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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 12:57

Désaccord unanime entre les Organisations Syndicales et la Direction de 3M France.

Voici la politique salariale que la Direction a négocié avec elle-même, puisque ce qui devait être une négociation s'est résumée en discussion cadrée par des règles contraignantes mises en place par la Direction et limitant le pouvoir de négociation.

  • Prime transport reconduite à hauteur de 200 €
  • Maintien de la prise en charge à 100% des cotisations "Prévoyance".
  • Politique salariale au mérite effective pour tous au 1er mai.

JOBG 8 ou moins :

Code Contribution 3 : 1,%
Code Contribution 4 : 3%
Code Contribution 5 : 5%

JOBG 9 ou plus :

                                                MRP<95%       MRP entre 95 et 110%    MRP >110%

Code Contribution 3 :                  1,5%                           1%                           0%
Code Contribution 4 :                  4,5%                           3%                           3%              
Code Contribution 5 :                  6,5%                           5%                           5%       

 

FO demandait un talon à 700 € annuel. Ce talon existait régulièrement mais n'est plus appliqué depuis 2013 (490 € en 2013). Il permetait de limiter les écarts liés aux augmentations en pourcentage et de répondre à l'inflation différente pour les plus bas salaires par rapport aux charges contraintes.

Pour F.O., il est inacceptable que des salariés notés 3 puissent, et pour la troisième année consécutive, n'avoir aucune augmentation et voir leur pouvoir d'achat diminuer d'année en année. Le message envoyé par la Direction à ces salariés est une dévalorisation de leur travail puisqu'ils le font bien, mais qu'aux yeux de celle-ci, cela ne vaut pas plus qu'une note 2.

NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2017
  • Maintien de la prime de vacances à 750

F.O. demandait une augmentation de 200€ de la prime de vacances qui n'a plus été augmentée depuis 2012.

  • Abondement exceptionnel de 100€ brute de la prime vacances.

F.O. demandait une prime exceptionnelle de 1000 € brut liée à l'investissement de tous les salariés lors de la mise en place de SAP. Cette prime pouvant être financée par le million d'euros de C.I.C.E. que touche 3M sans développer l'emploi puisque les départs ne sont pas remplacés...

La Direction a accepter la revendication Force Ouvrière à savoir l'embauche de 10 salariés sur le site de Tilloy (5 en cours et 5 Q2/Q3). Il s'agit bien  d'une revendication F.O. et non d'un syndicat catégoriel, contrairement à ce que certains veulent faire croire.

 

 

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Published by FO 3M France
7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 02:07

Leurs salaires et leurs conditions d’emplois sont bien éloignés de ceux évoqués dans le cadre de l’affaire Pénélope Fillon. Les collaborateurs parlementaires FO vivent une réalité moins fastueuse et rappellent leur combat pour améliorer leur statut et leurs droits de salariés.

Ils ont des revendications mais pas celle d’être sous les projecteurs de l’actualité, eux qui d’habitude restent dans l’ombre des élus (députés ou sénateurs) pour lesquels ils travaillent. Depuis une quinzaine de jours toutefois, l’affaire de Pénélope Fillon place les collaborateurs parlementaires (2018 salariés) dans la lumière. Bien à leur insu.

Nous ne sommes pas Pénélope a ainsi rappelé façon cri du cœur le 31 janvier le syndicat FO des collaborateurs parlementaires, le SNCP-FO. Les salaires mirobolants, eux, ils ne connaissent pas. Ces salariés en sont même très loin. Le salaire moyen d’un collaborateur à temps plein se situe autour de 2400 euros nets mais 40% des collaborateurs gagnent un salaire inférieur à 2 000 euros nets indique le SNCP-FO.

Et de préciser encore le cadre réel de ces emplois. 60% des collaborateurs parlementaires sont des femmes et l’écart de salaires entre hommes et femmes est de 11%. A la faveur des hommes bien sûr. Beaucoup d’entre nous travaillent à temps partiel et pour plusieurs employeurs indique encore le SNCP-FO.

Quel travail effectuent ces collaborateurs ? Ils sont en charge des discours d’un parlementaire (ou d’un groupe, d’un président de commission…), de sa communication, de travaux sur des textes de loi. Parfois ils se muent en assistants de direction, assument des tâches administratives… Bref, pour ces salariés en général hyper diplômés, les tâches sont très diverses, très lourdes et les journées sont très longues.

Stop aux emplois familiaux

Ils se sentent ainsi d’autant plus blessés par cette affaire que les media ont désormais baptisé le « Pénélopegate ». Chaque affaire de ce type nuit à l’image de notre profession s’irrite le SNCP-FO notant que l’interdiction des emplois familiaux à l’Assemblée et au Sénat est une des pistes de travail pour notre Parlement afin d’éviter ce type d’affaire. Pour FO cette mesure de transparence serait bénéfique pour tous : députés, collaborateurs mais aussi pour les institutions. On en est loin.

Actuellement, l’emploi par un parlementaire d’un ou plusieurs membres de sa famille n’est pas « anecdotique » souligne le SNCP-FO notant que ces emplois familiaux représentent 20% des emplois de collaborateurs à l’Assemblée. Concrètement, un député sur cinq use de cette pratique.

Avant que n’éclate l’affaire Fillon, les collaborateurs parlementaires de l’Assemblée sortaient eux tout juste d’une longue et âpre négociation avec leurs employeurs, les députés. Le 24 novembre en effet, les syndicats de collaborateurs dont le SNCP-FO et l’association des députés-employeurs (créée en mai dernier) avaient signé –enfin- un accord collectif marquant un premier pas vers la reconnaissance d’un statut pour ces salariés.

Cet accord est toutefois restreint commentait d’emblée le syndicat FO qui annonçait simultanément diverses actions, y compris en justice, visant à faire respecter les droits de ces salariés contractuels de droit privé (sous CDI ou CDD) et assimilés à des salariés de TPE.

Ces collaborateurs, autrement nommés aussi « assistants » ou « attachés » parlementaires sont rémunérés par le député-employeur sur la base d’une enveloppe nommée « crédit collaborateur ». La gestion administrative des contrats ainsi que l’édition des fiches de paye sont gérées par les services administratifs de l’Assemblée.

La crainte du mode de licenciement

Ces salariés qui se battent toujours pour améliorer leur statut et qui ne cessent de demander à leurs employeurs un cadre de dialogue social pérenne, visent résument-ils à avoir les mêmes droits que n’importe quel salarié de n’importe quelle entreprise. Cela est loin d’être acquis pour l’instant.

Alors que les élections législatives qui se dérouleront au printemps prochain entraineront inévitablement la non-réélection de députés, les collaborateurs parlementaires s’inquiètent de la manière dont ils seront licenciés. Un millier de collaborateurs, quels que soient les groupes politiques, seraient concernés par un licenciement.

Cette inquiétude est récurrente rappelle le SNCP-FO. Elle refait surface à chaque fin de législature depuis quarante ans, date de la création du métier de collaborateur. Jusqu’à présent, ces salariés sont licenciés en général pour motif personnel mais jamais pour motif économique, ce qu’ils demandent à obtenir.

Quand les Députés restent sourds aux droits

Si 346 collaborateurs ont signé un courrier adressé au Président de l’Assemblée pour demander à bénéficier des conditions d’un licenciement économique et que 200 députés leur ont apporté leur soutien, malgré cela nous n’avons toujours pas obtenu satisfaction indique le SNCP-FO.

Or, pour les collaborateurs parlementaires, obtenir les conditions d’un licenciement économique est essentiel. Nous n’avons pas à porter la responsabilité du licenciement et nos indemnités chômage n’ont pas à être amputées.

Dans le cadre d’un licenciement pour motif personnel, les indemnités équivalent à 57% du salaire brut. Dans le cadre d’un licenciement économique, les indemnités sont portées à 75% de ce salaire. Cela fait toute la différence.

Pour l’avocat expert en droit du travail auquel le syndicat FO a fait appel le licenciement pour motif personnel est sans cause réelle et sérieuse et le licenciement pour motif économique pleinement justifié puisque la cessation du mandat des députés-employeurs entraine la suppression du crédit affecté à la rémunération des collaborateurs et que ceux-ci ont pour mission d’assister les députés-employeurs dans l’exercice de leurs fonctions.

Le SNCP-FO fait remarquer par ailleurs malicieusement que depuis l’entrée en vigueur de la Loi Travail (article 67), la cessation d’activité de l’entreprise constitue un motif de licenciement économique pouvant très exactement s’appliquer à la situation des collaborateurs en juin 2017.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 18:54

L'usine Whirlpool d'Amiens va être délocalisée en Pologne.

Pour nous, salariés de 3M, c'est hélas une rengaine que nous connaissons par cœur. Le capital, toujours à la recherche de dividendes pour assouvir son avidité sans limite au profit de quelques uns, va encore exploiter des pauvres là-bas et en créer ici.

Le terrain de l'Union Européenne est prospère pour ce dumping social. Mettre ses usines là ou la prédation des charognards sera la mieux à même d'assouvir l'appétit sans limite des actionnaires heureux d'une société mondialisée.

C'est aussi le terrain rêvé pour le dumping fiscal qui fait que certaines entreprises délocalisent le centre de profit en Suisse, au Luxembourg ou en Irlande.

La Communauté Européenne est Economique (C.E.E), et n'est pas prête à devenir sociale. Il ne restera bientôt que deux solutions pour ceux qui sont exclus de ce monde libéral. Soit accepter de devenir des esclaves, quitte à y mettre un pseudo revenu universel pour les asservir à la mendicité entre deux jobs précaires, soit se révolter et reprendre, dans la violence d'une révolte, les biens communs dont ils ont été spoliés.

Les nazis avaient utilisé l'expression et titre du livre du philosophe allemand Lorenz Diefenbach "Le travail rend libre" comme slogan à l'entrée des camps de concentration. Il ne faut surtout pas oublier que c'est justement le manque de travail et la pauvreté qui avaient propulsé ce type de régime au pouvoir.

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/01/24/20005-20170124ARTFIG00236-whirlpool-va-fermer-son-usine-d-amiens-en-2018.php

 

En Pologne aussi, le travail rend libre les capitalistes désireux d'exploiter les plus faibles
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:09

- Les tarifs réglementés de vente de gaz d’Engie ont augmenté au 1er janvier de 2,4 % pour le tarif B1 (chauffage), de 1,4 % pour le tarif B0 (cuisson et eau chaude) et de 0,8 % pour le tarif de base (cuisson).

- Le crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE) passe de 6 % à 7 % au 1er janvier, soit, dans le cadre du pacte de responsabilité, un allégement supplémentaire pour les entreprises de plus de 3 milliards d’euros.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 11:20

Non, la loi travail ne rend pas obligatoire l’application du droit à la déconnexion. Elle oblige les partenaires sociaux à en faire un point de la Négociation annuelle obligatoire (NAO) sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail. Et redonne la main à l’employeur en cas d’échec.

L’objectif, indique l’article 55 de la loi El Khomri, est de définir les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l’entreprise de dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale.

Une charte n’a aucune valeur juridique contraignante

Outre que la NAO sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail ne concerne que les entreprises d’au moins 50 salariés, la loi El Khomri prévoit qu’en cas d’échec de cette négociation l’employeur reprenne la main en élaborant unilatéralement une charte, après avis du comité d’entreprise, ou à défaut, des délégués du personnel.

Ce type de document, le plus souvent composé de formules très générales et approximatives, n’a aucune valeur juridique contraignante, hormis dans le cas où il prévoit des sanctions à l’encontre des salariés et qu’il est de ce fait annexé au règlement intérieur de l’entreprise. Une charte relève en effet de ce que l’on appelle le « droit mou », c’est-à-dire que si elle peut être produite dans le cadre d’un procès, elle n’a en réalité qu’une valeur morale qui peut –ou pas- influencer le juge.

Aucune sanction n’est d’ailleurs prévue à l’encontre des entreprises qui n’élaboreront pas de charte.

Droit à la déconnexion et forfait-jours : l’employeur garde aussi la main

Le forfait-jour permet de rémunérer les salariés sur la base d’un nombre de jours travaillés dans l’année, au motif de leur laisser plus d’autonomie dans l’organisation de leur temps de travail. Toute référence au nombre d’heures effectuées disparait. Toute journée ou demi-journée qui comporte du temps de travail est une journée ou une demi-journée travaillée. Ce système peut s’appliquer à des cadres depuis la loi Aubry de 2000 - mais aussi à des non cadres depuis 2005 - dont l’activité leur laisse une certaine autonomie dans l’organisation de leur temps de travail.

Mais l’autonomie peut se payer cher, surtout à l’ère des smartphones, tablettes et ordinateurs portables qui permettent de travailler et communiquer avec son employeur de n’importe où et à n’importe quelle heure… Entre 2007 et 2011, la durée de travail des salariés au forfait jours avait ainsi déjà augmenté de plus de 120 heures, soit 2,4 heures de plus par semaine, indiquait l’Union des cadres et ingénieurs FO en 2014.

Pour pouvoir être mises en œuvre, les conventions individuelles conclues entre l’employeur et les salariés pour fixer leur forfait jours doivent être autorisées et encadrées par un accord collectif d’entreprise, ou -à défaut- de branche.

Depuis 2011, la Cour de cassation en a invalidé plusieurs, estimant qu’ils ne garantissaient pas suffisamment le droit à la santé et au repos des salariés.

La loi El Khomri prétend répondre à cette préoccupation. Elle établit notamment que les accords collectifs autorisant le recours au forfait jour doivent préciser les modalités selon lesquelles le salarié peut exercer son droit à la déconnexion.

Mais là encore, en réalité l’employeur garde la main puisqu’à défaut de ces dispositions conventionnelles, les modalités d’exercice par le salarié de son droit à la déconnexion sont définies par l’employeur et communiquées par tout moyen aux salariés concernés.

Et la charge de travail ?

Laisser le choix des modalités d’application du droit à la déconnexion à la seule appréciation de l’employeur est d’autant plus dangereux pour les salariés, que la loi ne donne aucune définition de ce qu’est ce droit, de ce qu’il recouvre, et n’établit aucun lien direct avec la charge de travail et l’organisation collective du travail.

Les entreprises auront beau jeu de se dédouaner en instaurant un droit à la déconnexion, tout en maintenant des objectifs démesurés que le salarié, notamment dans un contexte de suppressions d’emplois, de non remplacement des départs et de pression accrue des actionnaires, ne pourra remplir qu’en restant connecté à des heures indues, ce qui pourra en prime lui être reproché.

La déconnexion n’est pas qu’une affaire de droit. Si les gens se reconnectent c’est parce que la charge de travail est trop importante, souligne Philippe Juza de FO Com, qui a participé à la négociation de deux accords « complémentaires » chez Orange, l’un sur la méthodologie de l’évaluation et l’adaptation de la charge de travail et l’autre sur l’accompagnement de la transformation numérique, respectivement signés par FO en juin et septembre derniers. On ne peut pas parler de droit à la déconnexion, sans parler aussi de l’organisation du travail et du management., insiste-t-il.

Le piège

Outre les modalités de l’exercice du droit à la déconnexion, la loi stipule que la charte devra prévoir la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d’encadrement et de direction, d’actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques.

Ici, le ver est dans le fruit commente Eric Peres, secrétaire général de FO Cadres, qui explique : la loi donne à l’employeur la possibilité de se dédouaner de sa responsabilité et de la transférer sur le salarié. Il pourra toujours dire que si celui-ci ne se déconnecte pas assez, c’est qu’il ne sait pas utiliser correctement les outils numériques et n’a pas tiré profit de la formation. Le salarié sera ainsi pris en tenaille entre sa charge de travail et l’obligation de se déconnecter.

Le droit à la déconnexion est une bonne chose, mais il reste à en garantir l’application par un véritable engagement des employeurs sur le droit au repos. Il aurait fallu au moins préconiser la négociation d’un ANI (Accord national interprofessionnel) sur la question, à répercuter ensuite dans les branches, puis les entreprises, explique-t-il. Mais cela aurait été contraire au principe premier de la loi El Khomri, la fameuse inversion de la hiérarchie des normes, qui permet de tout renvoyer au niveau de l’entreprise, où les régulations se retournent contre les salariés.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:56

Le Comité Central d’Entreprise du 14 décembre 2016 devait voir la Direction Générale nous présenter sa vision de l’entreprise à 4 ans.

La vision présentée ne donne pas à se réjouir… C’est d’abord la continuité de l’hémorragie des effectifs. Dans une vision purement mathématique :
« moins + moins = plus ». Comprenez : Moins de produits + moins de salariés = plus de rentabilité.

Moins de salariés :

La Direction va continuer à supprimer des emplois en ne remplaçant pas les départs.
La Direction utilise du reste le terme « d’attrition » pour qualifier ces départs.
L’Attrition est selon le Larousse :

  • Le broiement d’un tissu, d’origine traumatique
  • la séparation de particules ou usure de matériaux par frottement ou par choc
  • Le regret du péché par crainte du châtiment éternel.

La dernière définition aurait pu, s'ils étaient capables de regrets, concerner ,nos  dirigeants, ne serait-ce que par rapport à l’avarice ou à l’orgueil. Pour les salariés, la Direction utilise la définition d’attrition considérant que les salariés sont des particules dont on se sépare après usure, à la retraite, mais également après usure prématurée par Burn Out, démission et parfois par choc, comme les soixante-dix salariés de Pithiviers.

Ainsi, le salarié partant est remplacé en interne par x ou y.
Jamais de problème de métier, de reconnaissance du savoir, dans un monde standardisé, le métier n’existe plus, il suffit d’appliquer des standards, des consignes, sans oublier surtout d'avoir fait sa formation « Ethique » en ligne pour le devenir. Le travail standardisé peut ainsi être réalisé par des salariés Polonais ou Français, la variable déterminant les choix se situant dans le niveau des salaires et de droits sociaux.
Les Alphas sont irremplaçables, les autres sont permutables à loisirs.
En gérant le personnel comme des particules, la Direction devrait effectivement pouvoir reclasser un certain nombre d’ingénieurs chimistes en D.R.H…

Moins de produit :

La volonté de se séparer de produits ou la marge est jugée trop faible perdure. Même si cela représente du chiffre d’affaire et du bénéfice. A ce jeu là, Beauchamp est dans le rouge immédiatement.

Avenir industriel :

Les produits de Beauchamp perdent des parts de marchés. En face, la Direction affiche son ambition : NE RIEN FAIRE !

Aucun produit à faire venir… 3M c’est 52 000 produits, pas un seul pour Beauchamp.

On peut même lire dans la vision de la Direction, TOUT et son CONTRAIRE.
Pour le Post-It, on peut lire que « la demande s’oriente vers les produits d’entrée et milieu de gamme, au détriment des produits haut de gamme »… Et cinq phrases plus loin : « … pour se différencier avec un produit plus qualitatif visant le segment supérieur du marché de la note repositionnable, 3M France table sur le développement de la notes Super Sticky… »

La Direction affiche clairement que le Post-It souffre des mêmes maux que les rubans adhésifs et rappelle même qu’à cause de cela, elle avait de ce fait stoppé la production sur Beauchamp.

Alors que font-ils pour l’avenir de Beauchamp ?

C’est là que la ligue d’improvisation est intervenue. Voila un Directeur industriel qui nous sort une idée tombée d’on ne sait où. Peut-être de son chapeau…

Cette fois, pour se démarquer, pour ne pas juste recopier ce qui a déjà été fait par le passé, pour y mettre une touche personnelle ou pour faire passer l’idée comme « moderne », le stratège industriel qui, comme la P.D.G. de 3M France, n’a la main sur presque rien en pouvoir décisionnaire, imagine faire venir de l’extérieur ce qu’il est incapable de faire venir en interne 3M. Louer à d’autres entreprises de la surface de 3M Beauchamp, non plus pour du stockage, mais pour produire. Il ira même imaginer proposer d’éventuels prêts de personnel ou des transferts…

Le syndicat Force Ouvrière avait proposé il y a quelques années de mutualiser le restaurant d’entreprise de Beauchamp avec quelques entreprises de la zone industrielle des Châtaigniers afin de conserver assez de personnel Elior, un niveau de qualité suffisant et de ne pas risquer la fermeture du restaurant comme cela a été le cas sur le site de Pithiviers. L’Idée n’avait pas semblé réaliste pour certains, mais étrangement, là, tout devient possible et imaginable. Il faut dire que chez 3M, en haut lieu, la pertinence des idées dépend souvent, non pas de l’idée elle-même, mais du coefficient hiérarchique de celui qui émet cette idée.

Pour le syndicat F.O., 3M veut vider son site beauchampois avec le maximum de départs en retraite, avec un peu de mobilité, limiter l’impact des frais fixes, donc louer pour accompagner le plus longtemps possible cette descente aux enfers, avant de mettre le coup de grâce aux derniers survivants.

Six postes du Centre Technique Client vont également disparaitre sur les non-tissés. C’est vrai que pour la Direction, il y a peu de pertinence à avoir un centre des non-tissés sur un site qui en fabrique. Lorsque le CTC sera devenu compatible avec l’environnement Cergypontain, nos dirigeants trouveront probablement une grande synergie entre Siège social et C.T.C…

Vous aurez donc compris que vos élus n’ont à ce jour pas donné d’avis sur la note stratégique et que le droit d’alerte lancé à la mi 2016 en C.C.E. continu.

Nous continuerons à vous informer. Prochain C.C.E. mi-janvier 2017.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 11:53

Les élections des représentants du personnel sur l’établissement de 3M Cergy se sont déroulées mardi 29 novembre 2016.

Force Ouvrière présentait des listes sur le deuxième collège (techniciens, agent de maîtrise, assimilés cadres, VRP et VRP cadres) et sur le troisième collège (ingénieurs et cadres).

Les listes F.O. obtiennent 7,39 % des suffrages, en progression par rapport aux élections de novembre 2012. Toutefois, ce résultat ne permet pas au syndicat F.O. d’être représentatif sur l’établissement.

Nous remercions chaleureusement les salariés qui ont apporté leurs votes à nos candidats.

Le mandat des quatre années à venir est important pour les salariés de Cergy.
C’est le mandat où les salariés qui survivront à la baisse des effectifs prévue par la Direction devront s’adapter aux mutations des organisations, des lieux de travail avec la nouvelle tour et à des charges de travail en inflation constante.
Force Ouvrière continuera à garder un œil attentif sur le site de Cergy, à vous informer par tracts et par ce blog, à questionner en C.C.E. la Direction sur ses projets.

La défense de vos droits :

En tant que salariés, nous avons tous compris que ceux qui hier avaient la finance comme adversaire, s’étaient principalement attaqués à nos droits sociaux devenus pour eux l’alpha et l’oméga des problèmes du pays. Ce fut la loi Macron, la loi Rebsamen et en 2016 la loi travail.
Les syndicats Force Ouvrière et C.G.T., se sont opposés en multipliant les manifestations. (Que faisaient pendant ce temps la CGC, la CFDT et la CFTC pour défendre vos droits ?)
Les programmes de casse sociale vont continuer en 2017 avec des candidats à la présidentielle qui veulent nous faire travailler plus et revenir sur nos acquis jugés par eux trop couteux.

Force Ouvrière vous accompagnera pour défendre vos droits.
Mais un syndicat ne peut rien sans la force de votre mobilisation.
C’est seulement avec les salariés que la lutte est possible.

Nous vous appellerons donc si besoin, à défendre vos acquis et ceux de vos enfants.

Soyez vigilants, soyez mobilisés, soyez revendicatifs… 
Syndiquez-vous à Force Ouvrière.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 23:53

Vous avez dit Répartition des Richesses ?.....

Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an. 

 

Leur richesse cumulée s'établit désormais à 330 milliards d'euros et n'a jamais été aussi élevée depuis 1996, année où Challenges a lancé le classement des "500". Elle a quadruplé en une décennie et représente 16 % du produit intérieur brut du pays. Elle compte aussi pour 10 % du patrimoine financier des Français, "soit un dixième de la richesse entre les mains d'un cent-millième de la population", affirme Challenges.

Ce groupe de 500 compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l'année dernière, précise l'hebdomadaire. Le plus petit des 445 millionnaires affiche, pour sa part, quelque 64 millions d'euros de patrimoine. Et la tendance ne semble pas faiblir. Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, à 135 milliards (40 % du total). Une embellie qui permet même aux riches français de s'inscrire dans le nouveau palmarès des 100 premières fortunes européennes, publié par le magazine suisse Bilan.

 

La liste des fortunes 2016 est ici :  http://www.challenges.fr/classements/fortune/

 

Ou l'on comprend la nécessaire suppression de l'impôt sur la fortune prônée par certains et son remplacement par la hausse de 2 % de la TVA.... Faudrait pas les appauvrir ces nantis...

 

Il y a toujours de la sueur de pauvres dans l'argent des riches...

 

 

 

Répartition ?
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 11:02

Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en octobre 2016 viennent de paraitre : ils confirment les chiffres de septembre, et sans inversion de la courbe du chômage.

Certes, le nombre d’inscrits en catégorie A recule de 0,3% sur un mois, et il recule de 1,3% pour les inscrits en catégorie B (728 000 personnes étant toujours en activité réduite courte). Mais toutes catégories confondues, (A, B, C, D, E) le nombre d’inscrits à Pôle emploi en France est de 6 547 6000 personnes !

Les chiffres d’octobre confirment ceux de septembre : la baisse légère d’inscriptions en catégorie A ne concerne pas les salariés âgés de plus de 50 ans (+0,4% sur un mois, +1,4% sur 3 mois, +1,6% pour l’année), cette catégorie progressant fortement, toutes catégories confondues (pour les catégories A, B et C : +1,9% sur un an).

Autre constat : la progression dramatique des inscrits en activité réduite longue, c’est-à-dire que la précarisation du salariat s’aggrave dangereusement. La catégorie C (plus de 78 heures travaillées dans le mois) est en effet celle qui progresse le plus, plus d’un million de personnes étant concernées (1 253 200) avec +0,2% sur le mois mais surtout +9,1% sur l’année !

Avec le recul de l’âge de la retraite, nombreux sont les salariés qui pendant des années sont dans l’obligation de « combler » l’absence d’emploi et de pension de retraite par de petits boulots précaires (chez les 50 ans et plus, +1% d’inscrits sur un mois pour les catégories B et C) et par les allocations chômage, assurant bon an mal an un relai entre emploi et prestations de vieillesse. Un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publié ce mois rappelle qu’à elles seules, les allocations chômage et les pensions d’invalidité représentent chacune environ une personne sur quatre parmi celles ni en emploi ni à la retraite entre 55 et 60 ans.

Force Ouvrière rappelle son opposition à reporter toujours et encore l’âge légal de départ en retraite, ce qui conduit à créer une nouvelle forme de pauvreté chez les seniors.

Chiffres du chômage : un sombre tableau, inquiétant pour les salariés précaires et les seniors
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 22:57

Un salarié du Technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines) est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi après avoir eu un malaise lors d'un entretien disciplinaire avec la direction du site, a-t-on appris jeudi auprès des syndicats et de la direction. Le salarié, âgé de 44 ans, était marié et père de famille. Il est décédé à l'hôpital Mignot au Chesnay, près de Versailles, où il avait été transporté après avoir été pris de malaise mercredi pendant cet entretien, selon ces mêmes sources.

L'entretien devait porter sur "une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement", a indiqué la CFDT, dont un délégué accompagnait ce salarié non syndiqué lors de cette entrevue. Le motif de cette sanction éventuelle n'a pas été divulgué dans l'immédiat.

L'"entretien préalable n'avait pas pu être mené à son terme compte tenu de l'émotion et de l'anxiété ressenties, entraînant un malaise de notre collègue et provoquant son évacuation aux urgences",

Lire la suite sur le Figaro : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/11/24/97002-20161124FILWWW00284-un-salarie-de-renault-meurt-apres-un-entretien-disciplinaire.php?pagination=2#nbcomments

 

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 14:27

Ce n‘est pas sans une certaine émotion que la team management 3M s’est donnée rendez-vous sur le terrain du futur siège social afin de participer activement au symbolique premier « coup de pelle » du chantier de la future tour de 3M France.

Tous nos managers ont relevé les manches afin de montrer l’exemple à l’ensemble des 3M’ers.

Cette journée a été un franc succès et il se dit déjà qu’une prime spéciale devrait être attribuée pour la réussite de ce projet aux salariés de l’équipe 3M présents sur la photo, ainsi qu’à quelques autres séniors managers qui étaient déjà repartis en réunion pour débriefer de l’avancée du chantier.

En fin de journée, l’équipe 3M au complet s’est donnée rendez-vous dans l’un des meilleurs restaurants de la région afin de garder un souvenir de ce moment unique dans la vie de l’entreprise.

Le management remercie chaleureusement le salarié de l’entreprise extérieure de terrassement qui a rangé les outils pendant que les managers 3M fêtaient l’évènement.

TOUR 3M : LE CHANTIER COMMENCE...

Vous aurez bien compris que cet article est une fable, mais que cette fable représente parfaitement le fonctionnement de l'entreprise...

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:49

"Peut-on faire semblant de trouver un sens à ce qui n'en a pas?

Le malaise s'intensifie et commence à faire parler de lui. Marc Estat, ancien dirigeant d'une multinationale, en a même fait un livre, «Néantreprise, dans votre bureau, personne ne vous entend crier», sorti en mars dernier.
Son témoignage est édifiant. Un quotidien absurde, rythmé par des réunions sans intérêt, dans lesquelles on parle un jargon corporate grotesque pour masquer le néant. «On switche en anglais à tout bout de champ. On ne réduit pas, on stretche. On ne surveille pas l'heure, on timekeep. Nous n'avons pas des données, mais des inputs», écrit-il notamment.
Marc Estat évoque également les «consultants brasseurs de vent», ces «piloteurs de réunions», ou encore ces «ressources humaines zombiesques»… «On passe une grande partie de son travail à des tâches inutiles, voire contre-productives»."

Un article à lire avec intérêt... Peut-être qu'il révèlera à certaines personnes l'inutilité profonde de leurs jobs... http://www.lefigaro.fr/emploi/2016/10/27/09005-20161027ARTFIG00084-brown-out-souffrir-d-un-travail-absurde-qui-n-a-aucun-sens.php

 

 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 13:10

lundi 24 octobre 2016, Secteur économique, Pascal Pavageau

Traité Europe - Canada :  Résister pour le rejet

Pour Force Ouvrière, le Ceta ne doit pas être ratifié, le parlement wallon ayant eu le courage de le refuser puis de confirmer ce refus malgré les pressions internationales.

FO a alerté et dénoncé, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat et de l’Europe, aux côtés des autres organisations syndicales ou associations et de millions de citoyens rejetant cet accord, sur les multiples dangers de ce texte : déni de démocratie, harmonisation des normes vers le moins-disant, absence de transparence des négociations, refus d’études d’impacts sérieuses sur les conséquences en matière d’emploi et de social. Sans compter la mise en place d’une justice d’arbitrage qui, bien que réformée, reste une justice parallèle privée au service des multinationales.

Le Ceta, qui garantirait bien des droits aux investisseurs en réduisant ceux des citoyens, servirait de référence aux futurs accords, acceptant ainsi de voir primer les libertés économiques sur les libertés fondamentales, le social et l’environnemental.

FO appelle aujourd’hui à l’arrêt des négociations en cours sur le TTIP et sur le Tisa : au-delà du Ceta, c’est toute la philosophie commerciale libérale actuelle qui doit être remise en cause.

 


Economie - Fiscalité - Services publics - Stratégie, politiques et filières industrielles - Développement durable et politiques environnementales


 
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 13:58

Vous trouverez ci après l'intervention d'Alain DOUBLET, Délégué Syndical Central F.O. 3M France lors du Comité Départemental de l'UD.F.O. 95 présidée par Pascal Pavageau.

 

************************************************************************************************************

Chers camarades,

Je vous apporte le salut fraternel des camarades  du syndicat F.O. 3M.

Je suis intervenu lors du dernier congrès départemental et du comité départemental 2014 sur un sujet central : l’Europe.

3M, comme de nombreuses entreprises, délocalise en Pologne, en Roumanie et autres pays à bas coûts salariaux. Cela a commencé par des activités d’usine aujourd’hui rejointes par des activités supports comme les Ressources Humaine, le marketing, les achats etc… Rendu possible grâce à des logiciels comme S.A.P…

3M, là aussi comme de nombreuses entreprises, a délocalisé le siège de ses usines en Suisse. Ainsi, les produits sortants des usines deviennent la propriété, à prix coutant de la structure  en Suisse,  qui va ensuite les revendre aux différentes filiales européennes en faisant le bénéfice en Suisse. 3M préfère payer ses impôts en Suisse qu’en France, bien qu’elle utilise les structures de notre pays pour transporter ses produits.

Et cela ne touche hélas pas que 3M.

En juillet dernier, une petite entreprise de l’Orne a fermé ses portes en licenciant les 44 salariés. L’entreprise existait depuis près de 50 ans en fabriquant des boites plastiques extrudées soufflées. Son principal client avait décidé par une politique de réduction des coûts, de se fournir en Pologne…   Ce client n’était autre que 3M…Dommage collatéraux diront les experts… Le gain par action 3M n’est pas calculable, de l’ordre du millième de centime…. Quel est l’intérêt de détruire un tissu social pour des gains pareils ?

Hé Oui ! Nous sommes dans le grand marché européen, économique et anti social.

Figurez-vous que dans les deux productions majeures qu’il reste sur Beauchamp, nous fabriquons des éponges « Scotch-Brite ».
Nous sommes en concurrence avec Spontex à Beauvais. Les deux entreprises sont donc  sous le droit social Français. Il n’y a pas de Dumping social entre nous, mais des différences de niveau d’investissement.

Et voilà qu’un fond de pension états-uniens va fabriquer des éponges en Pologne !

Comment est-ce possible ?

Grâce à des aides européennes…

L’Europe a subventionné l’installation de ce concurrent direct.

Elle a subventionné la future perte de nos emplois !

Alors bien sûr syndicalement, l’actualité de l’année, c’est la loi travail !

Mais qu’est ce que la loi travail ?

Jean-Claude Juncker a déclaré : «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire».

C’est une loi qui a déjà été appliquée ailleurs. C’est une loi voulue par l’Europe !

La loi travail n’est pas la cause mais la conséquence !

Lorsque nous nous battons pour sauvegarder nos services publics, l’Europe hurle à la concurrence faussée !

Lorsque l’on achète prioritairement Français ? l’Europe hurle à la concurrence faussée !

Comité Départemental F.O. Val d'Oise 2016

Cette même Europe qui, lorsque l’on manifeste trop bruyamment contre une loi travail, fait passer sa loi sur les strapontins de l’assemblée nationale à coup de 49-3 !

Cette grande démocratie européenne qui fait passer à l’assemblée nationale un traité refusé par le peuple en référendum et s’assure de l’obéissance des gouvernants !

Nous sommes dans la libre concurrence totale, qui conduit à 6,5 millions de chômeurs déclarés, à de la smicardisation à vie, a des emplois de plus en plus précaires, a des contrats en CDD pour le mieux, à des contrats de vacataire ou de journalier pour le pire !
Retour évident à la féodalité !

Cela s’appelle du DUMPING SOCIAL !

Au travail, nous sommes de plus en plus souvent livrés par des camionnettes conduites par des salariés d’Europe de l’Est.

Travailleurs détachés certes, mais pourquoi des camionnettes ?

Parce qu’une camionnette n’est pas soumise au disque et peut rouler autant qu’on le souhaite sans contrôle possible !
Voilà ou nous en sommes réellement ! Le contournement de toutes les obligations !

En trente ou quarante ans, ils ont détricoté des générations de luttes et droits durement acquis par nos anciens !

Pourtant, on nous avait promis de si belles choses avec cette Europe là avant le référendum de 1992…

D’ordinaire, c’est le moment où dans mon intervention, je cite Michel Sapin. il est aujourd’hui ministre et doit géré l’élevage de couleuvres et de boas que lui et ses amis européistes ont fait avaler au peuple en 1992.

 

Mais cette fois ci, je vais rendre « hommage » à une personnalité politique disparue cet été. : Michel Rocard.

Toute la classe politique lui a rendu hommage, l’a encensé de compliments dithyrambiques avant de le mettre en terre.

 

Ecoutez bien !

«Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir: la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ;
la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ;
et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie »
(Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)

Je pense que quelqu’un a dû changer les serrures, parce là, aucune des trois clés ne rentre !
Il avait aussi dit :

« Mon raisonnement est profondément social-démocrate. À vrai dire, je n’ai pas encore compris pourquoi les libéraux veulent de cette Europe-là» (Michel Rocard, Libération, 3.8.92)

Je pense qu’ici, nous avons tous la réponse, c’est une Europe ultralibérale qui ne pouvait que réjouir les libéraux.

Lui et ses copains se sont soit lourdement trompés, soit ils nous ont lourdement trompés…

 

Comité Départemental F.O. Val d'Oise 2016

Pour finir sérieusement mon intervention, il faut que Force Ouvrière fasse entrer comme revendication prioritaire le problème de l’Europe. Que l’on se penche sur ce dumping social qui engendre la loi travail et le détricotage de nos droits.

Depuis l’an 2000, la France aurait dû créer 400.000 emplois industriels. Elle en a perdu 900.000 ! 1.300.000 emplois non créés ou détruits !

Mes camarades, nous avons perdu  un quart des emplois industriels en 15 ans !

A ces emplois perdus ou non créés, il faut y ajouter les emplois en sous-traitence, espaces verts, gardiennage, ménage, restauration, maintenance de site….

La réalité, c’est que nos produits manufacturés sont de plus en plus souvent fabriqués dans des pays à bas coûts salariaux.

Ceci détruit les droits sociaux dans l’unique but de satisfaire l’avidité des fonds de pension et des actionnaires et menacer les salariés. !

Et cela fonctionne !

Combien de salariés smicardisés à vie en France ?

Combien de salariés avec l’épée de Damoclès de la délocalisation au-dessus de la tête ?

La méthode les rend plus malléables… Plus dociles, plus prompte à accepter les baisses de salaires ou les hausses de temps de travail, plus de souplesse et de précarité…

A dire « OUI » au premier référendum d’entreprise venue !

C’est l’enjeu principal aujourd’hui pour sauver nos emplois industriels, mais également pour sauvegarder nos services publics qui sont dans l’œil de Bruxelles et de ceux qui sont soumis à Bruxelles !

Vive le syndicalisme Libre et Indépendant

Vive Force Ouvrière !

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 13:42

Le tract diffusé jeudi 13 à Beauchamp et mardi 18 octobre sur Cergy.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 20:07

Nos camarades commencent à écrire une nouvelle page dans leur parcours professionnel.

 

C'est ici : http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0211337970945-axyntis-reprend-un-site-de-3m-et-vise-lequilibre-en-2018-pour-son-usine-de-calais-2032802.php

 

Bon courage à vous, tenez-nous au courant et bonne chance.

 

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 13:57

L’entreprise RPC Promens, basée à L’Aigle dans l’Orne, a fermé définitivement ses portes au mois de septembre 2016. Spécialiste de l’extrusion-soufflage pour la production des emballages plastiques rigides à haut degré de complexité, l’usine est présente depuis plus de cinquante ans dans l’Orne.

C’était une entreprise qui avait tous les indicateurs au vert, assure à Normandie-actu, Jean-Pierre Guérin, le responsable de l’Union locale CGT de L’Aigle, qui a suivi le mouvement des salariés d’RPC Promens. Mais son principal client, qui représentait 93% du chiffre d’affaire de l’usine, délocalise en Pologne pour produire moins cher…”

Il semblerait, d'après certaines sources, que le client qui représentait 93 % du chiffre d'affaire de cette entreprise ne soit autre que 3M. L'entreprise RPC Promens fabriquait les poches PPS 3M.

44 victimes de plus au grand jeu de la mondialisation et de l'appat du gain de quelques-uns. Des victimes collatérales...

 

L'article de presse est ici : http://www.normandie-actu.fr/dans-l-orne-44-licenciements-dans-une-entreprise-de-transformation-plastique_226666/

44 licenciements dans l'Orne : Sont-ils liés à une décision de 3M ?
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 18:22

Ce jeudi 22 septembre, il y avait un C.C.E.

 

En fin de réunion, le représentant de la Direction a annoncé que ceux qui ont travaillé sur la mise en place de SAP allaient être récompensés par des primes allant jusqu'à 1100 euros.

 

Mais pas tous, le montant dépendant du niveau et du temps d'implication... Et pour certains, le plus grand nombre, ce sera rien...

 

Les élus F.O. se sont étonnés. En février 2016, la responsable R.H. de ce projet était venue sur Beauchamp et avait pourtant bien expliqué que "TOUS les salariés étaient impliqués"...

Ainsi la Direction estime que l'effort des salariés des usines à produire plusieurs mois d'avance avant le passage du Go Live et celui de mettre la théorie en application sur l'outil de production ne vaut RIEN ! NADA ! QUE DALLE ! DES QUEUES DE CERISES !

 

La Direction 3M, on le sait, parle toujours de mérite quand ça l'arrange et déroge à ses règles lorsque cela l'arrange aussi. Autant dire le niveau de crédibilité qu'elle a auprès des employés.

 

Pourtant, pour la grande masse des collaborateurs, 3M pouvait choisir d'offrir, au dela des personnes principalement impliquées sur la mise en place du logiciel, des chèques cadeaux sans charges pour une hauteur de 150 euros par salarié. 
Au delà du montant, il y a la crédibilité. Comment avoir un message motivant cherchant à fédérer les équipes et l'ensemble du personnel et ensuite d'avoir un message de remerciement ciblé sur les acteurs principaux, mais ignorant les plus nombreux ?

 

Notre message n'est pas de diminuer les primes des principaux impliqués, mais de refuser la négation de l'effort fait par les autres...

 

Madame la P.D.G., votre crédibilité est en jeu et la balle est dans votre camp.

 

 

 

 

 

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 09:44

Le départ à la retraite contraint le salarié à respecter un préavis (art. L 1237-10 du code du travail).

Le préavis est, en principe, un délai préfix, c’est-à-dire un délai dont l’échéance ne peut être reportée. Cela implique qu’il ne peut être, sauf exceptions, ni interrompu ni suspendu.

Ainsi, à titre d’illustration, la survenance d’une maladie d’origine non professionnelle, n’entraîne pas le report du terme du préavis (Cass. soc., 28-6-89, n°86-42931).

En revanche, un accident du travail ou une maladie professionnelle durant le préavis de licenciement ou de démission, engendre le report du terme de préavis (Cass. soc., 18-7-96, n°93-43581 ; Cass. soc., 15-2-06, n°04-42822).

La même solution s’applique-t-elle en cas de départ à la retraite ? C’est à cette question que la Cour de cassation a été récemment confrontée (Cass. soc., 25-5-16, n°15-10637).

En l’espèce, le 30 septembre 2010, un salarié a notifié à son employeur son intention de partir à la retraite au 31 décembre 2010.

Le 1er octobre 2010, l’intéressé a été en arrêt de travail à la suite d’une rechute d’un accident du travail. La date du départ à la retraite a été considérée par l’employeur comme effective au 31 décembre 2010 (date initialement indiquée par le salarié).

Le salarié, quant à lui, considérait que la survenance de son arrêt de travail reportait le terme de son préavis. Celui-ci a donc saisi le conseil de prud’hommes afin de faire requalifier la rupture de son contrat de travail à la date du 31 décembre 2010, en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

La cour d’appel a accueilli l’argumentation du salarié. Ainsi, l’employeur devait être considéré comme ayant mis d’office le salarié à la retraite le 31 décembre 2010. Cette mise à la retraite a été déclarée nulle car effectuée en violation des dispositions protectrices applicables aux victimes d’accident du travail (art. L 1226-9 du code du travail).

Un tel raisonnement a été censuré par la Cour de cassation.

La Haute Cour considère que « lorsqu’un salarié a notifié à son employeur son intention de partir à la retraite en respectant un préavis dont il a fixé le terme, le préavis dont l’exécution a été suspendue pendant la durée de l’arrêt de travail consécutif à un accident du travail n’est susceptible d’aucun report ».

En d’autres termes, le salarié ayant notifié à son employeur la date de son départ à la retraite ne dispose pas d’un droit au report de ladite date du fait de la survenance d’un arrêt de travail résultant d’un accident du travail durant la période de préavis.

A ce titre, la Cour de cassation se base principalement sur les deux points suivants.

En premier lieu, les juges se rattachent à la définition du départ à la retraite à savoir : « Un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail ».

En second lieu, la chambre sociale se base sur le code de la sécurité sociale prévoyant que « le service d’une pension de retraite (…) est subordonné à la rupture de tout lien professionnel avec l’employeur » (art. L 161-22 du code la sécurité sociale).

Le visa de cet article L 161-22 permet, fort heureusement, de ne pas donner à cet arrêt une portée trop importante.

En effet, il semblerait que l’absence de report du terme du préavis en cas de survenance d’un arrêt de travail d’origine professionnelle concerne exclusivement le départ à la retraite.

La jurisprudence rendue en cas de démission ou de licenciement permettant de se prévaloir du report du terme semble ainsi préservée.

 

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 19:47

Le ministre des finances, de la casse sociale et des bus réunis a donc quitté le gouvernement.

L'Enarque, inspecteur des finances et chargé d'affaire de Rothschild, chouchou des journalistes parisiens à fait les gros titres de la presse la semaine dernière en quittant le navire de Bercy dans une vedette sur la Seine. Lui qui rêve d'être une vedette et se met régulièrement en scène....

 

Mais ce que les journaux commentront moins, c'est le premier arrêt d'une ligne de bus "Macron" dans la Creuse.

 

Flixbus, seule société d'autocars à proposer des lignes depuis Guéret (Creuse), a suspendu ce lundi son activité dans la région, rapporte France Bleu.

La société avait lancé en mars des lignes Guéret-Bordeaux à prix canon : 9 euros l'aller simple. Mais "la ligne ne sera pas assez rentable pendant l'hiver", a expliqué Pierre Gourdin, directeur général de Flixbus. L'entreprise a également suspendu les lignes faisant escale à Montluçon.
Ces lignes ne sont cependant pas définitivement supprimées. Étant davantage attractives l'été, elles pourraient être à nouveau activées dès le printemps 2017.  

 

Voilà donc la notion de service public du "marché". Ce dernier veut bien assurer le métier lorsqu'il n'y a pas de risque et que cela rapporte, mais laisse les trajets et les périodes basses à la seule charge du service public.

Les trains des compagnies privées qui empruntent le réseaux ferré de France (RFF) font de même. Elles laissent aux services publics les coûts pour ne prendre que les gains. Les mêmes politiques qui ouvrent les marchés aux sociétés privées nous expliqueront ensuite qu'ils faut en finir avec les services publics trop déficitaires...

 

Déjà, si le prix de 9 euros était rentable, c'est uniquement parce que ces lignes de bus sont subventionnées (donc prennent de l'argent public) alors qu'elles n'assurent aucune mission de service public.

La casse des services publics fragilise les plus pauvres et la République, car il n'y a pas de République sans services publics !

 

 

 

 

Macron est parti...mais pas en bus !
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 00:22

Petit florilège de publicités sur les produits de l'usine de Beauchamp...Du temps ou il y avait de l'avenir...

Le joint d'isolation était produit à l'industrie Tapes.

Scotch coiffure a été produit à Beauchamp sur des découpeuses avec des molettes spéciales..
 

Il n'existe hélas pas de vidéos sur les produits de l'IGT pour la réprographie.

Les innombrables rubans électriques et les produits du calandrage étaient destinés à l'industrie et n'ont bénéficié que de publicités en presse spécialisée.

 

 

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 19:32

Le gouvernement communique uniquement sur les demandeurs d'emploi en catégorie A. 3 525 000 personnes.

Les journaleux reprenent la propagande.

Pour rappel, un salarié est, d'après  les conventions, une personne capable de vivre dignement du fruit de son travail. Se nourrir, se vétir, se loger, fonder un foyer et subvenir aux besoins de ses enfants.

 

Ils oublient donc :

- les personnes ayant une activité réduite courte de moins de 78 heures dans le mois (catégorie B). Comment ne seraient-il pas chômeurs avec si peu de revenu.

Tout le monde n'est pas coiffeur à 10000 euros par mois pour quelques dizaines d'heures mensuelles.

- les personnes ayant une activité réduite longue de plus de 78 heures dans le mois (catégorie C).

- Les personnes envoyées en formation dans des cases qui ne débouchent jamais sur un emploi mais qui diminuent les statistiques de la catégorie A.(catégorie D +11% en trois mois, le plan formation du gouvernement pour inverser la courbe du chomage...)

-Les personnes en emploi aidé ou de sécurisation. Catégorie E, artifice statistique également.

-Les personnes non tenues de rechercher un emploi car à moins de 3 ans de la retraite à taux plein alors que l'âge de retraite ne cesse de reculer....

- Les demandeurs d'emploi des DOM/TOM (La misère serait-elle moins pénible au soleil comme le chante Aznavour...)

 

C'est donc 6 503 000 demandeurs d'emploi inscrrit qu'il faut compter.

 

Ajoutons y aussi toutes les personnes en fin de droits qui ont abandonné l'inscription car ayant compris que Pôle Emploi ne résoudrait pas leur problème de chômage.

 

Il parait que cela va mieux...

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 15:09

Dans la vie tout à une fin…L’expérience de l’existence nous l’enseigne.

Il faut savoir tourner les pages du livre de son histoire personnelle.


Aujourd’hui, est venue l’heure où je dois vous dire au revoir. En effet, c’est plein d’émotion, de souvenirs que je quitte 3M.
Ces 35 années parmi vous, dont plus de 23 avec un mandat syndical, ont été une formidable expérience humaine pour moi.

J’ai toujours eu cette phrase en tête comme représentant des salariés et délégué syndical :

« Entre le passé où sont nos souvenirs, et l’avenir où sont nos espoirs, il y a le présent où sont nos devoirs »

Et nous avions comme devoir, mes Camarades et moi-même, de faire en sorte que l’usine de Tilloy avance en recherchant les meilleurs compromis avec la direction sans pour autant se fourvoyer  !

 

Maintenant il faut savoir laisser la place à de jeunes Camarades plein de motivation et de projets.

La relève est assurée et je garderai toujours un œil sur l’activité sociale et syndicale de Tilloy en n’oubliant jamais qu’il faut servir la cause des travailleurs et ne pas se servir de la cause !!
Je souhaite donc juste vous dire merci en quelques mots simples et sincères.

 

Au soir de ma carrière chez 3M, je veux vous exprimer mon amitié et ma reconnaissance.
Ce message de remerciements s’adresse à chacun de vous, quel que soit sa fonction ou son niveau de responsabilité dans l’entreprise.
Soyez sûrs que je ne vous oublierai pas.

A tous, je souhaite de garder une énergie à toute épreuve, un esprit ouvert et curieux et la volonté de faire progresser vos droits (en adhérant à FO par exemple)

Bien à vous…

Votre collègue qui vous quitte le cœur joyeux et amical.

 

Jacques Vélu

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 14:22

L'organisation internationale - dont la finalité est de promouvoir la paix sur la planète - s'est exprimée via son comité des droits économiques, sociaux et culturels (CESCR).

Sur le  projet de loi travail le CESCR réagit : «Le comité est préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail proposées dans le projet de loi travail", notent ses experts, qui engagent la France à «s'assurer que les dispositifs proposés pour accroître la flexibilité du marché du travail n'ont pas pour effet la précarisation du travail et la diminution de la protection sociale du travailleur».

 

UNE SEULE POSSIBILITE !

 

LE RETRAIT !

 

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 15:38

Alors que depuis plusieurs années 3M ferme des usines en Europe, la V.P. International Supply Chain, Valérie J. Young, annonce le lancement d’une unité de production en Arabie Saoudite.

3M Juge donc judicieux d’ouvrir une unité de production dans un pays ouvert à la pluralité et au modernisme…

 

L’Arabie Saoudite, c’est un pays ou :

Le meurtre, le reniement de l’Islam, le trafic de drogue, le blasphème et l’homosexualité sont punis de la peine de mort.

Ou l’adultère et les relations avant le mariage sont punis de coups de fouets

Ou le bras et le pied sont amputés en cas de vol.

Ainsi, 150 personnes ont été décapitées en 2015 et 47 dans la seule journée du 2 janvier 2016.

 

C’est un pays ou l’égalité de la femme n’est en rien respectée puisqu’elle est considérée comme une mineure sous l’autorité de son époux, son père ou son frère.

Valérie J. Young n’a certainement pas fait le déplacement puisque la mixité n’est pas de mise dans ce pays. La mixité est ainsi interdite dans les restaurants et les transports en commun et certains lieux publics comme les parcs ou les plages ne sont accessibles qu'à des heures différentes selon le sexe.

Les femmes peuvent voter aux élections municipales depuis 2015 en Arabie Saoudite. Il faut dire que les partis politiques sont interdits et qu’il n’y a pas d’élection au niveau national. Ça laisse un droit très modéré.

 

Il n’y a bien sûr pas de syndicat.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré qu’il n’existait pas une seule organisation syndicale en Arabie saoudite puisque la loi n’autorise pas leur existence.

« Les salariés n’ont que le droit de créer des “comités de travailleurs” auxquels le gouvernement et l’employeur doivent participer. Les syndicats, la négociation collective, les grèves et même les manifestations publiques sont interdits. » (Ce dernier point devrait plaire à Manuel Valls…).

En dépit de l’interdiction de faire grève, quelques mouvements non autorisés ont lieu. En octobre de l’année dernière, 16 travailleurs chinois ont été arrêtés pour leur participation à une grève à laquelle ont pris part au moins 100 Chinois à l’œuvre dans un projet de construction ferroviaire. Les grévistes exigeaient des augmentations salariales et de meilleures conditions de travail et de vie », a expliqué Sharan Burrow.

Le rapport révèle aussi que la législation discrimine ouvertement les femmes qui, dans de nombreux cas, doivent obtenir l’autorisation de leur « gardien » pour être employées. Les rémunérations des femmes sont 84 % inférieures à celles d’hommes ayant des postes similaires.

Toutefois, ce sont les 8,3 millions de travailleurs migrants, et surtout le million et demi de femmes employées comme domestiques, qui subissent le plus d’abus ; bon nombre vit en effet dans des conditions proches de l’esclavage.

« Des milliers de travailleurs migrants sont torturés, travaillent de longues heures, vivent dans des lieux confinés et sont, en général, privés de leurs libertés fondamentales. Les autorités saoudiennes n’ont jamais tenté de résoudre le problème et de sanctionner les infractions graves qui restent impunies », poursuit Sharan Burrow.

L’Arabie saoudite a bâti sa richesse et a gagné son statut sur le dos de travailleurs et de travailleuses qui subissent des actes de violence et de torture, et qui sont privés de leurs libertés fondamentales. Il est temps de nettoyer l’économie saoudienne et d’accorder à tous les travailleurs le droit de s’organiser, de négocier collectivement et de faire grève. »

 

C’est donc là que l’investissement 3M ira.

Ici, les patrons nous disent « Vous avez trop de droits »…

Il est certain qu’avec des modèles sociaux comme ceux des Chinois ou des Saoudiens, les pauvres d’ici sont des privilégier.

L’entreprise 3M qui nous rabat les oreilles avec son « Ethique » à deux balles serait bien inspirer de regarder où elle met ses deniers.

En d’autres temps, de grands patrons américains avaient financé des régimes tout aussi respectueux des droits.

Plus ça va, plus on peut avoir honte de nos dirigeants !

 

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