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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:04

La Direction a communiqué aux Organisations Syndicales le résultat des sites pour l’intéressement 2016.

C.T.C. et CERGY : environ 558 €

BEAUCHAMP Manuf : Environ 863 €

TILLOY : environ 748 €

PITHIVIERS : environ 828 €

AXA devrait envoyer les notes dans le courant du mois de mars 2017.

 

Heureusement que les syndicats F.O. et C.F.D.T. ont signé cet accord jugé déraisonnable par d’autres !

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 12:57

Désaccord unanime entre les Organisations Syndicales et la Direction de 3M France.

Voici la politique salariale que la Direction a négocié avec elle-même, puisque ce qui devait être une négociation s'est résumée en discussion cadrée par des règles contraignantes mises en place par la Direction et limitant le pouvoir de négociation.

  • Prime transport reconduite à hauteur de 200 €
  • Maintien de la prise en charge à 100% des cotisations "Prévoyance".
  • Politique salariale au mérite effective pour tous au 1er mai.

JOBG 8 ou moins :

Code Contribution 3 : 1,%
Code Contribution 4 : 3%
Code Contribution 5 : 5%

JOBG 9 ou plus :

                                                MRP<95%       MRP entre 95 et 110%    MRP >110%

Code Contribution 3 :                  1,5%                           1%                           0%
Code Contribution 4 :                  4,5%                           3%                           3%              
Code Contribution 5 :                  6,5%                           5%                           5%       

 

FO demandait un talon à 700 € annuel. Ce talon existait régulièrement mais n'est plus appliqué depuis 2013 (490 € en 2013). Il permetait de limiter les écarts liés aux augmentations en pourcentage et de répondre à l'inflation différente pour les plus bas salaires par rapport aux charges contraintes.

Pour F.O., il est inacceptable que des salariés notés 3 puissent, et pour la troisième année consécutive, n'avoir aucune augmentation et voir leur pouvoir d'achat diminuer d'année en année. Le message envoyé par la Direction à ces salariés est une dévalorisation de leur travail puisqu'ils le font bien, mais qu'aux yeux de celle-ci, cela ne vaut pas plus qu'une note 2.

NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2017
  • Maintien de la prime de vacances à 750

F.O. demandait une augmentation de 200€ de la prime de vacances qui n'a plus été augmentée depuis 2012.

  • Abondement exceptionnel de 100€ brute de la prime vacances.

F.O. demandait une prime exceptionnelle de 1000 € brut liée à l'investissement de tous les salariés lors de la mise en place de SAP. Cette prime pouvant être financée par le million d'euros de C.I.C.E. que touche 3M sans développer l'emploi puisque les départs ne sont pas remplacés...

La Direction a accepter la revendication Force Ouvrière à savoir l'embauche de 10 salariés sur le site de Tilloy (5 en cours et 5 Q2/Q3). Il s'agit bien  d'une revendication F.O. et non d'un syndicat catégoriel, contrairement à ce que certains veulent faire croire.

 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 02:07

Leurs salaires et leurs conditions d’emplois sont bien éloignés de ceux évoqués dans le cadre de l’affaire Pénélope Fillon. Les collaborateurs parlementaires FO vivent une réalité moins fastueuse et rappellent leur combat pour améliorer leur statut et leurs droits de salariés.

Ils ont des revendications mais pas celle d’être sous les projecteurs de l’actualité, eux qui d’habitude restent dans l’ombre des élus (députés ou sénateurs) pour lesquels ils travaillent. Depuis une quinzaine de jours toutefois, l’affaire de Pénélope Fillon place les collaborateurs parlementaires (2018 salariés) dans la lumière. Bien à leur insu.

Nous ne sommes pas Pénélope a ainsi rappelé façon cri du cœur le 31 janvier le syndicat FO des collaborateurs parlementaires, le SNCP-FO. Les salaires mirobolants, eux, ils ne connaissent pas. Ces salariés en sont même très loin. Le salaire moyen d’un collaborateur à temps plein se situe autour de 2400 euros nets mais 40% des collaborateurs gagnent un salaire inférieur à 2 000 euros nets indique le SNCP-FO.

Et de préciser encore le cadre réel de ces emplois. 60% des collaborateurs parlementaires sont des femmes et l’écart de salaires entre hommes et femmes est de 11%. A la faveur des hommes bien sûr. Beaucoup d’entre nous travaillent à temps partiel et pour plusieurs employeurs indique encore le SNCP-FO.

Quel travail effectuent ces collaborateurs ? Ils sont en charge des discours d’un parlementaire (ou d’un groupe, d’un président de commission…), de sa communication, de travaux sur des textes de loi. Parfois ils se muent en assistants de direction, assument des tâches administratives… Bref, pour ces salariés en général hyper diplômés, les tâches sont très diverses, très lourdes et les journées sont très longues.

Stop aux emplois familiaux

Ils se sentent ainsi d’autant plus blessés par cette affaire que les media ont désormais baptisé le « Pénélopegate ». Chaque affaire de ce type nuit à l’image de notre profession s’irrite le SNCP-FO notant que l’interdiction des emplois familiaux à l’Assemblée et au Sénat est une des pistes de travail pour notre Parlement afin d’éviter ce type d’affaire. Pour FO cette mesure de transparence serait bénéfique pour tous : députés, collaborateurs mais aussi pour les institutions. On en est loin.

Actuellement, l’emploi par un parlementaire d’un ou plusieurs membres de sa famille n’est pas « anecdotique » souligne le SNCP-FO notant que ces emplois familiaux représentent 20% des emplois de collaborateurs à l’Assemblée. Concrètement, un député sur cinq use de cette pratique.

Avant que n’éclate l’affaire Fillon, les collaborateurs parlementaires de l’Assemblée sortaient eux tout juste d’une longue et âpre négociation avec leurs employeurs, les députés. Le 24 novembre en effet, les syndicats de collaborateurs dont le SNCP-FO et l’association des députés-employeurs (créée en mai dernier) avaient signé –enfin- un accord collectif marquant un premier pas vers la reconnaissance d’un statut pour ces salariés.

Cet accord est toutefois restreint commentait d’emblée le syndicat FO qui annonçait simultanément diverses actions, y compris en justice, visant à faire respecter les droits de ces salariés contractuels de droit privé (sous CDI ou CDD) et assimilés à des salariés de TPE.

Ces collaborateurs, autrement nommés aussi « assistants » ou « attachés » parlementaires sont rémunérés par le député-employeur sur la base d’une enveloppe nommée « crédit collaborateur ». La gestion administrative des contrats ainsi que l’édition des fiches de paye sont gérées par les services administratifs de l’Assemblée.

La crainte du mode de licenciement

Ces salariés qui se battent toujours pour améliorer leur statut et qui ne cessent de demander à leurs employeurs un cadre de dialogue social pérenne, visent résument-ils à avoir les mêmes droits que n’importe quel salarié de n’importe quelle entreprise. Cela est loin d’être acquis pour l’instant.

Alors que les élections législatives qui se dérouleront au printemps prochain entraineront inévitablement la non-réélection de députés, les collaborateurs parlementaires s’inquiètent de la manière dont ils seront licenciés. Un millier de collaborateurs, quels que soient les groupes politiques, seraient concernés par un licenciement.

Cette inquiétude est récurrente rappelle le SNCP-FO. Elle refait surface à chaque fin de législature depuis quarante ans, date de la création du métier de collaborateur. Jusqu’à présent, ces salariés sont licenciés en général pour motif personnel mais jamais pour motif économique, ce qu’ils demandent à obtenir.

Quand les Députés restent sourds aux droits

Si 346 collaborateurs ont signé un courrier adressé au Président de l’Assemblée pour demander à bénéficier des conditions d’un licenciement économique et que 200 députés leur ont apporté leur soutien, malgré cela nous n’avons toujours pas obtenu satisfaction indique le SNCP-FO.

Or, pour les collaborateurs parlementaires, obtenir les conditions d’un licenciement économique est essentiel. Nous n’avons pas à porter la responsabilité du licenciement et nos indemnités chômage n’ont pas à être amputées.

Dans le cadre d’un licenciement pour motif personnel, les indemnités équivalent à 57% du salaire brut. Dans le cadre d’un licenciement économique, les indemnités sont portées à 75% de ce salaire. Cela fait toute la différence.

Pour l’avocat expert en droit du travail auquel le syndicat FO a fait appel le licenciement pour motif personnel est sans cause réelle et sérieuse et le licenciement pour motif économique pleinement justifié puisque la cessation du mandat des députés-employeurs entraine la suppression du crédit affecté à la rémunération des collaborateurs et que ceux-ci ont pour mission d’assister les députés-employeurs dans l’exercice de leurs fonctions.

Le SNCP-FO fait remarquer par ailleurs malicieusement que depuis l’entrée en vigueur de la Loi Travail (article 67), la cessation d’activité de l’entreprise constitue un motif de licenciement économique pouvant très exactement s’appliquer à la situation des collaborateurs en juin 2017.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 18:54

L'usine Whirlpool d'Amiens va être délocalisée en Pologne.

Pour nous, salariés de 3M, c'est hélas une rengaine que nous connaissons par cœur. Le capital, toujours à la recherche de dividendes pour assouvir son avidité sans limite au profit de quelques uns, va encore exploiter des pauvres là-bas et en créer ici.

Le terrain de l'Union Européenne est prospère pour ce dumping social. Mettre ses usines là ou la prédation des charognards sera la mieux à même d'assouvir l'appétit sans limite des actionnaires heureux d'une société mondialisée.

C'est aussi le terrain rêvé pour le dumping fiscal qui fait que certaines entreprises délocalisent le centre de profit en Suisse, au Luxembourg ou en Irlande.

La Communauté Européenne est Economique (C.E.E), et n'est pas prête à devenir sociale. Il ne restera bientôt que deux solutions pour ceux qui sont exclus de ce monde libéral. Soit accepter de devenir des esclaves, quitte à y mettre un pseudo revenu universel pour les asservir à la mendicité entre deux jobs précaires, soit se révolter et reprendre, dans la violence d'une révolte, les biens communs dont ils ont été spoliés.

Les nazis avaient utilisé l'expression et titre du livre du philosophe allemand Lorenz Diefenbach "Le travail rend libre" comme slogan à l'entrée des camps de concentration. Il ne faut surtout pas oublier que c'est justement le manque de travail et la pauvreté qui avaient propulsé ce type de régime au pouvoir.

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/01/24/20005-20170124ARTFIG00236-whirlpool-va-fermer-son-usine-d-amiens-en-2018.php

 

En Pologne aussi, le travail rend libre les capitalistes désireux d'exploiter les plus faibles
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:09

- Les tarifs réglementés de vente de gaz d’Engie ont augmenté au 1er janvier de 2,4 % pour le tarif B1 (chauffage), de 1,4 % pour le tarif B0 (cuisson et eau chaude) et de 0,8 % pour le tarif de base (cuisson).

- Le crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE) passe de 6 % à 7 % au 1er janvier, soit, dans le cadre du pacte de responsabilité, un allégement supplémentaire pour les entreprises de plus de 3 milliards d’euros.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 11:20

Non, la loi travail ne rend pas obligatoire l’application du droit à la déconnexion. Elle oblige les partenaires sociaux à en faire un point de la Négociation annuelle obligatoire (NAO) sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail. Et redonne la main à l’employeur en cas d’échec.

L’objectif, indique l’article 55 de la loi El Khomri, est de définir les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l’entreprise de dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale.

Une charte n’a aucune valeur juridique contraignante

Outre que la NAO sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail ne concerne que les entreprises d’au moins 50 salariés, la loi El Khomri prévoit qu’en cas d’échec de cette négociation l’employeur reprenne la main en élaborant unilatéralement une charte, après avis du comité d’entreprise, ou à défaut, des délégués du personnel.

Ce type de document, le plus souvent composé de formules très générales et approximatives, n’a aucune valeur juridique contraignante, hormis dans le cas où il prévoit des sanctions à l’encontre des salariés et qu’il est de ce fait annexé au règlement intérieur de l’entreprise. Une charte relève en effet de ce que l’on appelle le « droit mou », c’est-à-dire que si elle peut être produite dans le cadre d’un procès, elle n’a en réalité qu’une valeur morale qui peut –ou pas- influencer le juge.

Aucune sanction n’est d’ailleurs prévue à l’encontre des entreprises qui n’élaboreront pas de charte.

Droit à la déconnexion et forfait-jours : l’employeur garde aussi la main

Le forfait-jour permet de rémunérer les salariés sur la base d’un nombre de jours travaillés dans l’année, au motif de leur laisser plus d’autonomie dans l’organisation de leur temps de travail. Toute référence au nombre d’heures effectuées disparait. Toute journée ou demi-journée qui comporte du temps de travail est une journée ou une demi-journée travaillée. Ce système peut s’appliquer à des cadres depuis la loi Aubry de 2000 - mais aussi à des non cadres depuis 2005 - dont l’activité leur laisse une certaine autonomie dans l’organisation de leur temps de travail.

Mais l’autonomie peut se payer cher, surtout à l’ère des smartphones, tablettes et ordinateurs portables qui permettent de travailler et communiquer avec son employeur de n’importe où et à n’importe quelle heure… Entre 2007 et 2011, la durée de travail des salariés au forfait jours avait ainsi déjà augmenté de plus de 120 heures, soit 2,4 heures de plus par semaine, indiquait l’Union des cadres et ingénieurs FO en 2014.

Pour pouvoir être mises en œuvre, les conventions individuelles conclues entre l’employeur et les salariés pour fixer leur forfait jours doivent être autorisées et encadrées par un accord collectif d’entreprise, ou -à défaut- de branche.

Depuis 2011, la Cour de cassation en a invalidé plusieurs, estimant qu’ils ne garantissaient pas suffisamment le droit à la santé et au repos des salariés.

La loi El Khomri prétend répondre à cette préoccupation. Elle établit notamment que les accords collectifs autorisant le recours au forfait jour doivent préciser les modalités selon lesquelles le salarié peut exercer son droit à la déconnexion.

Mais là encore, en réalité l’employeur garde la main puisqu’à défaut de ces dispositions conventionnelles, les modalités d’exercice par le salarié de son droit à la déconnexion sont définies par l’employeur et communiquées par tout moyen aux salariés concernés.

Et la charge de travail ?

Laisser le choix des modalités d’application du droit à la déconnexion à la seule appréciation de l’employeur est d’autant plus dangereux pour les salariés, que la loi ne donne aucune définition de ce qu’est ce droit, de ce qu’il recouvre, et n’établit aucun lien direct avec la charge de travail et l’organisation collective du travail.

Les entreprises auront beau jeu de se dédouaner en instaurant un droit à la déconnexion, tout en maintenant des objectifs démesurés que le salarié, notamment dans un contexte de suppressions d’emplois, de non remplacement des départs et de pression accrue des actionnaires, ne pourra remplir qu’en restant connecté à des heures indues, ce qui pourra en prime lui être reproché.

La déconnexion n’est pas qu’une affaire de droit. Si les gens se reconnectent c’est parce que la charge de travail est trop importante, souligne Philippe Juza de FO Com, qui a participé à la négociation de deux accords « complémentaires » chez Orange, l’un sur la méthodologie de l’évaluation et l’adaptation de la charge de travail et l’autre sur l’accompagnement de la transformation numérique, respectivement signés par FO en juin et septembre derniers. On ne peut pas parler de droit à la déconnexion, sans parler aussi de l’organisation du travail et du management., insiste-t-il.

Le piège

Outre les modalités de l’exercice du droit à la déconnexion, la loi stipule que la charte devra prévoir la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d’encadrement et de direction, d’actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques.

Ici, le ver est dans le fruit commente Eric Peres, secrétaire général de FO Cadres, qui explique : la loi donne à l’employeur la possibilité de se dédouaner de sa responsabilité et de la transférer sur le salarié. Il pourra toujours dire que si celui-ci ne se déconnecte pas assez, c’est qu’il ne sait pas utiliser correctement les outils numériques et n’a pas tiré profit de la formation. Le salarié sera ainsi pris en tenaille entre sa charge de travail et l’obligation de se déconnecter.

Le droit à la déconnexion est une bonne chose, mais il reste à en garantir l’application par un véritable engagement des employeurs sur le droit au repos. Il aurait fallu au moins préconiser la négociation d’un ANI (Accord national interprofessionnel) sur la question, à répercuter ensuite dans les branches, puis les entreprises, explique-t-il. Mais cela aurait été contraire au principe premier de la loi El Khomri, la fameuse inversion de la hiérarchie des normes, qui permet de tout renvoyer au niveau de l’entreprise, où les régulations se retournent contre les salariés.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:56

Le Comité Central d’Entreprise du 14 décembre 2016 devait voir la Direction Générale nous présenter sa vision de l’entreprise à 4 ans.

La vision présentée ne donne pas à se réjouir… C’est d’abord la continuité de l’hémorragie des effectifs. Dans une vision purement mathématique :
« moins + moins = plus ». Comprenez : Moins de produits + moins de salariés = plus de rentabilité.

Moins de salariés :

La Direction va continuer à supprimer des emplois en ne remplaçant pas les départs.
La Direction utilise du reste le terme « d’attrition » pour qualifier ces départs.
L’Attrition est selon le Larousse :

  • Le broiement d’un tissu, d’origine traumatique
  • la séparation de particules ou usure de matériaux par frottement ou par choc
  • Le regret du péché par crainte du châtiment éternel.

La dernière définition aurait pu, s'ils étaient capables de regrets, concerner ,nos  dirigeants, ne serait-ce que par rapport à l’avarice ou à l’orgueil. Pour les salariés, la Direction utilise la définition d’attrition considérant que les salariés sont des particules dont on se sépare après usure, à la retraite, mais également après usure prématurée par Burn Out, démission et parfois par choc, comme les soixante-dix salariés de Pithiviers.

Ainsi, le salarié partant est remplacé en interne par x ou y.
Jamais de problème de métier, de reconnaissance du savoir, dans un monde standardisé, le métier n’existe plus, il suffit d’appliquer des standards, des consignes, sans oublier surtout d'avoir fait sa formation « Ethique » en ligne pour le devenir. Le travail standardisé peut ainsi être réalisé par des salariés Polonais ou Français, la variable déterminant les choix se situant dans le niveau des salaires et de droits sociaux.
Les Alphas sont irremplaçables, les autres sont permutables à loisirs.
En gérant le personnel comme des particules, la Direction devrait effectivement pouvoir reclasser un certain nombre d’ingénieurs chimistes en D.R.H…

Moins de produit :

La volonté de se séparer de produits ou la marge est jugée trop faible perdure. Même si cela représente du chiffre d’affaire et du bénéfice. A ce jeu là, Beauchamp est dans le rouge immédiatement.

Avenir industriel :

Les produits de Beauchamp perdent des parts de marchés. En face, la Direction affiche son ambition : NE RIEN FAIRE !

Aucun produit à faire venir… 3M c’est 52 000 produits, pas un seul pour Beauchamp.

On peut même lire dans la vision de la Direction, TOUT et son CONTRAIRE.
Pour le Post-It, on peut lire que « la demande s’oriente vers les produits d’entrée et milieu de gamme, au détriment des produits haut de gamme »… Et cinq phrases plus loin : « … pour se différencier avec un produit plus qualitatif visant le segment supérieur du marché de la note repositionnable, 3M France table sur le développement de la notes Super Sticky… »

La Direction affiche clairement que le Post-It souffre des mêmes maux que les rubans adhésifs et rappelle même qu’à cause de cela, elle avait de ce fait stoppé la production sur Beauchamp.

Alors que font-ils pour l’avenir de Beauchamp ?

C’est là que la ligue d’improvisation est intervenue. Voila un Directeur industriel qui nous sort une idée tombée d’on ne sait où. Peut-être de son chapeau…

Cette fois, pour se démarquer, pour ne pas juste recopier ce qui a déjà été fait par le passé, pour y mettre une touche personnelle ou pour faire passer l’idée comme « moderne », le stratège industriel qui, comme la P.D.G. de 3M France, n’a la main sur presque rien en pouvoir décisionnaire, imagine faire venir de l’extérieur ce qu’il est incapable de faire venir en interne 3M. Louer à d’autres entreprises de la surface de 3M Beauchamp, non plus pour du stockage, mais pour produire. Il ira même imaginer proposer d’éventuels prêts de personnel ou des transferts…

Le syndicat Force Ouvrière avait proposé il y a quelques années de mutualiser le restaurant d’entreprise de Beauchamp avec quelques entreprises de la zone industrielle des Châtaigniers afin de conserver assez de personnel Elior, un niveau de qualité suffisant et de ne pas risquer la fermeture du restaurant comme cela a été le cas sur le site de Pithiviers. L’Idée n’avait pas semblé réaliste pour certains, mais étrangement, là, tout devient possible et imaginable. Il faut dire que chez 3M, en haut lieu, la pertinence des idées dépend souvent, non pas de l’idée elle-même, mais du coefficient hiérarchique de celui qui émet cette idée.

Pour le syndicat F.O., 3M veut vider son site beauchampois avec le maximum de départs en retraite, avec un peu de mobilité, limiter l’impact des frais fixes, donc louer pour accompagner le plus longtemps possible cette descente aux enfers, avant de mettre le coup de grâce aux derniers survivants.

Six postes du Centre Technique Client vont également disparaitre sur les non-tissés. C’est vrai que pour la Direction, il y a peu de pertinence à avoir un centre des non-tissés sur un site qui en fabrique. Lorsque le CTC sera devenu compatible avec l’environnement Cergypontain, nos dirigeants trouveront probablement une grande synergie entre Siège social et C.T.C…

Vous aurez donc compris que vos élus n’ont à ce jour pas donné d’avis sur la note stratégique et que le droit d’alerte lancé à la mi 2016 en C.C.E. continu.

Nous continuerons à vous informer. Prochain C.C.E. mi-janvier 2017.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 11:53

Les élections des représentants du personnel sur l’établissement de 3M Cergy se sont déroulées mardi 29 novembre 2016.

Force Ouvrière présentait des listes sur le deuxième collège (techniciens, agent de maîtrise, assimilés cadres, VRP et VRP cadres) et sur le troisième collège (ingénieurs et cadres).

Les listes F.O. obtiennent 7,39 % des suffrages, en progression par rapport aux élections de novembre 2012. Toutefois, ce résultat ne permet pas au syndicat F.O. d’être représentatif sur l’établissement.

Nous remercions chaleureusement les salariés qui ont apporté leurs votes à nos candidats.

Le mandat des quatre années à venir est important pour les salariés de Cergy.
C’est le mandat où les salariés qui survivront à la baisse des effectifs prévue par la Direction devront s’adapter aux mutations des organisations, des lieux de travail avec la nouvelle tour et à des charges de travail en inflation constante.
Force Ouvrière continuera à garder un œil attentif sur le site de Cergy, à vous informer par tracts et par ce blog, à questionner en C.C.E. la Direction sur ses projets.

La défense de vos droits :

En tant que salariés, nous avons tous compris que ceux qui hier avaient la finance comme adversaire, s’étaient principalement attaqués à nos droits sociaux devenus pour eux l’alpha et l’oméga des problèmes du pays. Ce fut la loi Macron, la loi Rebsamen et en 2016 la loi travail.
Les syndicats Force Ouvrière et C.G.T., se sont opposés en multipliant les manifestations. (Que faisaient pendant ce temps la CGC, la CFDT et la CFTC pour défendre vos droits ?)
Les programmes de casse sociale vont continuer en 2017 avec des candidats à la présidentielle qui veulent nous faire travailler plus et revenir sur nos acquis jugés par eux trop couteux.

Force Ouvrière vous accompagnera pour défendre vos droits.
Mais un syndicat ne peut rien sans la force de votre mobilisation.
C’est seulement avec les salariés que la lutte est possible.

Nous vous appellerons donc si besoin, à défendre vos acquis et ceux de vos enfants.

Soyez vigilants, soyez mobilisés, soyez revendicatifs… 
Syndiquez-vous à Force Ouvrière.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 23:53

Vous avez dit Répartition des Richesses ?.....

Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an. 

 

Leur richesse cumulée s'établit désormais à 330 milliards d'euros et n'a jamais été aussi élevée depuis 1996, année où Challenges a lancé le classement des "500". Elle a quadruplé en une décennie et représente 16 % du produit intérieur brut du pays. Elle compte aussi pour 10 % du patrimoine financier des Français, "soit un dixième de la richesse entre les mains d'un cent-millième de la population", affirme Challenges.

Ce groupe de 500 compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l'année dernière, précise l'hebdomadaire. Le plus petit des 445 millionnaires affiche, pour sa part, quelque 64 millions d'euros de patrimoine. Et la tendance ne semble pas faiblir. Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, à 135 milliards (40 % du total). Une embellie qui permet même aux riches français de s'inscrire dans le nouveau palmarès des 100 premières fortunes européennes, publié par le magazine suisse Bilan.

 

La liste des fortunes 2016 est ici :  http://www.challenges.fr/classements/fortune/

 

Ou l'on comprend la nécessaire suppression de l'impôt sur la fortune prônée par certains et son remplacement par la hausse de 2 % de la TVA.... Faudrait pas les appauvrir ces nantis...

 

Il y a toujours de la sueur de pauvres dans l'argent des riches...

 

 

 

Répartition ?
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 11:02

Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en octobre 2016 viennent de paraitre : ils confirment les chiffres de septembre, et sans inversion de la courbe du chômage.

Certes, le nombre d’inscrits en catégorie A recule de 0,3% sur un mois, et il recule de 1,3% pour les inscrits en catégorie B (728 000 personnes étant toujours en activité réduite courte). Mais toutes catégories confondues, (A, B, C, D, E) le nombre d’inscrits à Pôle emploi en France est de 6 547 6000 personnes !

Les chiffres d’octobre confirment ceux de septembre : la baisse légère d’inscriptions en catégorie A ne concerne pas les salariés âgés de plus de 50 ans (+0,4% sur un mois, +1,4% sur 3 mois, +1,6% pour l’année), cette catégorie progressant fortement, toutes catégories confondues (pour les catégories A, B et C : +1,9% sur un an).

Autre constat : la progression dramatique des inscrits en activité réduite longue, c’est-à-dire que la précarisation du salariat s’aggrave dangereusement. La catégorie C (plus de 78 heures travaillées dans le mois) est en effet celle qui progresse le plus, plus d’un million de personnes étant concernées (1 253 200) avec +0,2% sur le mois mais surtout +9,1% sur l’année !

Avec le recul de l’âge de la retraite, nombreux sont les salariés qui pendant des années sont dans l’obligation de « combler » l’absence d’emploi et de pension de retraite par de petits boulots précaires (chez les 50 ans et plus, +1% d’inscrits sur un mois pour les catégories B et C) et par les allocations chômage, assurant bon an mal an un relai entre emploi et prestations de vieillesse. Un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publié ce mois rappelle qu’à elles seules, les allocations chômage et les pensions d’invalidité représentent chacune environ une personne sur quatre parmi celles ni en emploi ni à la retraite entre 55 et 60 ans.

Force Ouvrière rappelle son opposition à reporter toujours et encore l’âge légal de départ en retraite, ce qui conduit à créer une nouvelle forme de pauvreté chez les seniors.

Chiffres du chômage : un sombre tableau, inquiétant pour les salariés précaires et les seniors
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