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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:54

En 1995, trois ans avant sa mort, Pierre Thuillier écrit « La Grande Implosion ».

Sous l’aspect d’une fiction, il décrit la fin de la société occidentale, de la misère intellectuelle d’une société uniquement axée sur la rationalité scientifique, le technicisme, le matérialisme, la recherche du profit personnel.

En 2082, un groupe d’expert rend son rapport sur l’implosion de la société occidentale.

Au début dutroisième millénaire, l’Occident s’effondre dans la violence, victime de sa décomposition intérieure. Convaincu d’incarner le type achevé de la civilisation, il n’avait pas perçu la gravité des symptômes annonçant sa faillite.
Le culte du profit, de l’efficacité, du rendement avait asservi les sociétés industrielles à la rationalité économique et à la logique d’exclusion. L’individualisme exacerbé, l’anonymat des grandes villes et l’emprise technocratique avait détruit la communauté charnelle. La résurgence des croyances les plus irrationnelles, l’engouement pour la réalité virtuelle, l’obsession sécuritaire, les comportements suicidaires, traduisaient l’angoisse et la schizophrénie d’une société privée de repères. Cette civilisation technicienne s’était révélée incapable de donner un sens à la vie.

Désenchanté par la science, le monde avait perdu ses résonances poétiques. Son incapacité à souder les âmes autour d’un projet spirituel l’avait condamné à subir le même sort que les autres civilisations. Au mieux de croire aux experts, ils auraient mieux fait d’entendre les poètes. Patrice de la Tour du Pin leur avait pourtant tout expliqué avec des mots très simples :

« Tous les pays qui n’ont pas de légende,
Seront condamnés à mourir de froid. »

Lire ou relire ce livre vingt ans après sa parution permet de se rendre compte que la fiction n’en est pas forcément une et que notre société n’a toujours pas compris ce qui la ronge de l’intérieur.

Quelques extraits du livre :

 «Concédons qu'à la fin du XXe siècle le rationalisme occidental était devenu un peu moins triomphaliste, un peu moins outrecuidant. Beaucoup de militants étaient moroses. Mais malgré de fortes résistance dont nous parlerons plus loin, les sociétés dites «avancées» ou «industrielles» vivaient toujours sur des principes et des usages prétendument conformes à la Raison. Rappelons par exemple que les élites étaient prioritairement formées dans des filières de type scientifique (...)

De façon générale, managers, administrateurs, et planificateurs de tout poil étaient soigneusement préparés à penser "rationnellement", à gérer et à organiser "rationnellement". Il fallait qu'ils s'initient aux statistiques et à l'informatique, qu'ils s'imbibent de connaissances et de savoir-faire conduisant plus ou moins scientifiquement à la performance maximale, à la rentabilité, au rendement, à l'efficacité matériellement mesurable. La rationalité dans le monde moderne, ne se réduisait pas à la science au sens strict ; c'était un état d'esprit, un ensemble d'habitudes mentales, un certain style de pensée foncièrement antipoétique. Moins on était poète, plus on avait de chance de réussir.
Des remarques analogues, naturellement, vaudraient pour ce qu'on appelait l'enseignement secondaire. Pour une heure de littérature, de musique ou de dessin, dix heures d'algèbre ou de physique. Qu'un jeune citoyen fût complètement inculte dans le domaine des arts, c'était pratiquement sans importance. La sélection (mot sacré) se faisait par les matières "sérieuses", selon des critères "rationnels". Quant à la formation spirituelle, nul ne savait plus ce que c'était (et surtout pas les ministres de l'éducation nationale). Spiritualité : le mot était suspect, puisqu'il évoquait la notion de mythe, la grande poésie, et donc la superstition. Il eut été grossier de le mentionner dans un quelconque programme (...)


Culturellement, il était de bon ton d'admettre l'existence idéale d'une Raison Pure. Mais notre documentation ne laisse aucun doute : la notion de rationalisation évoquait avant tout la recherche de meilleurs rendements et de meilleurs profits. Le professeur Dupin l'avait perçu très tôt : "L'idéal de rationalité, à la veille de la Grande Implosion, servait essentiellement à légitimer les pires formes de l'activisme technique, de l'activisme organisationnel, de l'activisme industriel et commercial : mécanisation à outrance, culte du rendement, licenciements, etc.D'où l'inévitable interrogation : "Comment les populations ont-elles pu accepter cette forme distinguée de despotisme »? Pourquoi ne percevaient-elles pas l'épouvantable indigence, sur le plan humain, de ces pratiques dites rationalisatrices ?


En fait, les sociétés industrielles de la fin du XXe siècle n'avaient plus à proprement parler de culture. Elles avaient oublié que l'homme n'est pas seulement un producteur -consommateur, mais une créature sensible, imaginative, affective, spirituelle. Pouvait-il en être autrement en l'absence de poètes ? Seuls ils sont capables de donner un sens aux mille activités des hommes. "Une culture, disait le professeur Dupin, est une œuvre d'art. Une société industrielle, dans le meilleur des cas, n'était qu'une fourmilière hyper - rationnalisée." (...)

 
Il faut donc croire que les meilleurs esprits du XXe siècle ne réussissaient pas toujours à percevoir la différence qui séparait un homme d'un ordinateur. Dans les milieux rationaliste, manifestement, il devait être fort difficile de comprendre le maître -mot de Novalis : "La poésie est la base de la société"(...)


Comment se fait-il que les décideurs et autres responsables n'aient pas tiré les conséquences de leur échec ? Pourquoi n'ont-ils pas perçu les signes annonciateurs d'une crise monumentale ? 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 11:56

Article publié dans Le Canard Enchaîné .19 mars 2014

Sans tambour ni trompette, des délégations européennes et américaines se sont rencontrées tout au long de la semaine dernière à Bruxelles pour le quatrième round de négociations sur le fameux traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis. Ce traité dont François Hollande a récemment dit devant Obama qu’il souhaitait sa ratification « le plus vite possible », ce qui nous promet bien du plaisir… Car son but est d’éliminer les « obstacles réglementaires inutiles au commerce ». Et ce dans tous les domaines : à part le cinéma, exception culturelle qui confirme la règle, tout sera passé au karcher : agriculture, environnement, énergie, aéronautique, automobile, services, contrats publics, normes, etc. Ça va saigner !

Un exemple ? On se souvient que le pétrolier texan Schuepbach, furieux que ses permis de forer en France soient devenus caducs à cause de la loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste, avait attaqué celle-ci en justice. Et que le Conseil constitutionnel l’avait envoyé bouler, en octobre. Pur archaïsme, évidemment ! Lorsque le traité transatlantique sera ratifié, le Conseil constitutionnel et les tribunaux français n’auront plus leur mot à dire. C’est le Cirdi, un tribunal d’arbitrage sis à Washington et dépendant de la Banque mondiale, qui sera juge. Plusieurs pays se mordent déjà les doigts d’avoir signé pareil traité de libre-échange, qui, sous prétexte de protéger les investisseurs, permet aux firmes privées d’attaquer les pouvoirs publics, et au droit privé de primer sur le droit national. Ainsi l’Uruguay, dont le Président,un ancien cancérologue très sensible aux méfaits du tabac, avait mené une vigoureuse campagne anti-clopes qui a fait baisser la consommation de 44 %. Le géant de la cigarette Philip Morris, estimant que ses « droits d’investisseur » ont été bafoués, réclame à I’Uruguay une indemnité de 2 milliards de dollars. Le Cirdi rendra son jugement l’an prochain (« Courrier international », 13/2)…

Dans un excellent petit ouvrage1 qui décrypte les 46 articles du mandat de négociation de la Commission européenne, et permet donc d’imaginer ce qui se passe dans les très opaques négociations actuellement en cours, Raoul Marc Jennar rappelle qu’il existe un précédent, l’Alena, accord de libre-échange qui lie depuis vingt ans États-Unis, Canada et Mexique. « En vingt ans, le Canada a été attaqué 30 fois par des firmes privées américaines, le plus souvent pour contester des mesures en vue de protéger la santé publique ou l’environnement, ou pour promouvoir des énergies alternatives. Le Canada a perdu 30 fois. » Et de raconter une plainte actuellement en cours. La ville américaine de Detroit est reliée par un pont à la ville canadienne de Windsor. Ce pont est totalement saturé par le trafic. Le Canada a donc décidé d’en construire un nouveau… Mais la firme privée américaine à laquelle appartient le pont embouteillé ne l’entend pas de cette oreille ! Elle réclame 3,5 milliards de dollars de compensation au Canada, car « elle considère que la construction du nouveau pont est une expropriation de son investissement et qu’elle bénéficie d’un droit exclusif au franchissement de la rivière par un pont ». C’est-y pas beau ?

On se demande bien pourquoi les tractations entre l’Europe et les Etats-Unis concernant ce merveilleux mécanisme dit du règlement des différends, qui sera l’une des pierres angulaires du traité, ont été prudemment repoussées après les élections européennes. Mieux vaut tenir le populo à l’écart : il serait capable de comprendre que c’est dans ses poches que les multinationales s’apprêtent à se servir…

Jean-Luc Porquet

http://www.laquadrature.net/files/rp/20140319%20-%20Canard%20enchaine%20...

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 13:24

Alstom supprime près de 400 emplois dont 180 en France sur son site de Saint-Ouen. Lire Libération

Le spécialiste du bureau Staples supprime 81 des 120 postes de l'entreprise. Lire Les Echos

Trelleborg-Modyn supprime 95 postes sur les 292 que compte le site de Carquefou. Lire CCFA

Liebig-Campbell supprime 18 emplois au Pontet. Lire France Bleue

Renault Trucks confirme la suppression de plus de 500 emplois en France. Lire Le Parisien

Le groupe Seita ferme sa plus grande usine en France et vire plus de 366 salarié lire Le Monde 

 - Veolia France va sabrer 3500 salariés dans sa branche Eau. - lire La Dépêche

Oberthur Technologies  spécialisé dans la sécurité digitale, a annoncé jeudi son intention de recentrer ses activités sur Vitré (Ille-et-Vilaine), où 54 nouveaux emplois seront créés, tandis que 400 seront supprimés en Europe, dont 132 en France, donc 82 emplois perdus en France. lire Notre Temps

- Renault à Flins termine le contrat de 400 intérimaires - lire Le Parisien 

Vencorex Chimie va supprimer 155 emplois sur son site de Pont-de-Claix - lire Le Progrès

Unilever entend supprimer cette année 134 emplois à son siège, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), soit 12% des effectifs. lire Le Parisien

Go Plast menuiserie industrielle va licencier au moins la moitié de ses 85 salariés - lire Nouvelle République

Addivant Chimie, va supprimer 29 des 77 emplois de son site de Catenoy - lire Le Courrier Picard

Avance Diffusion en liquidation judiciaire et 120 salariés sur la sellette - lire Cresot Infos 

Aluminium Dunkerque Supprime 65 postes - lire La Voix du Nord  

L'équipementier Anvis déménage en Roumanie et 220 postes supprimés - lire La Montagne

Les 3 Suisses arrêtent leur catalogue et sabrent près de 200 salariés - lire Liberation 

Les laboratoires Biomnis licencient 72 personnes - lire Le Progres

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 10:24

Les statistiques INSEE concernant les créations et les fermetures d’entreprises en 2012 ont été publiés en février 2014.

550 000 entreprises ont été créées, autant qu’en 2011.

D’un côté, les créations d’entreprises individuelles sont en légère hausse (+ 2 %), portées par les demandes d’immatriculation d’auto-entreprises (+ 5 %). D’un autre côté, le nombre de créations de sociétés diminue (– 4 %). Hors auto-entre-prises, les créations d’entreprises sont en baisse (– 6 %).

La majorité des entreprises créées (95 %) n’a aucun salarié. Ceci s’explique en partie par la part importante des nouveaux auto-entrepreneurs (56 %). Cependant, même hors auto-entreprises, seulement 12 % des nouvelles entreprises emploient un ou des salariés. Ces entreprises employeuses comprennent en moyenne 2,9 salariés. L’industrie, le commerce et la construction sont les secteurs où les nouvelles entreprises sont le plus souvent employeuses. Inversement, les créations d’entreprises sans salarié sont les plus fréquentes dans le secteur de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale.

Le nombre de défaillances d’unités légales augmente entre 2011 et 2012. Sur l’année 2012, il s’élève à 61 214, soit une hausse de 2,7 % par rapport à 2011. Tous les secteurs sont concernés. 

Des entreprises qui licencient et de nouvelles entreprises qui n’embauchent pas… 
Le cocktail parfait pour faire monter le chômage.

Le communiqué de l’ACOSS précise concernant les auto-entreprises que l’URSAFF dénombre 895 000 auto-entrepreneurs administrativement actifs en février 2013.

Ce chiffre de 895 000 est toutefois à relativiser. « Administrativement actif » ne veut pas dire « économiquement actif ». Ainsi, sur ce chiffre impressionnant, seuls 49% ont déclaré  un chiffre d’affaire.

Seuls 6% (51000) ont déclaré plus de 7 500 € de chiffre d’affaire trimestriel.

26 000 d’entre eux ont dépassé les 10 000 € de CA.

166 000 auto-entrepreneurs ont déclaré moins de 1500 € de C.A. au trimestre.

 

Le Chiffre d’Affaire n’étant évidemment pas le bénéfice, on ne peut que constater que le régime d’auto-entreprenariat est un régime de précarité ne permettant pas de vivre de son activité principale, sauf à ne pas déclarer toute l’activité.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 08:54

Rétrospective des années 1989-2004 avec Marc Blondel.

Les messages de cette époque et ce que dénonce Marc durant ses années sont bien, toujours et encore, d'actualité...

A voir absolument pour comprendre ce que nous vivons aujourd'hui. 

 

 


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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 23:21

Faisons soft pour l'entre deux tours.

Catégorie A : 3 347 700 demandeurs d’emploi, en hausse de 0,9% (+31 500 sur 1 mois ! rien que ça... Qui disait que la reprise était là ?... )

Catégorie B : 643 500 demandeurs d’emploi, en baisse de 0,7% (-4 600)

Catégorie C : 946 600 demandeurs d’emploi, en baisse de 2,0% (+19 000)

Soit pour les catégories A,B et C un chiffre de 4 937 800 demandeurs d’emploi (+0,2%)

Cela veut dire qu'il y a plus de demandeurs d'emploi sans aucune activité et moins de travail disponible en activité réduite courte ou longue... 

Catégorie D : 283 500 demandeurs d’emploi, en hausse de 0,8% (+2 200)

Catégorie E : 390 400 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,0% (+3 900)

Pour les cinq catégories, le total dépasse 5 611 700 demandeurs d'emploi, en hausse de 0,3 %. C'est encore un record historique.

Les 50 ans et plus augmentent de 12,2% en un an !

La durée de recherche d'emploi entre février 2013 et février 2014 augmente de 16,7 % pour les plus de deux ans et 17,9% pour les trois ans et plus ! Le glissement est fort et ne manquera pas de créer de sérieux problèmes. Comment remettre au travail des gens exclus d'activité professionnelle depuis des années ?

Février 2014 est aussi un mois extrèmement fort pour ce qui est de l'arrêt des inscriptions à Pôle Emploi (211.100) et pour les radiations administratives (57800 en fevrier 2014 contre 39 500 pour le mois de février 2013)

Comme tous les mois, les chiffres de la DARES sont en ligne :ici

mondialisation-01.jpg

 

Un petit schéma explicatif pour ceux qui n'auraient pas compris.
La "mondialisation heureuse", c'est à partir d'un revenu mensuel à cinq chiffres.

Le blog d'un talentueux dessinateur qui travaille régulièrement pour une union départementale F.O. et le SNETAA FO : http://zaitchick.blogspot.fr/

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 23:29

FO signe la convention d’assurance-chômage

Le bureau confédéral décide de signer la convention d’assurance-chômage. Des droits nouveaux sont mis en place pour les salariés les plus précaires qui pourront cumuler des droits au chômage. Un million de personnes peut être concerné avec une indemnisation au lieu d’être aux minima sociaux.

La situation des salariés multi employeurs (assistantes maternelles, employés de maison, etc.) est améliorée. Le cumul activité partielle / chômage est simplifié.

Les durées d’indemnisation sont maintenues, y compris pour les chômeurs dits seniors (+ de 50 ans) dont le chômage augmente le plus fortement.

Les annexes 8/10 (intermittents) sont maintenues, le plafond (mensuel et annuel) préserve leurs indemnisations.

Par ailleurs, les salariés de plus de 65 ans cotiseront au titre de la solidarité et le différé d’indemnisation ne réduit pas les durées d’indemnisation.

Enfin, alors que le paritarisme est régulièrement menacé, pour Force Ouvrière cette convention permet de maintenir un régime paritaire alimenté par la cotisation sociale, salaire différé des travailleurs.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:18

La négociation sur le régime de l’UNEDIC vient de prendre un tournant.

Le MEDEF a desserré la pression sur les intermittents du spectacle pour s’en prendre aux cadres.

Un cocktail de mesures allant : du plafonnement des allocations qui passeraient de 7184 € bruts /mois aujourd’hui à 3592 € bruts / mois. Aujourd’hui, seuls 1600 cadres sont plafonnés, cela toucherait 23000 demandeurs d’emplois si la mesure était appliquée.

Pour ceux qui attendent la retraite sans espoir de retrouver un travail, le MEDEF veut plafonner les allocations à 1500 € par mois.

Enfin, la période de carence qui, lorsque le salarié touche un chèque de départ, peut aller aujourd’hui jusqu’à 75 jours. 

LE MEDEF et la CFDT veulent faire disparaître ce plafond de 75 jours.

De quoi pénaliser tout le monde, à commencé par les cadres qui sont ceux qui signent le plus de ruptures conventionnelles.

Prenant le cas concret d’un salarié de La Redoute partant dans le plan social avec 20 ans d’ancienneté, le salarié serait indemnisé par l’assurance chômage qu’au bout de 533 jours de carence…

Ces mesures ne passeront pas. La CGT et Force Ouvrière ne signeront pas. 

Il est difficile d’imaginer la CFE-CGC. signer un tel texte.

Le syndicat CFDT qui veut un accord sur le droit rechargeable est prêt à signer n’importe quoi.

Voici donc le choix qui s’offre à la CFE-CGC. Se ranger du coté des deux syndicats opposés à l’ANI de janvier 2013, au risque de froisser les alliances de passé, ou se couper de sa base.

C’est là toute la difficulté d’être un syndicat catégoriel.
Louvoyer en changeant de cap constamment, sans regarder le monde du travail dans sa globalité, mais uniquement du point de vue d’une petite partie de ce monde.

 

La solidarité entre les catégories sociaux-professionnelles est une valeur qui existe à la CGT et à Force Ouvrière.  

Pour ce qui est de la CFDT, les positions défendues par ce « syndicat » sont toujours plus proches des pouvoirs et toujours plus éloignées du monde des salariés.

 

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 23:10

Cher(e)s camarades,

 

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Marc Blondel, ancien Secrétaire Général de la CGT-FO.

 

En accord avec la famille, la crémation de Marc BLONDEL se déroulera le :

 

Samedi 22 mars à 10 heures au Père Lachaise

 

Un hommage sera rendu à la Confédération la veille, le vendredi 21 mars à partir de 15 heures dans la salle Léon Jouhaux. Le secrétaire général, Jean-Claude MAILLY, y prendra la parole.

 

Aucune fleur, aucune couronne.

 

Les militant(e)s peuvent venir avec une écharpe rouge aux deux cérémonies.

 

Amitiés syndicalistes

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 22:58

Lors de la visite du site par le comité de Direction, nous avons noté quelques divergences entre la réunion du matin et celle de l’après midi. Nous avons aussi relevé un certain nombre de « bizarreries » dans la stratégie, ainsi qu’un aveu d’échec.

D’abord l’aveu d’échec. 

Le produit pour les tableaux de bord et consoles pour l’automobile, c’est fini. Du moins avec Renault. Reste Peugeot d’après une partie du comité de Direction, car le matin, lors d’une entrevue avec le même comité de Direction, si l’annonce de l’échec avec Renault a bien été entendue, le rebond vers Peugeot n’tait pas à l’ordre du jour…

De toute façon, il semble que 3M aurait fourni  un film venue d’une autre filiale du groupe ainsi que des machines de pose du film directement aux sous traitants de l’industrie automobile. Beauchamp n’aurait pas été le centre de production ou de pose

La Filiale Suisse : 

D’après la Direction, c’est une source importante d’économie. On aurait déjà beaucoup gagné avec l’achat de produits… En fait la Direction oublie à chaque fois de préciser que le projet Suisse prévoit qu’une dizaine de site en Europe fermeront… Si elle veut être rassurante, que la Direction s’engage à nous garantir que Beauchamp n’est pas dans la black liste.

Le Post-It : 

Pour cesser l’érosion de la marque Post-It vis-à-vis des marques privées, la Direction continue à vouloir mettre sur le marché une note repositionnable plus chère que le Post-It. Dans cette période où tout le monde regarde à faire des économies, entreprises et particuliers, 3M va lancer un Post-It de luxe…  A quand la Post-It parfumée au Shalimar de Guerlain  ou à Miss Dior ?

 

Les éponges SB :
La Direction en est certaine, l’arrêt des marques privées est salutaire. Spontex est leader du marché et 3M est très loin… A ce jeu là, la Direction n’a rien perdu, les salariés y ont laissé une part énorme de la prime d’équipe… 

Le déménagement de la tour 3M et du C.T.C.

Si les réponses du matin et de l’après-midi ont été identiques pour le siège social, il n’en a pas été de même pour le Centre Technique Clients. Le matin, ce n’était pas à l’ordre du jour, le C.T.C. avait une vocation industrielle. L’après midi, le message était plus nuancé… Cela dépendait de ce qu’on entendait dans C.T.C. 

La Direction n’a rassuré personne. Comment pourrait-il en être autrement. Pas de productions nouvelles, on tente des choses sans trop savoir où l’on va à moyen termes et les marchés qui restent en difficultés sont ceux fournis par Beauchamp : la Papeterie et le ménager. 

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