CFDT, la CGC et la CFTC a été transposé en loi par les députés.

Parmis les choses qui changent, il y a les délais de prescription aux prud'hommes. 
Là encore, on mesure le "progrès" que cet accortd puis cette loi auront fait faire aux salariés !

 

Sans titre-copie-1

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 05:44

Demandeurs d’emploi en France métropolitaine 

Catégorie A : 3 264 500 (+11,5% en 1 an)
Catégories B et C : 1 531 100 (cat B : +10,2%  / 1 an -  Cat.C : + 4,7% / 1 an)
Catégories D et E : 622 800 (Cat. D : +10,2 %  / 1 an - Cat. E :  – 3,8% / 1 an)

Au total, le nombre de chomeurs toutes catégories en France métropolitaine est de : 5 418 400 en mai 2013 contre 5 413 600 en avril 2013

Le rapport de la DARES est : ici

Les médias ont présenté les résultats de ce mois comme un palier ou une stagnation. C'est en fait une augmentation de près de 5000 chômeurs !

En mai, 160 personnes supplémentaires se sont inscrites chaque jours à Pôle Emploi.

D'après les gouvernants, c'est mieux que si ça avait été pire....


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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 12:28

La conférence sociale a longuement abordé le « problème » des retraites.

Comme par hasard, les pistes qui seront appliquées aux retraites seront celles du rapport Moreau qui sont un calque de la boite à outils du MEDEF. Boite dont les outils ne sont adaptés qu’à un seul travail, celui de casser le système social français pour le faire rentrer dans le moule ultralibéral décidé par les apparatchiks de l’Europe.

 

Dans cette conférence sociale, F.O. faisait encore figure de syndicat libre, puisque la majorité des autres organisations syndicales avait donné des consignes de vote pour le second tour de la l’élection présidentielle.
Difficile donc pour eux d’être crédibles et indépendant lorsque l’on est, à ce point adepte de « l’aplaventrisme » !

 

Encore une conférence pour rien ?

Disons plutôt, que c’est une conférence sociale dont le but est de détruire le modèle sociale.

Pour le MEDEF, ce n’est pas une conférence pour rien, mais une conférence utile.


En fait, il faut rebaptiser ces conférences avec un titre qui correspond clairement à l’objectif.

 Ainsi vient de se dérouler sous l’égide du gouvernement la seconde « conférence antisociale ».

 

Il faut bien appeler un chat, un chat ! 


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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 22:36

Après la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013, le gouvernement vient de publier la loi relative à la Sécurisation de l’emploi (Loi 2013-504 publiée au Journal officiel du 16 juin 2013). Force Ouvrière réitère son opposition au contenu de la loi qui fait suite à l’accord national interprofessionnel signé par trois organisations syndicales et le patronat. 

Alors que la France subit depuis deux ans maintenant une augmentation significative du chômage, que le nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi atteint des sommets (plus de 5 millions de personnes), cette loi, censée sécuriser l’emploi va notamment: 

- faciliter les licenciements économiques collectifs en restreignant tous les délais de consultation et d’action des représentants du personnel; 

- exonérer les employeurs de plan de sauvegarde d’emploi (PSE) dès lors que des salariés s’aviseraient de refuser une mobilité forcée; 

- généraliser les accords collectifs «chantage à l’emploi» avec un risque de baisses de salaire imposées s’il existe un accord dit de maintien dans l’emploi dans l’entreprise et le licenciement des salariés qui refuseront. 

Et comment ne pas s’offusquer de la décision du Conseil constitutionnel qui considère le mécanisme des clauses de désignation en matière de complémentaire santé comme étant inconstitutionnel, et donc le supprime, alors qu’il s’agit du seul mécanisme qui assure une solidarité entre tous les travailleurs, une baisse du coût de la cotisation et permet la mise en place d’actions de prévention au niveau d’un secteur professionnel! 

Pour FO la loi dite de sécurisation de l’emploi consacre un modèle basé sur une flexibilité à outrance non compensée par une plus grande sécurité pour les salariés ou si peu. A titre d’illustration, la mise en place d’une couverture complémentaire santé est seulement prévue pour 2016, au plus tard. Quant à la durée d’activité de 24 heures pour les salariés à temps partiel elle ne concernera que les futurs nouveaux contrats et seulement en 2014! 

Si la croissance ne se décrète pas, elle ne peut pas non plus se trouver dans une recherche effrénée de la flexibilité et dans le dogme de la baisse du coût du travail. 

Le retour de la croissance et donc de la baisse du chômage passe inévitablement pour Force Ouvrière par un vrai débat sur la construction européenne, la nécessité de repenser la politique fiscale et budgétaire de notre pays, la consolidation du service public à la française et la reconstruction d’une véritable politique industrielle. C’est le sens des revendications que FO portera lors de la conférence sociale des 20 et 21 juin 2013. 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 22:03

Un investissement en pseudo démocratie...

Plusieurs dizaines de manifestants ont été arrêtés le 1er mai à Istamboul.

22000 policiers avaient été mobilisés. La centrale syndicale DISK avait décidé de passer outre l'interdiction de manifester sur la place Taksim, lieu emblématique de commémoration des luttes ouvrières et d'hommage aux travailleurs et travailleuses tués sur cette même place le 1er mai 1977.

Dès le petit matin, les forces de l'ordre sont entrées en action dans les rues adjacentes, fermées et barricadées pour empécher les manifestants d'y accéder.

Le secrétaire générale de la CSI (Confédération Syndicale Internationale) à témoigné : "Des milliers d'hommes de la police anti-émeute, des forces armées et des forces spéciales ont été postés le long des rues. Des bombes lacrymogènes, des spays au poivre et des canons à eau ont été utilisés pour disperser des groupes ne dépassant pas dans certains cas, plus de trois ou quatre personnes.

Deux de nos bureaux sont en état de siège avec des travailleuses et des travailleurs bléssés à l'interieur (...) Une telle conduite est inadmissible de la part d'un pays qui assumera la présidence du G20 en 2015 "

C'est dans ce genre de "démocratie" que 3M a investit 500 millions de dollars !

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 18:31

Ce 13 mai, J.C. Mailly était l'invité de C+

 

«Il y a quelques dossiers qui ne vont pas être faciles», a estimé Jean-Claude Mailly sur Canal+, quelques heures avant d'être reçu à Matignon pour préparer le rendez-vous des 20 et 21 juin.

Outre le dossier des retraites, le prochain sommet social sera l'occasion d'aborder «toute une série de dossiers conflictuels», a-t-il estimé, en citant «la question du pouvoir d'achat, la question du service public et la question de l'emploi bien entendu».

Pour assurer le financement des retraites, «il n'y a aucune raison qu'on augmente encore la durée de cotisation, elle est déjà en augmentation trop forte selon nous. On est partisans même d'une réduction de cette durée», a déclaré M. Mailly. Si on l'augmente, les générations futures de retraités «partiront avant, avec une décote», a-t-il fait valoir.

«L'espérance de vie en bonne santé depuis le début de la crise a diminué d'un an en France, 62 ans pour les hommes, 63 ans pour les femmes. Et on va continuer à faire travailler plus longtemps. Ce n'est pas possible», a souligné le chef de file de FO.

Un éventuel bras de fer dans la rue avec le gouvernement sur le dossier des retraites «n'est pas exclu, ça dépend de ce que le gouvernement entend faire».

Pour M. Mailly, «le gouvernement s'est mis dans la seringue de l'austérité» avec le pacte budgétaire européen. «Tant qu'on n'aura pas une croissance économique plus forte, le chômage ne va pas diminuer. Il faut une autre politique», a-t-il déclaré. (Source AFP)

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 22:40

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 19:20

///  PRESSE - COMMUNICATION - VENDREDI 24 AOÛT 2012

Alcool, produits illicites, psychotropes

Article paru dans FO Hebdo n°3040

 

1. La consommation de drogues est interdite au sein de l’entreprise

Toutes les drogues dont l’usage est interdit (autrement appelées stupéfiants), sont interdites à la consommation, à la vente et à la production au sein de l’entreprise. Plus précisément, il est interdit d’introduire, de consommer, de distribuer ou de laisser distribuer des drogues au sein de l’entreprise. La consommation de toute forme de drogues expose l’employé à des poursuites judiciaires, même si elle est occasionnelle. Il est interdit d’être sous l’influence de drogues pendant les heures de travail, même si leur consommation a eu lieu en dehors de ces dernières.

Sanctions disciplinaires

L’employeur peut exercer son pouvoir disciplinaire à tout moment si la consommation de drogues entraîne chez le salarié des changements problématiques et dangereux.

- Sur le lieu de travail:

Le médecin du travail peut réaliser un dépistage si l’employé a été préalablement prévenu et lorsque son recours est autorisé par le règlement intérieur. Cela peut justifier un licenciement.

- En dehors du lieu de travail:

Selon l’article 9 du Code civil, si le salarié crée un trouble caractérisé au sein de l’entreprise lié à son comportement dans sa vie privée, alors un licenciement pour une cause tirée de la vie privée du salarié est licite. Si le salarié se voit retirer ou suspendre son permis de conduire pour des faits de conduite sous l’emprise de l’alcool ou de drogues (qu’ils soient commis pendant ou en dehors de ses heures de travail), cela aura alors des conséquences sur sa vie professionnelle. En effet, si celui-ci est affecté à la conduite de véhicules dans le cadre de son contrat de travail, cela peut justifier son licenciement.

2. Le dépistage des stupéfiants au travail

Le Code du travail autorise la pratique de tests de dépistage pour déterminer l’aptitude d’une personne à occuper un poste de travail. Toutefois, l’employeur doit respecter des règles d’information individuelle des personnes concernées: la nature et l’objet du dépistage, ainsi que les conséquences d’un résultat positif doivent être expliqués au préalable.

Ces tests doivent être prévus par le règlement intérieur de l’entreprise. Les tests sont pratiqués sur prescription du médecin du travail et les résultats soumis au secret médical.

L’employeur n’y a pas accès. Le médecin du travail informe simplement l’employeur de l’aptitude ou de l’inaptitude du candidat ou du salarié. L’employeur n’a donc pas le droit d’imposer un dépistage de stupéfiants à un salarié. Toutefois, pour des postes de travail comportant des risques pour les salariés qui les occupent ou pour des tiers, il peut demander au médecin du travail de procéder à des tests de dépistage. Ainsi, des entreprises de transport procèdent à des tests périodiques pour certaines catégories de leur personnel.

La loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance a par ailleurs introduit la possibilité d’effectuer, sur réquisition du procureur de la République, des dépistages systématiques pour les personnels (y compris intérimaires) d’une entreprise de transport terrestre, maritime ou aérien, de marchandises ou de voyageurs, exerçant des fonctions mettant en cause la sécurité du transport, s’il existe à leur encontre une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’ils ont fait usage de stupéfiants (cf. article L.3421-5 du Code de la santé publique).

Remarques: à l’exception de ces emplois, il n’existe pas de liste préétablie d’emplois pour lesquels un dépistage régulier est autorisé. Un avis du Comité consultatif national d’éthique indique que seuls les postes comportant de grandes exigences en matière de sécurité et de maîtrise du comportement peuvent justifier un dépistage.

3. Le dépistage de l’alcool au travail

De la même manière et dans les mêmes conditions que pour les stupéfiants, le Code du travail autorise la pratique de tests de dépistage de l’alcoolémie.

En outre, la loi interdisant l’introduction d’alcool sur les lieux de travail et faisant obligation à l’employeur de refuser l’accès à ces mêmes lieux à toute personne en état d’ivresse, le règlement intérieur d’entreprise peut prévoir le contrôle de l’alcoolémie sur le lieu de travail à condition que ce contrôle puisse être contesté et que le poste occupé par le salarié soit de nature à exposer les personnes ou les biens à un danger.

Dans le respect de ces conditions, l’employeur peut procéder à des dépistages de l’alcoolémie et, en cas de résultat positif, engager des mesures disciplinaires allant jusqu’au licenciement pour faute grave.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 19:13

Les chiffres du chômage pour le mois de juin 2012 sont malheureusement sans surprise. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A augmente sur un mois de +0,8% et de +11,7% sur un an. Le chômage des jeunes de moins de 25 ans recommence à progresser et le nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle Emploi depuis plus de trois ans continue son ascension inexorable (+21,6% sur un an).

Alors que les plans sociaux se multiplient, que la récession se profile, l’heure, pour Force Ouvrière, n’est pas à l’inaction. Face aux politiques d’austérité qui se développent en Europe sous la pression des marchés financiers, il est plus que temps de changer de modèle et de créer un choc de croissance indispensable permettant notamment de faire baisser le chômage. C’est pourquoi FO s’oppose notamment au TSCG (Traité sur la stabilité, la Coordination et la Gouvernance) et revendique une autre Europe fondée sur la croissance et le progrès social.

Face aux velléités dogmatiques d’un patronat qui voudrait faciliter les licenciements au nom d’une soi-disante flexisécurité, faux-nez du libéralisme, FO dit stop! A l’inverse, il est plus que temps de renforcer la protection des salariés face aux risques de chômage toujours plus importants et d’assurer une indemnisation et un accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 05:21

Le nombre de demandeurs d'emploi en France a augmenté de 0,8% en juin. C'est le quatorzième mois consécutif de hausse. Près de 4,4 millions de personnes sont à la recherche d'un emploi, un record depuis 20 ans.

L'article de l'Expansion est : ici

 

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:09

Attention : La mise à jour de la grille des minima chimie est maintenant sur la page "minima chimie"

 

A partir du 1er juillet, voici la grille des minima chimie applicable pour 38h00.

A 3M, notre accord ARTT est de 35h00 payé 38h00. Vous ne pouvez et ne devez pas être en dessous de ce mini. Si tel n'est pas le cas, n'hésitez pas à venir nous voir pour faire respecter vos droits.

         
  Coef. Salaire minima Complément Total
    VP x Coef de salaire  
  130 1 010,10 € 518,92 € 1 529,02 €
  140 1 087,80 € 464,30 € 1 552,10 €
  150 1 165,50 € 409,67 € 1 575,17 €
  160 1 243,20 € 355,05 € 1 598,25 €
  175 1 359,75 € 273,12 € 1 632,87 €
  190 1 476,30 € 191,18 € 1 667,48 €
  205 1 592,85 € 109,25 € 1 702,10 €
  225 1 748,25 €   1 748,25 €
  235 1 825,95 €   1 825,95 €
  250 1 942,50 €   1 942,50 €
  275 2 136,75 €   2 136,75 €
  300 2 331,00 €   2 331,00 €
  325 2 525,25 €   2 525,25 €
  360 2 797,20 €   2 797,20 €
  350 2 719,50 €   2 719,50 €
  400 3 108,00 €   3 108,00 €
  460 3 574,20 €   3 574,20 €
  480 3 729,60 €   3 729,60 €
  510 3 962,70 €   3 962,70 €
  550 4 273,50 €   4 273,50 €
  660 5 128,20 €   5 128,20 €
  770 5 982,90 €   5 982,90 €
  880 6 837,60 €   6 837,60 €  
           

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 10:15

Cette année, quelle sera l’augmentation du SMIC ?
Après le «coup de pouce» promis par François Hollande, le nouveau ministre du Travail, Michel Sapin, a tenu à préciser: il n’y aura pas de «saut».

La question constitue l’un des dossiers prioritaires de FO.
Le 29 mai sur France 2, le chef de l’État a confirmé le coup de pouce pour «rattraper ce qui n’a pas été accordé cette dernière année, a-t-il dit, avant d’ajouter: en veillant aussi à ce que cela ne déstabilise pas les entreprises».


Le SMIC, salaire minimum interprofessionnel de croissance, est automatiquement revalorisé au moins une fois pas an et son augmentation correspond au minimum à l’inflation, plus 50% de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier. Nicolas Sarkozy a toujours refusé, tout au long de son quinquennat, de le revaloriser au-delà de l’augmentation minimum légale.

1.340 euros au lieu de 1.100

Au nom de la relance par le pouvoir d’achat, Jean-Claude Mailly propose que le SMIC soit fixé progressivement à «80% du salaire médian», ce qui ferait un salaire minimum net de 1.340 euros, au lieu des quelque 1.100 euros actuels.
Le Secrétaire général de FO rappelle la référence du salaire médian: «50% des salariés gagnent en dessous, 50% au-dessus.»
Après l’augmentation du SMIC, il demande au ministre du Travail de «convoquer les commissions mixtes paritaires dans les branches pour que, là où il y a des minima inférieurs au Smic, des négociations s’ouvrent immédiatement».

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:36

Dans presque chaque famille, il y a des personnes qui travaillent dans des très petites entreprises.
L'Election dans les TPE est l'occasion pour eux de se faire entendre !

MOBILISEZ VOUS ! MOBILISEZ LES !

 

 

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