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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 21:09

Lundi 16 novembre, la Direction remet la Grippe A (H1N1) à l’ordre du jour du C.E. et d’un CHS-CT extraordinaire.

 

Son but ?

 

Nous faire donner un avis sur le Télétravail.

 

Bon courage Monsieur le Directeur…


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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 22:32

Le Directeur du manufacturing est venu en CCE ce lundi pour répondre aux questions sur le PMD et la reprise de l’activité par les « Hauptexperten des Eindruckes » Allemands.

 

Nous lui avons posé des questions plus générales sur les productions à venir.

 

Nous ne devons rien attendre, aucun produit majeur nouveau, peu ou pas d’investissement pour la production en France et donc pour Beauchamp.
Nos patrons n’ont aucune envergure et leur vision étriquée manque sérieusement d’un angle industriel.  

 

Ils ont une vision de l’entreprise qu’au travers d’un Juda financier. Comment s’étonner qu’ils ne sachent que trahir les salariés ?

 

Alors nous allons jouer cartes sur table avec la Direction.

 

Elle veut fermer à terme 3M Beauchamp ?

 

Alors soyez certains que notre « mort » ne se fera pas sans dommages collatéraux pour elle.

 

Le chemin qu’elle trace pour nous, nous le connaissons depuis longtemps. Un site ne passe pas de 1200 salariés à 400 (il faut retirer le CTC) sans qu’il y ait une envie de désindustrialisation de la part d’une Direction.

 

La Direction a aimé Pithiviers ? Elle va adorer Beauchamp !

 

Prenez donc votre temps, Messieurs de la Direction, pour préparer votre affaire, car vous n’imaginez pas la fécondité des cerveaux de vos salariés et ce dont ils pourraient être capable.

 

A bon entendeur…

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:18
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 19:27
Lire les propositions Force Ouvrière pour une fiscalité plus juste : C'est ICI
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:49

Cliquez sur la bannière.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 16:18
ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 28 OCTOBRE 2009

Le Parlement vient de commencer l’examen du projet de budget 2010.

Ce projet épargne très largement les entreprises en réduisant leur fiscalité (moins 11 milliards d’euros en 2010 pour la taxe professionnelle). Il épargne aussi largement les banques, qui ne sont même pas mises à contribution après avoir été massivement aidées par les fonds publics et qui accroissent fortement leurs profits.

Il n’épargne pas les collectivités territoriales, qui s’inquiètent à juste titre du manque de recettes lié à la suppression de la taxe professionnelle.

Il n’épargne pas non plus les travailleurs, qui auront à payer la taxe carbone et qui demeurent confrontés aux questions cruciales de pouvoir d’achat, d’emploi et de stress au travail.

L’accroissement du déficit budgétaire (8% du PIB) et de la dette publique (77% du PIB) lié à la crise sera le débat essentiel des mois à venir. Que se passera-t-il quand les experts économiques et les pouvoirs publics décréteront la fin de la récession?

Déjà des voix s’élèvent pour dire qu’il faudra rapidement réduire les déficits publics et sociaux, et programmer le zéro déficit budgétaire et la diminution de la dette publique.

On commence à dire également que la Commission européenne devrait épingler et sanctionner la France pour déficits excessifs. Et au plus haut niveau de l’État, on nous répète qu’il n’est pas question d’augmenter les prélèvements (c’est-à-dire les recettes). Dans ces conditions, il y a fort à craindre qu’après avoir lourdement subi la récession, les travailleurs soient les seuls mis à contribution quand la croissance reprendra.

Dans le collimateur, on trouve les droits sociaux (retraite, maladie, famille, chômage) et l’existence des services publics.

D’autres rappellent l’urgence de la flexibilité et de la compétitivité, ce qui signifie la «modération salariale». Si tel était le cas, cela signifierait que la logique à l’œuvre avant la crise reprendrait de plus belle après la récession. Ce qui voudrait dire qu’aucune leçon n’aurait été tirée, confirmant la formule du financier américain Warren Buffet: «La lutte des classes existe et les riches sont en train de la gagner.»

Depuis plusieurs mois, nous tirons la sonnette d’alarme, y compris en revendiquant une grande réforme fiscale.

Nous savons que la sortie de récession sera le moment de tous les dangers.

Il y a des limites à tout.

Dans un tel cas de figure, nous aurons la responsabilité d’expliquer aux travailleurs la nécessité de refuser l’inacceptable.



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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:57

Le groupe industriel diversifié 3M publie des bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes et relève ses prévisions annuelles, encouragé par la forte demande pour l'électronique grand public et les masques respiratoires.


Le groupe américain, qui fabrique une large gamme de produits allant du ruban adhésif aux télévisions LCD, a fait état d'un bénéfice net de 957 millions de dollars (638 millions d'euros) au titre du troisième trimestre, ou 1,35 dollar par action, contre 991 millions, ou 1,41 dollar lors de la période correspondante un an plus tôt.


Hors éléments exceptionnels, son bénéfice par action ressort à 1,37 dollar. Son chiffre d'affaires a diminué de 5,6% à 6,2 milliards de dollars.

Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 1,11 dollar, un bénéfice par action hors exceptionnels de 1,17 dollar et sur un chiffre d'affaires de 5,77 milliards de dollars, selon une enquête Thomson Reuters I/B/E/S.

Le groupe a relevé ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice et prévoit désormais un bénéfice compris entre 4,50 et 4,55 dollars par action, contre une fourchette comprise entre 4,10 et 4,30 dollars précédemment.

Ses ventes de produits de santé, qui incluent les masques respiratoires très demandés avec l'épidémie de grippe A, ont augmenté de 4,7%, permettant de compenser la baisse enregistrée dans d'autres secteurs comme la bureautique.

L'action prend 2% en avant-Bourse après avoir clôturé mercredi à 76,33 dollars à New York.

James B. Kelleher, version française Gwénaelle Barzic


http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-10-22/3m-bat-le-consensus-au-3-trimestre-et-releve-ses-previsions/916/0/388215


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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 22:51



































Si vous désirez une version papier de ces chiffres, rapprochez-vous de vos délégués F.O.
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 10:30
Spirel-Somfy, suppression de l'usine: la décision du patron en direct»

http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/multimedia/index.asp?id=920


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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 06:10


Pour la Direction, la faim de dividende justifie les moyens... 3M n'ayant plus aucune vision industrielle, ne nous étonnons pas que la seule logique financière l'emporte.
Acheter, Virer, Revendre...
Le dernier qui a vu  3M France obtenir la manufacture d'un nouveau produit est proche de la retraite...


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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 19:18
ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 21 OCTOBRE 2009
L'éditorial de Jean-Claude Mailly


D’une certaine manière, ce qui se passe à France Télécom est symptomatique des évolutions économiques en vigueur depuis une quinzaine d’années. Anciennement partie prenante des PTT, France Télécom a été ensuite séparé de La Poste pour devenir une société anonyme. Ce fut la privatisation d’un service public, privatisation mise en œuvre au nom de la libéralisation décidée au niveau européen.

Pour un salarié qui avait fait le choix de travailler dans la fonction publique, se retrouver dans une entreprise où le culte de la compétitivité a été hissé au plus haut point, c’est par définition une rupture. Au moment du changement de statut, il n’était pas rare de voir des agents voulant rester fonctionnaires être mis à l’écart ou considérés comme ringards ou fermés à ce qui était présenté comme la modernité.

Cette évolution du secteur public ou privé est également perceptible en tant que consommateur. La notion de service au public s’est diluée, pour disparaître avec la privatisation. Qui plus est, au fil des années, la compétitivité-coût est devenue la priorité, avec comme deuxième priorité les évolutions technologiques. Résultat: le social, les conditions de travail sont devenus la variable d’ajustement. Réduction drastique des effectifs, mobilités forcées, déclassement, contrôle s’apparentant à du flicage, objectifs individuels, rien d’étonnant malheureusement dans la situation que traverse l’entreprise. Et ce ne sont pas quelques ajustements qui permettront de résoudre les problèmes.

De manière urgente, il faut que la direction de France Télécom recrute, remette en place un système de cessation anticipée d’activité, renonce aux contrôles permanents sur les salariés. Par ailleurs, il faut revisiter le modèle de gestion et ses priorités. C’est notamment ici que la question des conditions de travail est centrale.

On ne la réglera pas en embauchant des spécialistes pour apprendre à gérer son stress, mais en mettant en place une organisation du travail diminuant le stress et en réintroduisant du collectif.

Mais il n’y a pas que France Télécom, la pénitentiaire, l’ex-ministère de l’Équipement, la banque ou la police nationale connaissent aussi des suicides de salariés.

C’est le modèle économique qu’il faut revoir. Ce modèle a conduit à la crise sous tous ses aspects. En sortir suppose que l’on change de modèle. Or, à entendre aujourd’hui certains responsables ou experts, tout semble repartir comme avant. La vie des hommes et des femmes ne doit en aucun cas être subordonnée au profit et à la satisfaction des actionnaires.
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 16:12
Un article paru sur le site ami d'Ortog.

Au regard du nombre de salariés restant à 3M France S.A.S. et du flou entretenu par la Direction sur la route à suivre, cette image est l'exacte représentation de notre vision.


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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 09:35
Communiqué Force Ouvrière, daté du vendredi 9 octobre 2009

Paris les 8 & 9 octobre 2009

Réuni les 8 et 9 octobre 2009 à Paris, le Comité Confédéral National de la CGT-Force Ouvrière réaffirme son profond attachement à l’indépendance du syndicat qui est à la base de toute action revendicative dans la négociation comme dans l’action.

Le CCN rappelle que l’action commune n’est pas une fin en soi mais un moyen permettant de créer un véritable rapport de force face au patronat et aux pouvoirs publics afin de faire aboutir les légitimes revendications des travailleurs. Par conséquent, le CCN rejette toute forme de syndicalisme rassemblé qui ne vise qu’à interdire le pluralisme, donc la démocratie et à étouffer la voix du véritable syndicalisme libre et indépendant incarné en France par la CGT-Force Ouvrière.

Situation économique

Le CCN réaffirme que la crise qui frappait l’économie mondiale bien avant la crise financière n’est pas qu’une crise financière mais bien le produit du système capitaliste. En France, alors que les plans de soutien aux banques, au secteur automobile, etc. se multiplient, la situation ne cesse de se dégrader pour le monde du travail.

A ce titre, le CCN revendique, plus que jamais, une véritable politique de relance de la consommation par l’augmentation générale des salaires, des retraites, des pensions, de la valeur du point d’indice dans la fonction publique, ainsi qu’une revalorisation de 15% du SMIC et des minima sociaux.

Le CCN exige que l’Etat respecte de plein droit la parole donnée concernant les accords signés en Outre-mer entre autre sur les salaires.

Il met en garde les pouvoirs publics contre toute volonté de réduire l’endettement en sacrifiant les dépenses publiques et sociales. Alors qu’un nombre croissant de salariés, de retraités et de chômeurs souffre de la crise, le CCN estime que le gouvernement n’a pas pris les mesures qui s’imposaient sur la réglementation des activités financières et bancaires. Le CCN exige l’interdiction des profits scandaleux de la spéculation financière et réclame la taxation des transactions financières.

Pour le CCN, face à une crise mondiale, la réponse doit aussi être internationale. Ainsi, le CCN revendique des politiques économiques créatrices d’emplois productifs respectant les normes internationales de l’OIT. Cela demanderait une politique coordonnée au plan international redistribuant les richesses vers les travailleurs (maintien des services publics, renforcement de la protection sociale, augmentation des salaires).

A cet effet, le CCN estime que les questions essentielles, à l’origine de la crise, telles que la répartition des richesses, la réglementation des activités financières, la monnaie, le respect indispensable des normes internationales du travail, n’ont pas fait l’objet au G20 de Pittsburgh de décisions contraignantes seules à même de pouvoir sortir durablement de la crise. Qui plus est, la politique budgétaire annoncée pour 2010 s’avère généreuse pour le capital et les entreprises, restrictive pour les travailleurs et les citoyens.

Fiscalité

Alors que l’on constate l’incohérence et les choix injustes de la politique du gouvernement en matière fiscale, qu’il s’agisse de la taxe professionnelle, du scandale du détournement de la baisse de la TVA dans la restauration ou des ambiguïtés de la mise en place de la taxe carbone, le CCN, dans cette situation économique et sociale, estime que la question d’une véritable réforme fiscale alliant justice sociale et redistribution est indispensable.

Le CCN rappelle son attachement à la croissance économique et à sa redistribution, conditions du progrès social.

A cet égard, si le CCN soutient la nécessité de préserver l’environnement, il estime qu’une hausse des taxes sur l’énergie n’est pas acceptable dans la mesure où elle frappe principalement les salariés.

Par conséquent, le CCN revendique la généralisation d’un chèque transport obligatoire payé par l’employeur afin de compenser l’augmentation du prix des carburants qui frappe les travailleurs devant utiliser leur véhicule personnel faute de transports collectifs. Le CCN juge par ailleurs inacceptable la compensation qui s’opérerait par une réduction de l’impôt sur le revenu.

A cet effet, le CCN exige la suppression du bouclier fiscal ainsi que la réhabilitation de l’impôt sur le revenu en renforçant la progressivité. Il considère ainsi que l’impôt sur le revenu doit redevenir l’instrument majeur d’une politique fiscale basée sur l’égalité républicaine et la justice sociale.

Emploi - travail

Alors que le nombre de chômeurs risque d’augmenter de près de 800 000 sur un an, le CCN réaffirme sa détermination à lutter contre les conséquences pour les travailleurs de la dégradation de l’emploi.

Le CCN condamne les stratégies d’entreprises entraînant des plans de licenciement multiples jetant des milliers de salariés dans la précarité. Il rappelle son exigence de mise en place d’une véritable politique industrielle permettant le maintien des emplois existants et la création de nouveaux emplois.

Il revendique l’arrêt des licenciements et le remplacement de l’ensemble des postes de fonctionnaires partant en retraite.

Il revendique également :

La remise en place de l’autorisation administrative de licenciement ;

Le conditionnement des aides publiques par des engagements écrits en termes de maintien de l’emploi et de véritables accords de salaire ;

Un vrai emploi et un vrai salaire.

Par ailleurs, le CCN exige une véritable négociation sur les relations entre donneurs d’ordre et les sous-traitants.

Concernant le régime paritaire d’assurance chômage qui a été créé et remplit cette mission depuis 50 ans, les faits confirment avec force le bien-fondé de l’opposition de la CGT-Force Ouvrière à la fusion ANPE/ASSEDIC sous l’égide du gouvernement. Face aux conséquences graves tant pour les chômeurs que pour les personnels du processus de fusion, le CCN revendique des recrutements en CDI et le report de la mise en place des sites mixtes.

Le CCN appuie fortement ses demandes, il rappelle son attachement à la séparation indemnisation-placement des chômeurs, qui participe du maintien et de l’exercice de droits démocratiques. Il condamne les externalisations d’activités, notamment le placement de 320 000 chômeurs par des organismes privés.

Le CCN demande le rétablissement définitif de l’allocation équivalent retraite (AER) qui permet à des chômeurs en fin de droit et dans l’attente de liquider leur retraite à taux plein, d’améliorer leur revenu de remplacement.

Il revendique également une amélioration de l’allocation spécifique de solidarité (ASS) en élargissant ses conditions d’accès et en augmentant son indemnisation.

Alors que le chômage des jeunes a augmenté de 50 % en un an, le CCN revendique la mise en place d’une allocation d’insertion pour les jeunes de moins de 25 ans ainsi qu’une allocation jeune salarié (AJS) permettant à un jeune entrant dans l’emploi de faire face à des frais d’installation : de logement, d’habillement et d’outil de travail.

Alors que de nombreux travailleurs dit seniors sont licenciés, le CCN demande la remise en place de préretraites-FNE, le rétablissement de l’ARPE, la prise en compte des métiers pénibles dans le cadre de la cessation anticipée d’activité et la création d’une allocation de solidarité intergénérationnelle (ASI) permettant à un senior d’assurer une fonction tutorale tout en réduisant progressivement son temps de travail jusqu’à l’âge de la retraite.

De même, le CCN exige l’abrogation de la loi TEPA sur les heures supplémentaires.

Le CCN demande l’abrogation de la loi du 10 août 2009 sur le travail du dimanche qui ne fait que légaliser des ouvertures dominicales jusque là pratiquées illégalement. Cette extension ne visant, à terme, qu’à généraliser le travail du dimanche à l’ensemble des secteurs d’activité qu’ils soient privés ou publics.

Pour le CCN, ce texte est porteur d’injustices sociales et économiques et ne fera qu’accroître la pression sur des salariés déjà touchés par la précarité. Le CCN demande à toutes les structures de la CGT-Force Ouvrière de rester mobilisées afin de combattre cette banalisation du travail du dimanche et d’aider les syndicats qui vont être confrontés à ce nouveau dispositif, en ayant pour premier objectif de faire respecter le principe d’égalité de rémunération entre les salariés.

Le CCN condamne : L’extension du recours à l’intérim aux CDD;

La précarisation de l’emploi, notamment les plus jeunes, qui se trouvent de ce fait exclus du droit du travail, des droits aux prestations sociales.

A ce titre, il invite les syndicats à s’investir auprès de ces salariés en revendiquant leur intégration dans les effectifs en CDI, ce qui passe également par leur syndicalisation.

Liberté syndicale

Le CCN confirme sa condamnation de la loi du 20 août 2008 qui est une atteinte à la liberté syndicale et de négociation, ainsi qu’à la hiérarchie des normes, bases de notre édifice républicain en matière sociale. Il demande l’abrogation de cette loi liberticide et anti-démocratique. Le CCN s’oppose au projet de loi portant « rénovation du dialogue social dans la fonction publique » transposition de la loi du 20 août 2008.

Le CCN revendique le rétablissement de la libre désignation des délégués syndicaux par les organisations syndicales, la liberté de négocier, de contracter et de revendiquer. Il mandate le bureau confédéral pour toute initiative y compris juridique pour défendre les libertés fondamentales et prendre contact en ce sens avec les confédérations non signataires de la position commune.

Le CCN rappelle que la branche constitue le niveau de négociation privilégié qui garantit l’égalité entre tous les salariés d’un même secteur d’activité. Le CCN s’oppose ainsi à toute remise en cause des conventions collectives nationales.

Il dénonce la collusion du gouvernement avec les signataires de la position commune qui, sous la pression, refuse au niveau des branches des dispositions favorables à la représentation des salariés.

Le CCN invite tous ses syndicats, dans le cadre du principe de faveur, à négocier des accords collectifs pour introduire des dispositions plus favorables que celles prévues par la loi.

Le CCN considère que le recueil des résultats des élections professionnelles, nécessaire à la reconnaissance en 2013 de la représentativité nationale interprofessionnelle et de branche, appelle à une vigilance accrue de la part de ses militants. Il invite fortement ses militants à faire du développement de leur structure un enjeu central.

Le CCN dénonce les tentatives d’intégration des syndicats par le biais de démarches de type RSE (responsabilité sociale des entreprises), de professionnalisation des militants, etc.

Le CCN constate une forte augmentation du classement sans suite de plaintes pour délit d’entrave à l’exercice du droit syndical. Le CCN condamne et combattra les multiplications de licenciements des salariés protégés et des militants syndicaux.

Fonction publique et entreprises publiques

Le CCN constate que la mise en œuvre de la RGPP et de la réforme de l’administration territoriale de la fonction publique constitue une véritable entreprise de démantèlement des services publics et de la fonction publique. Le CCN demande l’abandon de ces contre-réformes.

Le CCN condamne la loi du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels des fonctionnaires qui porte atteinte au principe républicain de neutralité et de continuité du service public, quel que soit le pouvoir en place, garantissant le service rendu aux citoyens. Pour le CCN, ce texte attaque délibérément le statut de la fonction publique avec l’introduction du licenciement suite à la suppression de postes et de missions, par la restructuration de services, ainsi que la mise en place des emplois à temps non complet et le recours à l’intérim.

Le CCN demande l’abrogation de cette loi. Il demande l’arrêt de la RGPP qui conduit à fragiliser ou remettre en cause le service public républicain en supprimant des missions de service public, en démantelant son organisation, et en détruisant également, les emplois, les statuts des fonctionnaires et l’égalité des droits des citoyens.

Le CCN s’oppose au projet de loi Balladur-Marleix de réforme territoriale qui est l’expression de la RGPP sur les collectivités territoriales et qui met en cause le maillage des services publics et de leurs personnels notamment avec la suppression du département.

Le budget 2010 poursuit les suppressions massives de postes (34 000). Près de 100 000 postes ont été supprimés en 3 ans. Le CCN exige l’arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique. Le CCN affirme que tout doit être mis en œuvre pour que soit garantie l’unité de la fonction publique républicaine qui repose en particulier sur la défense de la valeur unique du point d’indice. Le CCN condamne le projet de loi sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique. Ce projet, destructeur du statut général de la fonction publique est directement issu des accords de Bercy de juin 2008 que FORCE OUVRIERE n’a pas signé.

Il s’oppose à la mise en œuvre de la loi HPST qui, en voulant gérer l’hôpital public comme une entreprise privée, veut rentabiliser la santé au détriment des malades et des agents hospitaliers. Il refuse également le changement de statut de la Poste, première étape de sa privatisation. Le CCN exige, en outre, de l’Etat le financement des missions de service public assurées par l’entreprise publique.

Attentif à ce qui se passe dans les services publics, le CCN condamne les restructurations des entreprises publiques qui n’ont pour but que leur libéralisation conformément aux directives de l’union européenne au nom du dogme libéral.

Protection sociale

Le CCN rejette par avance toute initiative tendant à reporter l’âge légal de la retraite et met solennellement en garde les pouvoirs publics et les représentants patronaux sur la tentation d’une réforme globale du système en 2010 qui ne saurait répondre aux enjeux financiers et à la pérennité de notre système de retraite par répartition.

Il refuse par avance la mise en place d’un étage supplémentaire par capitalisation à caractère obligatoire.

En outre le CCN condamne toutes les formes de destruction de droits tels que la suppression de l’Indemnité Temporaire de Retraite (ITR) en Outre-mer.

Fort des revendications arrêtées lors du 21ème Congrès confédéral, le CCN réaffirme que le financement de nos retraites est compatible avec ses règles, son architecture et ses mécanismes de solidarité actuels et revendique notamment l’augmentation des salaires, la compensation intégrale des exonérations et l’affection des ressources nouvelles issues d’un meilleur partage des richesses, d’un élargissement de l’assiette des cotisations et d’un abondement plus important du Fonds de réserve des retraites.

Dans ce cadre, le CCN confirme ses revendications :

Le rétablissement des 40 annuités pour le taux plein, préparant le retour à 37,5 ans pour tous, public-privé;

Le maintien du droit au départ en retraite à 60 ans et des droits statutaires dans le service public;

Le retour au calcul sur les dix meilleures années pour le secteur privé et le maintien des six derniers mois pour le secteur public;

Le maintien de l’AGFF;

L’indexation des pensions sur les salaires.

Le CCN condamne la proposition d’un « Grenelle des retraites », qui aurait pour conséquence de faire exploser nos régimes de retraites basés sur la solidarité intergénérationnelle.

C’est pourquoi, à ce stade de l’élaboration du PLFSS 2010, le CCN enregistre favorablement les modalités retenues pour répondre à la nécessité d’égalité de traitement des hommes et des femmes en matière d’attribution des majorations de durée d’assurance (MDA). Toutefois il demeure vigilant et exige que tout soit mis en œuvre pour préserver la MDA au profit des femmes salariées.

Pour le CCN, cette exigence s’inscrit donc dans le respect de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes qui participent à l’égalité professionnelle pour tous. A cet effet, le CCN rappelle ainsi sa position en faveur du strict respect des obligations légales en matière d’égalité homme/femme.

Concernant l’assurance maladie, le CCN rappelle son opposition à la loi HPST qui, à travers la mise en place des ARS, consacre l’étatisation de la gestion des régimes de base et prive les salariés du droit de gestion de leur salaire différé.

Le CCN s’oppose à la généralisation du contrôle des arrêts maladie par des médecins mandatés par l’employeur et considère que l’accroissement des indemnités journalières trouve sa source dans la détérioration des conditions de travail.

Pour le CCN, les malades ne doivent pas payer la crise et il s’oppose fermement à toute mesure de hausse du forfait hospitalier et de baisse de remboursement du médicament. En outre, le CCN s’oppose également à toute fiscalisation des indemnités journalières d’accident du travail alors qu’elles visent à réparer le préjudice subi par le salarié du fait de son inactivité forcée.

Concernant la branche du recouvrement, le CCN dénonce la volonté de régionalisation du réseau des URSSAF. Par ailleurs, au-delà de la compensation intégrale des exonérations de cotisations que la CGT-Force Ouvrière continue d’exiger, le CCN revendique une véritable remise à plat de ces mesures qui n’ont pas prouvé leur efficacité en terme d’emploi et ont contribué à l’appauvrissement de la protection sociale.




Pour le CCN, seule l’expression, libre, indépendante et déterminée du rapport de force est à même de faire aboutir les revendications légitimes des travailleurs. C’est pourquoi, la CGT-Force Ouvrière ne s’inscrit pas dans des actions ambiguës de canalisation des travailleurs visant à répondre à des logiques d’appareil et d’institutionnalisation du syndicalisme.

Le CCN réaffirme que la CGT-Force Ouvrière, sans confondre action commune et unicité syndicale est prête à s’inscrire pleinement dans une action interprofessionnelle déterminée, ce qui devrait dans un premier temps prendre la forme d’un appel préparé et commun à 24 heures de grève interprofessionnelle A cet effet, le CCN donne mandat au bureau confédéral et à la commission exécutive pour prendre toutes les initiatives nécessaires en ce sens.

Le CCN apporte son soutien aux syndicats et aux travailleurs du secteur public confrontés à des contre-réformes et à ceux du privé qui se battent tous les jours contre la dégradation de leurs conditions de travail, les restructurations, les licenciements qui s’amplifient et aboutissent de plus en plus à des fermetures d’entreprises.

Le CCN appelle tous les travailleurs attachés à la liberté et à l’indépendance et déterminés à faire valoir leurs droits à rejoindre les rangs de la CGT-Force Ouvrière.

Adoptée à la majorité avec 6 contres et 2 abstentions

Paris, le 9 octobre 2009

http://www.force-ouvriere.fr/
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 18:42
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 15:07
Article paru dans 'Le Monde".

Des masques pour tout le monde... sauf pour les salariés du fabricant 3M
LE MONDE | 12.10.09 | 17h55  •  Mis à jour le 12.10.09 | 17h55

l n'y en aura pas pour tout le monde ! La direction de 3M France, fabricant de masques respiratoires, n'a pas prévu d'en équiper tous ses salariés en cas de pandémie grippale. Sa commande totale est aujourd'hui de 120 000 masques, passée aux usines 3M de Grande-Bretagne.

 

Or, en France, l'effectif du groupe est de 3 000 salariés, répartis sur treize sites. Si la pandémie devait durer huit semaines, il en faudrait le double, chaque personne devant en principe recevoir dix masques par semaine. Et plus encore si la pandémie durait douze semaines. "Une société qui produit des masques devrait quand même pouvoir en doter tous ses salariés, y compris durant les trajets !", s'insurge Christophe Bignier, secrétaire CFE-CGC du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du siège, à Cergy-Pontoise (Oise).

En réalité, la direction du groupe "avait initialement prévu 220 000 masques", témoigne M. Bignier. Le problème, c'est qu'elle a passé tardivement commande. Conséquence : elle n'a pas été servie en priorité. Et mi-septembre, elle n'avait qu'un stock de 40 000 masques. Du coup, elle a réduit sa commande totale à 120 000 masques.

Mais, même pour parvenir à ce total, 3M semble à la peine. Les livraisons s'effectuant depuis mi-septembre au rythme de 5 000 par semaine, seize semaines sont nécessaires pour disposer des 80 000 masques restants.

La direction conteste être en retard. "Nous avons bâti un plan de continuité de l'activité (PCA) professionnel et responsable, assure-t-elle. Nous serons en mesure de tenir huit semaines, et même douze, et d'équiper les salariés fragiles." L'information qui permettrait de le vérifier est le nombre de personnes que 3M compte doter de masques. Mais la direction refuse de fournir cet élément, indiquant que seront équipés les personnels "en contact direct avec l'extérieur, tels que les forces de vente et les salariés qui reçoivent les transporteurs de marchandises".

Un projet de télétravail

"Rien ne prouve que ces derniers sont prioritaires, puisqu'ils n'apparaissent même pas dans le PCA !", déplore Alain Doublet, membre FO du CHSCT de l'usine de Beauchamp (Oise). Selon lui, les mesures organisationnelles du PCA de ce site "ne portent que sur le télétravail, les chefs et les techniciens de flux. La continuité de la production n'a pas été étudiée". Résultat : le CHSCT n'a pas rendu d'avis sur le PCA, obligeant ainsi la direction à lui présenter un nouveau plan, le 15 octobre.

A Cergy, c'est le projet de télétravail qui est grippé. Le CHSCT veut un accord global, "sinon, précise M. Bignier, après la grippe A, le télétravail risque d'être institué, voire étendu à des conditions non négociées". La direction, qui refuse une telle négociation, représentera au CHSCT un projet le 19 octobre.


Francine Aizicovici
Article paru dans l'édition du 13.10.09
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:13
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 22:06

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 7 OCTOBRE 2009
L'éditorial de Jean-Claude Mailly

L’augmentation importante des déficits publics en France comme ailleurs (et plutôt moins en France qu’ailleurs) est d’ores et déjà l’objet de débats pour l’avenir.

Il y a ceux qui, bien avant la crise, considéraient non seulement qu’ils étaient trop importants, mais qui assimilent les déficits publics et sociaux à la place trop grande prise par les services publics et la protection sociale collective.

Pour eux, il suffit de réduire le nombre de postes, les prestations sociales et certains services publics et sociaux pour que la dette se réduise. Ils sont bien entendu dans une démarche purement idéologique et n’attendent qu’une seule chose: que tout reparte comme avant en plus fort, c’est-à-dire en pire!

Il y a ceux, dont nous sommes, qui pensent non seulement que pour réduire l’endettement il y aura plus d’inflation, mais surtout qu’une hausse des recettes fiscales nécessite obligatoirement une réforme fiscale d’ampleur, guidée par l’égalité de droit et l’équité.

On ne peut pas se féliciter pendant la crise de l’existence d’amortisseurs sociaux et leur taper dessus ou les remettre en cause à la moindre éclaircie précaire.

Ce débat-là est et sera conflictuel dans les semaines et mois à venir.

En attendant, il faut également faire face à l’augmentation du chômage, aux privatisations larvées (cf. La Poste ou la Révision générale des politiques publiques, RGPP), aux sanctions contre les assurés sociaux (indemnités journalières des accidents du travail, arrêts de travail, forfait hospitalier, déremboursement de médicaments).

De ce point de vue, le projet de budget 2010 est significatif.

Il accumule les réductions de charges pour les entreprises (-11 milliards d’euros avec la taxe professionnelle, par exemple), crée de nouveaux impôts, telle la taxe carbone payée par les citoyens, mais ne cherche en aucune façon à transformer le système fiscal.

Pire, il reste dans la logique précaire en réduisant de plus de 33 000 le nombre de postes de fonctionnaires.

On sent poindre les velléités de remise en cause profonde des services publics et de la protection sociale collective.

Ce qui serait bien entendu intolérable et inacceptable.

C’est à un renversement des priorités qu’il faut s’atteler.

C’est dans cet esprit que nous demandons une réforme fiscale, tout comme nous devons maintenir l’intégralité de nos revendications en matière de pouvoir d’achat des salaires et retraites, d’emploi, de chômage ou de politique industrielle.

Garder le cap du syndicalisme libre et indépendant est indispensable pour marquer des points pour les travailleurs.


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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 08:09
Réuni le 28 septembre 2009, le bureau Confédéral de Force Ouvrière décide de ne pas signer le projet d’accord sur la modernisation de la médecine du travail.

Force Ouvrière considère que le patronat n’a pas su répondre aux attentes nombreuses de revalorisation et modernisation de la médecine du travail.

Pour la Confédération, deux points durs incontournables subsistent :

1. la remise en cause de la procédure d’inaptitude n’a rien à faire dans un accord traitant de la modernisation de la médecine du travail, dans le seul but de sécuriser uniquement les entreprises face au nombre de contentieux perdus par celles qui ne respectent pas la procédure d’inaptitude. Suite à la recherche de reclassement, le salarié déclaré inapte est licencié dans un délai de 21 jours. Force Ouvrière s’est insurgée contre le refus des employeurs de prendre leur responsabilité en se défaussant sur la sécurité sociale. Force Ouvrière fait valoir que c’est aux employeurs de payer les salariés en attente de licenciement qui, bien que déclarés inaptes, ne sont plus en situation de maladie, et pas encore en situation de chômeur, mais toujours avec un contrat de travail.

Le syndicat demande au pouvoir public d’agir dans ce sens.



2. le projet d’accord prévoit de passer d’une visite médicale périodique tous les 2 ans, à une visite tous les 3 ans.

La Confédération appelle au sérieux ; le passage d’une visite annuelle à une visite bisannuelle n’a pas « sauvé » la médecine du travail et a même déresponsabilisé l’Etat en matière de numerus clausus et du développement de la spécialité et surtout de sa mise en valeur. C’est la raison pour laquelle nous n’avions pas signé l’accord du 13 septembre 2000 sur la santé au travail et la prévention des risques professionnels.

Force Ouvrière considère qu’il est impossible de détecter les « risques émergents » le plus en amont possible s’il n’y a plus de visite médicale régulière et rapprochée. Comment détecter les risques psychosociaux, par exemple, si les salariés ne sont pas vus régulièrement par le médecin et qu’aucun diagnostic n’est rendu possible ?

Nous n’acceptons pas que la pénurie des médecins du travail justifie une médecine « au rabais » pour les salariés et un affaiblissement de la prévention des risques professionnels.


La Confédération en appelle d’ailleurs au Ministère du Travail pour que la médecine du travail soit revalorisée et pérennisée comme elle le mérite et comme tous les salariés y ont droit.


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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 19:00

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 17:37

Encore une fois, nos patrons aux visions uniquement financières, vont tuer l’industriel sur l’autel du profit.

 

Encore une fois, après Pithiviers (150 emplois détruits à 3M), Le PMD de Beauchamp (72 emplois sacrifiés aux profits d’un sous traitant Allemand), S.O.A. 210 salariés transformé en sous prolétariat dans une convention collective pour gueux, c’est donc au tour des camarades de Cuno – Calais de passer sous le couteau de nos financiers de patrons …

 

Toujours les mêmes mensonges financiers pour justifier la destruction en règle de l’emploi, des familles qui y sont associées, aux privilèges de l’actionnariat U.S.

Nos patrons transforment en trop forte capacité de production le fait qu’ils soient incapables de trouver les nouveaux marchés et les nouveaux clients. Doit-on appeler à une baisse drastique de notre productivité pour ne pas risquer la surcapacité de nos sites ?

 

Il serait préférable que nos financiers de patrons se sortent les doigts du nez (pour rester soft), et qu’ils embauchent une flopée de vendeurs. Il n’y a pas que les grands comptes qui soient importants, les petites rivières font les grands fleuves et lorsque l’une de ces petites rivières s’assèche, l’impact est bien moins grave pour les salariés.

Certes, les restaurants en compagnie des patrons des grands comptes sont plus huppés…

Mais là, on touche au standing de quelques nantis…

 

Le travail n’a plus de valeur pour nos patrons, seul le profit compte.

Le travail des vendeurs ? Ils n’en ont rien à battre !

Le travail des supports à la production ? Ils s’en moquent !

Le travail des opérateurs ? Ils s’en tapent le coquillard !

 

L’avenir d’une entreprise comme 3M France, dont l’un des M a pour origine le mot « Manufacturing », sera-t-il encore assuré lorsque nous ne produirons plus rien, que 3M sera devenue une entreprise sans usine, avec de la facturation et des services clients délocalisés en Roumanie, des produits manufacturés importés du tiers monde est-européen ou asiatique, expédiés directement de Germany ?

 

La réponse est NON bien sur.

 

Cuno, acheté il y a quatre ans, commence à être dépecé par l’équipe du douzième. Ce n’est qu’un début pour eux, et une question de temps avant que les autres sites 3M soient sacrifiés.

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 17:53

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 10:00
Le 3 octobre 2009, une votation aura lieu près de chez vous, sur les marchés, devant les bureaux de poste ou les mairies.

Malgré l'opposition de 2/3 des Français, le gouvernement tente de passer en force.

Conscient de l'impopularité de la décision, le gouvernement a décidé d'utiliser la procédure simplifiée de la lecture unique pour éviter tout débat.

C'est à cette puissante institution qu'est La Poste, présente sur tout le territoire, que s'attaquent les lobbies du tout privé et de la concurence à outrance.

Pourquoi casser ce qui marche bien ? (La Poste a fait 650 millions de bénéfices en 2008, 1 milliard en 2007)

Pourquoi briser le lien social qu'elle apporte sur le territoire ?

Les prix des services postaux vont-ils s'envoler comme partout en Europe où la privatisation a déjà eu lieu ?
Des dizaines de milliers d'emplois ont été supprimés dans ces mêmes privatisations, Devons-nous accepter la même chose en France ?

La Privatisation ne fait pas baisser les prix et n'améliore pas la qualité des services. Elle ne permet que la prise de dividendes par les fonds privés.

Alors le 3 octobre, C'est à nous de choisir !

A l'appel des Syndicats C.G.T, Sud, F.O. et C.F.T.C. et de plus de 80 organisations ou partis, rendez-vous pour cette consultation unique.

Renseignez-vous près de chez vous.
Pour Beauchamp, la consultation aura lieu devant la Poste de 9h30 à 12 heures.


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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 09:06
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 06:37

COMMUNIQUÉ DATÉ DU MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2009
Fiscalisation des Indemnités journalières d’accident de travail

Alors que le déficit de l’Etat dépassera 104 milliards d’euros en 2009 et que le régime général de la sécurité sociale devra supporter quant à lui 20 milliards d’euros de déficit, le Gouvernement et la majorité parlementaire annoncent leur souhait de fiscaliser les indemnités journalières versées aux victimes d’accident de travail et ce pour récupérer quelques 150 millions d’euros.

Il s’agit certes d’une somme non négligeable, mais dans le même temps l’administration fiscale vient de rembourser 458 millions d’euros aux ménages bénéficiant du bouclier fiscal. Force Ouvrière réaffirme son attachement à l’aspect redistributif de l’impôt sur le revenu auquel le Gouvernement à fortement porté atteinte. A titre de comparaison, les stocks options représentent un manque à gagner de 3 milliards d’euros en terme de cotisations sociales.

Le gouvernement avance qu’il s’agit avant tout par cette mesure de revaloriser le travail par rapport aux revenus de remplacement. Force Ouvrière tient à rappeler que le versement des indemnités journalières résulte de l’exercice de l’activité professionnelle et non d’un choix délibéré du salarié. Nous rappelons à ce sujet que les employeurs sont tenus en terme de santé et de sécurité au travail d’une obligation de résultat à l’égard de leurs salariés.

Une telle mesure révèle toute l’ignorance des difficultés et de la pénibilité au travail de la part de nos dirigeants qui préfèrent pénaliser les plus fragilisés. Au nom de cette soit disant « justice fiscale » il n’est plus tolérable d’accepter de tels errements et Force Ouvrière exige une remise à plat du bouclier fiscal. Comme l’an passé nous nous opposerons farouchement à cette mesure qui relève d’une véritable injustice sociale.
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 06:34

ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2009
L'éditorial de Jean-Claude Mailly

D’aucuns commencent à parler de sortie de crise, notamment les banquiers et les financiers, qui n’attendent qu’une chose: refaire comme avant, comme si de rien n’était, en quelque sorte. D’où la nécessité de réglementer toutes les activités financières et bancaires, ce qui est très loin d’être le cas. Mais on sent aussi que les discours sur le refrain: «ça commence à aller mieux» font ressortir tous ceux qui, par exemple, jugent inacceptable l’explosion des déficits publics et sociaux et appellent d’ores et déjà à serrer la vis. Cela n’est pas tolérable.

L’augmentation de la dette publique est le fait de la crise et des aides massives accordées aux banquiers. Il n’y a donc aucune raison pour que les citoyens en fassent les frais. D’autant que ceux qui nous disent que la reprise est là avaient déjà ce discours à l’été 2008 et n’ont rien vu venir. Ne pas avoir vu la crise arriver n’est pas un atout pour entrevoir sa sortie!

Quant à l’augmentation des «déficits» sociaux, elle est due à la diminution des recettes du fait de la crise. Elle est aussi due au 1,5 milliard d’euros déjà déboursé par la Sécurité sociale pour acheter des masques et des vaccins en prévision de la grippe A.

Dans ces conditions, vouloir dérembourser des médicaments, augmenter le forfait hospitalier, repousser l’âge de la retraite sont autant de projets inacceptables et provocateurs. De la même manière, vouloir individualiser les rémunérations des salariés de la Sécurité sociale relève du cynisme, qui plus est lorsqu’on connaît les faibles coûts de gestion.

N’oublions pas non plus qu’en France comme ailleurs, si l’on cherche des économies, la dégradation des conditions de travail coûte chaque année 4 points du PIB, soit en France 80 milliards d’euros. Attaquer d’une manière ou d’une autre la protection sociale collective, c’est se rendre complice des responsables de la crise. Nous ne l’accepterons pas.
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