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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 22:24

ob 7c79ad ou-comment-faire-disparaitre-les-chose

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 21:57

La hausse du chômage continue, les plans d’austérité également.
Le résultat prévisible est donc au rendez-vous.

Catégorie A : 3 364 100 demandeurs d’emploi, en hausse de 14 800 personnes (+0,4%)

Catégorie B : 656 400 demandeurs d’emploi, en légère baisse de 400 personnes (-0,1%)

Catégorie C : 965 400 demandeurs d’emploi, en forte hausse de 22 000 personnes (+2,3%)

Total des catégories A, B et C : 4 985 900 demandeurs d’emploi, soit 36 400 personnes en un mois !

Catégorie D : En hausse de 2400 personnes à 282 200 demandeurs d’emploi.

Catégorie E : En hausse de 2300 personnes à 394 700 demandeurs d’emploi.

Le nombre total de chômeurs sur les cinq catégories en France métropolitaine est de 5 662 800.

41,1% des sorties de Pôle Emploi est du à un défaut d’actualisation.

 

Le rapport mensuel de la DARES est ici

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 22:52

Vous avez été plus de 300 à signer la pétition demandant à garder l'activité du siège social sur la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise !

Cette pétition montrera à la Direction votre attachement à rester sur l'agglomération, mais également aux politiques de la communauté votre souhait de continuer, avec vos familles, à vivre dans ce bassin. 

Nous tenons à remercier en particulier les femmes qui sont la très large majorité des signataires. Peut être parce que vous êtes les plus impactées par l'articulation vie de famille/vie professionnelle.

Nous vous informerons prochainement sur l'avancement de nos démarches.

Merci à toutes et à tous.

 

L'équipe F.O.

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 06:39

Les salariés de Barclays vont payer l'avidité des investisseurs.

Le risque est aussi pour les clients puisque seront regroupés dans une "bad bank", les activités de banque d'investissement et de banque de détail en Italie, France, Espagne et Portugal.

Le PDG  de Barclays à déclaré : "Nous allons restructurer et reconfigurer nos activités de banque d'investissement pour donner plus d'équilibre à Barclays. Telle qu'elles sont actuellement constituées, elles représentent un poids inacceptable".

Ce serait donc là la raison des 19000 suppressions de postes ?

Probablement pas puisque la banque a déclaré également : espérer que, d'ici 2016, elle pourra porter son ratio de distribution du dividende jusqu'à 50% de son bénéfice ajusté, alors qu'elle tablait jusqu'à présent sur 40% "

Ce sont encore les salariés qui vont payer la cupidité des investisseurs...

Lire l'article de Capital ici

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 06:49

Les chiffres font partie de la vie quotidienne et nous sommes aujourd’hui noyés sous une quantité impressionnante de données et de statistiques. Difficile de se retrouver dans ce dédale.
C’est pourquoi Force Ouvrière vous informe régulièrement de l’évolution de certains de ces repères précis.

 INDICES DES PRIX À LA CONSOMMATION (INSEE)
MARS 2014
+0,4%
VARIATION SUR UN AN
+0,6%
 INDICE DE RÉFÉRENCE DES LOYERS
4e trimestre 2013, l’indice de référence des loyers atteint 124,83 – évolution sur un an : + 0,69%
L’article 9 de la loi n° 2008-111 du 8 février 2008 a modifié l’indice de référence des loyers. Le nouvel indice correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers.

 COTISATIONS SOCIALES, EN POURCENTAGE DU SALAIRE BRUT
 7,5% depuis le 1er janvier 1998 (au lieu de 3,4%) et sur 98,25% du salaire depuis le 1er janvier 2012.
CRDS(1) : 0,5% depuis le 1er février 1996 et sur 98,25% du salaire depuis le 1er janvier 2012.
SÉCURITÉ SOCIALE
Assurance-maladie : 0,75%
Assurance-vieillesse : 6,80%
Assurance-vieillesse déplafonnée : 0,25%
ASSURANCE-CHÔMAGE
- Cotisation UNEDIC
tranches A et B : 2,40%
APEC (2) : 0,024%
RETRAITES COMPLÉMENTAIRES
- ARRCO (Taux minima obligatoires)
Non-cadres tranche A : 3,05%
Non-cadres tranche B : 8,05%
- AGIRC
Cadres tranches B et C : 7,75%
- Cotisation AGFF
Tranche 1 (3) : 0,80%
Tranches 2 et B (4) : 0,90%
(1) Contribution au remboursement de la dette sociale.
(2) Association pour l’emploi des cadres.
(3) Tranche 1 : dans la limite du plafond de la Sécu.
(4) Tranches 2 et B : entre 1 et 4 fois le plafond de la Sécu.
 LE SMIC
Depuis le 1er janvier 2014 : 9,53 euros l’heure, soit 1 445,38 euros brut par mois pour 151,67 heures
.
 FONCTIONNAIRES
Minimum de traitement dans la fonction publique depuis le 1er janvier 2013 : 1 430,76 euros brut.
 PLAFOND MENSUEL DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
Du 1er janvier au 31 décembre 2014 : 3 129 euros.
 ASSURANCE-VIEILLESSE
Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) 
(anciennement « minimum vieillesse »).
Au 1er avril 2013 : 9 447,21 euros par an pour une personne seule (787,26 euros par mois) 14 667,32 euros par an pour un couple.
Minimum contributif majoré : 8 247,85 euros par an pour une personne seule (soit 687,32 euros par mois).
Retraite complémentaire Agirc et Arrco
Valeurs des points et salaires de référence au 1er avril 2013
Agirc à 0,4352 euro
Salaire de référence : 5,3006 euros
Arrco à 1,2513 euro
Salaire de référence : 15,2284 euros
 MÉDECINE CONVENTIONNÉE
(tarifs secteur 1)
Au cabinet du médecin omnipraticien : 23 euros
Au cabinet du médecin spécialiste : 25 euros
 ALLOCATIONS FAMILIALES
2 enfants : 128,57 euros 
3 enfants : 293,30 euros 
Par enfant en plus : 164,73 euros
Majoration pour âge des allocations :
36,16 euros de 11 à 16 ans
et 64,29 euros après 16 ans.
Pour vos enfants nés après le 30 avril 1997 vous ne recevrez pas ces deux majorations ; vous recevrez une majoration de 64,29 euros à partir du mois suivant leur 14e anniversaire.
 CHÔMAGE
L’allocation doit s’élever à 28,38 euros par jour au minimum, mais ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail).
Vous trouverez tous les détails des « Allocations chômage » ci-dessous.
 LES ALLOCATIONS CHÔMAGE
LES RÈGLES D’INDEMNISATION
Le principe, c’est qu’un jour cotisé égale un jour indemnisé.
Trois paramètres sont pris en compte.
1 - La période de référence. C’est la période pendant laquelle on regarde si le demandeur d’emploi a travaillé, donc cotisé. Pour les moins de 50 ans, ce sont les 28 derniers mois à compter de la rupture du contrat de travail. Pour les plus de 50 ans, ce ne sont pas 28 mois, mais 36.
2 - La durée minimale de cotisation. Pour être indemnisé, il faut avoir travaillé au minimum 4 mois, soit 122 jours dans la période de référence.
3 - Les durées maximales d’indemnisation. Pour les moins de 50 ans, la durée maximale est de 24 mois. Pour les 50 ans et plus, cette durée est de 36 mois. Exemple : un salarié qui a travaillé 4 mois dans les 28 derniers mois (il a moins de 50 ans) aura droit à 4 mois d’indemnisation. S’il avait travaillé 7 mois, il aurait eu droit à 7 mois d’indemnisation.
Autre exemple : un salarié de plus de 50 ans qui a travaillé 27 mois aura droit à 27 mois d’indemnisation ; s’il avait travaillé 46 mois, il aurait eu droit à 36 mois, soit le plafond.
Ces règles s’appliquent à compter du 1er avril 2009 pour les procédures de licenciements individuels ou collectifs engagées à compter de cette date. Si la procédure a été engagée avant, ce sont les anciennes règles qui s’appliquent.

Montant des allocations
Dans le cas général, le mode de calcul de votre allocation s’établit comme suit.
Une comparaison est effectuée entre :
- 40,4% de l’ancien salaire brut plus une partie fixe de 11,64 euros par jour ;
- 57,4% de cet ancien salaire brut ;
- l’allocation minimale de 28,38 euros. C’est le montant le plus favorable pour l’allocataire qui sera retenu.
Une réserve cependant, le montant de l’allocation ne peut jamais dépasser 75% du salaire journalier de référence.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 06:38
L’Éditorial de Jean-Claude Mailly
mercredi 14 mai 2014 
par  Jean-Claude Mailly 


Ceux qui, y compris dans le mouvement syndical, acceptent le pacte de responsabilité/solidarité décidé par le président de la République, acceptent dans le même temps la réduction des dépenses publiques et sociales de 50 milliards d’euros sur trois ans.

Il suffit, pour s’en convaincre, d’entendre le président de la République expliquer que pour financer l’allégement du coût du travail et les réductions d’impôt pour les entreprises, il faut obtenir les 50 milliards d’euros. Le pacte de responsabilité et le pacte d’austérité ne font qu’un !

Le cumul des pactes [1] constitue un véritable fromage pour les entreprises. Dans les 50 milliards d’euros annoncés, auxquels il faut ajouter 4 milliards sur 2014, les entreprises gagneront, en plus du CICE (20 milliards l’an prochain), 10 milliards d’exonération de cotisations patronales et près de 8 milliards de réductions fiscales. Soit, au total, 38 milliards d’euros. Sur toute la période 2012-2017, compte tenu des augmentations d’impôt au départ, elles devraient engranger 26 milliards d’euros. A contrario, sur toute la période également, les ménages devraient être impactés de 23 milliards d’euros, entre les augmentations fiscales et les pressions sur les prestations !

Il faut ainsi souligner que le gel des prestations sociales (hors minima sociaux) et le gel des salaires vont par définition diminuer le pouvoir d’achat. Un fonctionnaire de catégorie C (qui gagne moins aujourd’hui qu’en 2010 compte tenu de l’augmentation des cotisations) perd, avec le gel, 100 euros par mois sur un salaire de l’ordre de 1 410 euros.

Si tout cela ne constitue pas une accentuation de l’austérité, autant expliquer qu’il fait soleil quand il pleut ! Si tout cela est marqué du sceau de la justice sociale, autant expliquer que l’accroissement des inégalités serait une vertu jauressienne !

Quant aux « contreparties » du pacte de responsabilité, en matière de rémunération on a la réforme du président du MEDEF : il faut un sous-SMIC temporaire et de la modération salariale !

Tout cela n’est ni acceptable, ni juste, ni progressiste. Pire, les effets à court terme risquent d’être récessifs car la réduction des dépenses publiques et sociales et le gel des prestations vont planter la consommation, l’investissement et donc l’activité économique et l’emploi.

Pour les ménages, lourdement mis à contribution, la confiance va en prendre un coup et ce pacte régressif risque d’avoir un effet dépressif.

Nous continuerons donc à le dénoncer, notamment le 15 mai en appui aux trois fonctions publiques et à l’appel de l’Union interfédérale FO des fonctions publiques.
 

[1Pacte de stabilité, pacte budgétaire européen, pacte de responsabilité/solidarité.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 20:05
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 19:41

Palme d'Or à Pierre Gattaz, président du MEDEF.

Lui qui demandait la modération salariale pour les petits, qui souhaitait un SMIC jeune, à vu sa rémunération augmenter de 29% en 2013. (420 000 € dont 120 000 € de part variable).

 

Droit dans ses bottes, le patron des patrons a justifié cette augmentation par cette pirouette « Quand on crée de la richesse, on la distribue »... Il a juste oublié de la redistribuer équitablement puisque ses salariés n'ont eu droit qu'a 3% de hausse de salaire dans le même temps...

Plus les avares se goinfrent, plus ils ont d'appetit...

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 21:52

Catégorie A : 3 349 300 demandeurs d’emploi (+1600  sur 1 mois)

Catégorie B : 656 800 demandeurs d’emploi, en hausse 2,1 % (+12 700)

Catégorie C : 943 400 demandeurs d’emploi, en baisse de 0,3% (-3 200)

Soit pour les catégories A,B et C un chiffre de 4 949 500 demandeurs d’emploi (+0,2%)

Cela veut dire qu'il y a plus de demandeurs d'emploi sans aucune activité et moins de travail disponible en activité réduite courte ou longue... 

Catégorie D : 279 800 demandeurs d’emploi, en baisse de 1,3 % (-3 700)

Catégorie E : 392 400 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,0% (+2 000)

Pour les cinq catégories, le total dépasse 5 621 700 demandeurs d'emploi, en hausse de 0,2% (+10000) C'est encore un record historique. 

C'est surtout très éloigné de la communication passée qui souligne une hausse de 1600 chômeurs en ne considérant que la catégorie A. 

Le rapport de la DARES est ici

 

le-chat-belge.jpg

Certains belges pourraient commencer par arréter le gel des embauches...

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:54

En 1995, trois ans avant sa mort, Pierre Thuillier écrit « La Grande Implosion ».

Sous l’aspect d’une fiction, il décrit la fin de la société occidentale, de la misère intellectuelle d’une société uniquement axée sur la rationalité scientifique, le technicisme, le matérialisme, la recherche du profit personnel.

En 2082, un groupe d’expert rend son rapport sur l’implosion de la société occidentale.

Au début dutroisième millénaire, l’Occident s’effondre dans la violence, victime de sa décomposition intérieure. Convaincu d’incarner le type achevé de la civilisation, il n’avait pas perçu la gravité des symptômes annonçant sa faillite.
Le culte du profit, de l’efficacité, du rendement avait asservi les sociétés industrielles à la rationalité économique et à la logique d’exclusion. L’individualisme exacerbé, l’anonymat des grandes villes et l’emprise technocratique avait détruit la communauté charnelle. La résurgence des croyances les plus irrationnelles, l’engouement pour la réalité virtuelle, l’obsession sécuritaire, les comportements suicidaires, traduisaient l’angoisse et la schizophrénie d’une société privée de repères. Cette civilisation technicienne s’était révélée incapable de donner un sens à la vie.

Désenchanté par la science, le monde avait perdu ses résonances poétiques. Son incapacité à souder les âmes autour d’un projet spirituel l’avait condamné à subir le même sort que les autres civilisations. Au mieux de croire aux experts, ils auraient mieux fait d’entendre les poètes. Patrice de la Tour du Pin leur avait pourtant tout expliqué avec des mots très simples :

« Tous les pays qui n’ont pas de légende,
Seront condamnés à mourir de froid. »

Lire ou relire ce livre vingt ans après sa parution permet de se rendre compte que la fiction n’en est pas forcément une et que notre société n’a toujours pas compris ce qui la ronge de l’intérieur.

Quelques extraits du livre :

 «Concédons qu'à la fin du XXe siècle le rationalisme occidental était devenu un peu moins triomphaliste, un peu moins outrecuidant. Beaucoup de militants étaient moroses. Mais malgré de fortes résistance dont nous parlerons plus loin, les sociétés dites «avancées» ou «industrielles» vivaient toujours sur des principes et des usages prétendument conformes à la Raison. Rappelons par exemple que les élites étaient prioritairement formées dans des filières de type scientifique (...)

De façon générale, managers, administrateurs, et planificateurs de tout poil étaient soigneusement préparés à penser "rationnellement", à gérer et à organiser "rationnellement". Il fallait qu'ils s'initient aux statistiques et à l'informatique, qu'ils s'imbibent de connaissances et de savoir-faire conduisant plus ou moins scientifiquement à la performance maximale, à la rentabilité, au rendement, à l'efficacité matériellement mesurable. La rationalité dans le monde moderne, ne se réduisait pas à la science au sens strict ; c'était un état d'esprit, un ensemble d'habitudes mentales, un certain style de pensée foncièrement antipoétique. Moins on était poète, plus on avait de chance de réussir.
Des remarques analogues, naturellement, vaudraient pour ce qu'on appelait l'enseignement secondaire. Pour une heure de littérature, de musique ou de dessin, dix heures d'algèbre ou de physique. Qu'un jeune citoyen fût complètement inculte dans le domaine des arts, c'était pratiquement sans importance. La sélection (mot sacré) se faisait par les matières "sérieuses", selon des critères "rationnels". Quant à la formation spirituelle, nul ne savait plus ce que c'était (et surtout pas les ministres de l'éducation nationale). Spiritualité : le mot était suspect, puisqu'il évoquait la notion de mythe, la grande poésie, et donc la superstition. Il eut été grossier de le mentionner dans un quelconque programme (...)


Culturellement, il était de bon ton d'admettre l'existence idéale d'une Raison Pure. Mais notre documentation ne laisse aucun doute : la notion de rationalisation évoquait avant tout la recherche de meilleurs rendements et de meilleurs profits. Le professeur Dupin l'avait perçu très tôt : "L'idéal de rationalité, à la veille de la Grande Implosion, servait essentiellement à légitimer les pires formes de l'activisme technique, de l'activisme organisationnel, de l'activisme industriel et commercial : mécanisation à outrance, culte du rendement, licenciements, etc.D'où l'inévitable interrogation : "Comment les populations ont-elles pu accepter cette forme distinguée de despotisme »? Pourquoi ne percevaient-elles pas l'épouvantable indigence, sur le plan humain, de ces pratiques dites rationalisatrices ?


En fait, les sociétés industrielles de la fin du XXe siècle n'avaient plus à proprement parler de culture. Elles avaient oublié que l'homme n'est pas seulement un producteur -consommateur, mais une créature sensible, imaginative, affective, spirituelle. Pouvait-il en être autrement en l'absence de poètes ? Seuls ils sont capables de donner un sens aux mille activités des hommes. "Une culture, disait le professeur Dupin, est une œuvre d'art. Une société industrielle, dans le meilleur des cas, n'était qu'une fourmilière hyper - rationnalisée." (...)

 
Il faut donc croire que les meilleurs esprits du XXe siècle ne réussissaient pas toujours à percevoir la différence qui séparait un homme d'un ordinateur. Dans les milieux rationaliste, manifestement, il devait être fort difficile de comprendre le maître -mot de Novalis : "La poésie est la base de la société"(...)


Comment se fait-il que les décideurs et autres responsables n'aient pas tiré les conséquences de leur échec ? Pourquoi n'ont-ils pas perçu les signes annonciateurs d'une crise monumentale ? 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 11:56

Article publié dans Le Canard Enchaîné .19 mars 2014

Sans tambour ni trompette, des délégations européennes et américaines se sont rencontrées tout au long de la semaine dernière à Bruxelles pour le quatrième round de négociations sur le fameux traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis. Ce traité dont François Hollande a récemment dit devant Obama qu’il souhaitait sa ratification « le plus vite possible », ce qui nous promet bien du plaisir… Car son but est d’éliminer les « obstacles réglementaires inutiles au commerce ». Et ce dans tous les domaines : à part le cinéma, exception culturelle qui confirme la règle, tout sera passé au karcher : agriculture, environnement, énergie, aéronautique, automobile, services, contrats publics, normes, etc. Ça va saigner !

Un exemple ? On se souvient que le pétrolier texan Schuepbach, furieux que ses permis de forer en France soient devenus caducs à cause de la loi de juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste, avait attaqué celle-ci en justice. Et que le Conseil constitutionnel l’avait envoyé bouler, en octobre. Pur archaïsme, évidemment ! Lorsque le traité transatlantique sera ratifié, le Conseil constitutionnel et les tribunaux français n’auront plus leur mot à dire. C’est le Cirdi, un tribunal d’arbitrage sis à Washington et dépendant de la Banque mondiale, qui sera juge. Plusieurs pays se mordent déjà les doigts d’avoir signé pareil traité de libre-échange, qui, sous prétexte de protéger les investisseurs, permet aux firmes privées d’attaquer les pouvoirs publics, et au droit privé de primer sur le droit national. Ainsi l’Uruguay, dont le Président,un ancien cancérologue très sensible aux méfaits du tabac, avait mené une vigoureuse campagne anti-clopes qui a fait baisser la consommation de 44 %. Le géant de la cigarette Philip Morris, estimant que ses « droits d’investisseur » ont été bafoués, réclame à I’Uruguay une indemnité de 2 milliards de dollars. Le Cirdi rendra son jugement l’an prochain (« Courrier international », 13/2)…

Dans un excellent petit ouvrage1 qui décrypte les 46 articles du mandat de négociation de la Commission européenne, et permet donc d’imaginer ce qui se passe dans les très opaques négociations actuellement en cours, Raoul Marc Jennar rappelle qu’il existe un précédent, l’Alena, accord de libre-échange qui lie depuis vingt ans États-Unis, Canada et Mexique. « En vingt ans, le Canada a été attaqué 30 fois par des firmes privées américaines, le plus souvent pour contester des mesures en vue de protéger la santé publique ou l’environnement, ou pour promouvoir des énergies alternatives. Le Canada a perdu 30 fois. » Et de raconter une plainte actuellement en cours. La ville américaine de Detroit est reliée par un pont à la ville canadienne de Windsor. Ce pont est totalement saturé par le trafic. Le Canada a donc décidé d’en construire un nouveau… Mais la firme privée américaine à laquelle appartient le pont embouteillé ne l’entend pas de cette oreille ! Elle réclame 3,5 milliards de dollars de compensation au Canada, car « elle considère que la construction du nouveau pont est une expropriation de son investissement et qu’elle bénéficie d’un droit exclusif au franchissement de la rivière par un pont ». C’est-y pas beau ?

On se demande bien pourquoi les tractations entre l’Europe et les Etats-Unis concernant ce merveilleux mécanisme dit du règlement des différends, qui sera l’une des pierres angulaires du traité, ont été prudemment repoussées après les élections européennes. Mieux vaut tenir le populo à l’écart : il serait capable de comprendre que c’est dans ses poches que les multinationales s’apprêtent à se servir…

Jean-Luc Porquet

http://www.laquadrature.net/files/rp/20140319%20-%20Canard%20enchaine%20...

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 13:24

Alstom supprime près de 400 emplois dont 180 en France sur son site de Saint-Ouen. Lire Libération

Le spécialiste du bureau Staples supprime 81 des 120 postes de l'entreprise. Lire Les Echos

Trelleborg-Modyn supprime 95 postes sur les 292 que compte le site de Carquefou. Lire CCFA

Liebig-Campbell supprime 18 emplois au Pontet. Lire France Bleue

Renault Trucks confirme la suppression de plus de 500 emplois en France. Lire Le Parisien

Le groupe Seita ferme sa plus grande usine en France et vire plus de 366 salarié lire Le Monde 

 - Veolia France va sabrer 3500 salariés dans sa branche Eau. - lire La Dépêche

Oberthur Technologies  spécialisé dans la sécurité digitale, a annoncé jeudi son intention de recentrer ses activités sur Vitré (Ille-et-Vilaine), où 54 nouveaux emplois seront créés, tandis que 400 seront supprimés en Europe, dont 132 en France, donc 82 emplois perdus en France. lire Notre Temps

- Renault à Flins termine le contrat de 400 intérimaires - lire Le Parisien 

Vencorex Chimie va supprimer 155 emplois sur son site de Pont-de-Claix - lire Le Progrès

Unilever entend supprimer cette année 134 emplois à son siège, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), soit 12% des effectifs. lire Le Parisien

Go Plast menuiserie industrielle va licencier au moins la moitié de ses 85 salariés - lire Nouvelle République

Addivant Chimie, va supprimer 29 des 77 emplois de son site de Catenoy - lire Le Courrier Picard

Avance Diffusion en liquidation judiciaire et 120 salariés sur la sellette - lire Cresot Infos 

Aluminium Dunkerque Supprime 65 postes - lire La Voix du Nord  

L'équipementier Anvis déménage en Roumanie et 220 postes supprimés - lire La Montagne

Les 3 Suisses arrêtent leur catalogue et sabrent près de 200 salariés - lire Liberation 

Les laboratoires Biomnis licencient 72 personnes - lire Le Progres

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 10:24

Les statistiques INSEE concernant les créations et les fermetures d’entreprises en 2012 ont été publiés en février 2014.

550 000 entreprises ont été créées, autant qu’en 2011.

D’un côté, les créations d’entreprises individuelles sont en légère hausse (+ 2 %), portées par les demandes d’immatriculation d’auto-entreprises (+ 5 %). D’un autre côté, le nombre de créations de sociétés diminue (– 4 %). Hors auto-entre-prises, les créations d’entreprises sont en baisse (– 6 %).

La majorité des entreprises créées (95 %) n’a aucun salarié. Ceci s’explique en partie par la part importante des nouveaux auto-entrepreneurs (56 %). Cependant, même hors auto-entreprises, seulement 12 % des nouvelles entreprises emploient un ou des salariés. Ces entreprises employeuses comprennent en moyenne 2,9 salariés. L’industrie, le commerce et la construction sont les secteurs où les nouvelles entreprises sont le plus souvent employeuses. Inversement, les créations d’entreprises sans salarié sont les plus fréquentes dans le secteur de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale.

Le nombre de défaillances d’unités légales augmente entre 2011 et 2012. Sur l’année 2012, il s’élève à 61 214, soit une hausse de 2,7 % par rapport à 2011. Tous les secteurs sont concernés. 

Des entreprises qui licencient et de nouvelles entreprises qui n’embauchent pas… 
Le cocktail parfait pour faire monter le chômage.

Le communiqué de l’ACOSS précise concernant les auto-entreprises que l’URSAFF dénombre 895 000 auto-entrepreneurs administrativement actifs en février 2013.

Ce chiffre de 895 000 est toutefois à relativiser. « Administrativement actif » ne veut pas dire « économiquement actif ». Ainsi, sur ce chiffre impressionnant, seuls 49% ont déclaré  un chiffre d’affaire.

Seuls 6% (51000) ont déclaré plus de 7 500 € de chiffre d’affaire trimestriel.

26 000 d’entre eux ont dépassé les 10 000 € de CA.

166 000 auto-entrepreneurs ont déclaré moins de 1500 € de C.A. au trimestre.

 

Le Chiffre d’Affaire n’étant évidemment pas le bénéfice, on ne peut que constater que le régime d’auto-entreprenariat est un régime de précarité ne permettant pas de vivre de son activité principale, sauf à ne pas déclarer toute l’activité.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 08:54

Rétrospective des années 1989-2004 avec Marc Blondel.

Les messages de cette époque et ce que dénonce Marc durant ses années sont bien, toujours et encore, d'actualité...

A voir absolument pour comprendre ce que nous vivons aujourd'hui. 

 

 


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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 23:21

Faisons soft pour l'entre deux tours.

Catégorie A : 3 347 700 demandeurs d’emploi, en hausse de 0,9% (+31 500 sur 1 mois ! rien que ça... Qui disait que la reprise était là ?... )

Catégorie B : 643 500 demandeurs d’emploi, en baisse de 0,7% (-4 600)

Catégorie C : 946 600 demandeurs d’emploi, en baisse de 2,0% (+19 000)

Soit pour les catégories A,B et C un chiffre de 4 937 800 demandeurs d’emploi (+0,2%)

Cela veut dire qu'il y a plus de demandeurs d'emploi sans aucune activité et moins de travail disponible en activité réduite courte ou longue... 

Catégorie D : 283 500 demandeurs d’emploi, en hausse de 0,8% (+2 200)

Catégorie E : 390 400 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,0% (+3 900)

Pour les cinq catégories, le total dépasse 5 611 700 demandeurs d'emploi, en hausse de 0,3 %. C'est encore un record historique.

Les 50 ans et plus augmentent de 12,2% en un an !

La durée de recherche d'emploi entre février 2013 et février 2014 augmente de 16,7 % pour les plus de deux ans et 17,9% pour les trois ans et plus ! Le glissement est fort et ne manquera pas de créer de sérieux problèmes. Comment remettre au travail des gens exclus d'activité professionnelle depuis des années ?

Février 2014 est aussi un mois extrèmement fort pour ce qui est de l'arrêt des inscriptions à Pôle Emploi (211.100) et pour les radiations administratives (57800 en fevrier 2014 contre 39 500 pour le mois de février 2013)

Comme tous les mois, les chiffres de la DARES sont en ligne :ici

mondialisation-01.jpg

 

Un petit schéma explicatif pour ceux qui n'auraient pas compris.
La "mondialisation heureuse", c'est à partir d'un revenu mensuel à cinq chiffres.

Le blog d'un talentueux dessinateur qui travaille régulièrement pour une union départementale F.O. et le SNETAA FO : http://zaitchick.blogspot.fr/

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 23:29
FO signe la convention d’assurance-chômage

Le bureau confédéral décide de signer la convention d’assurance-chômage. Des droits nouveaux sont mis en place pour les salariés les plus précaires qui pourront cumuler des droits au chômage. Un million de personnes peut être concerné avec une indemnisation au lieu d’être aux minima sociaux.

La situation des salariés multi employeurs (assistantes maternelles, employés de maison, etc.) est améliorée. Le cumul activité partielle / chômage est simplifié.

Les durées d’indemnisation sont maintenues, y compris pour les chômeurs dits seniors (+ de 50 ans) dont le chômage augmente le plus fortement.

Les annexes 8/10 (intermittents) sont maintenues, le plafond (mensuel et annuel) préserve leurs indemnisations.

Par ailleurs, les salariés de plus de 65 ans cotiseront au titre de la solidarité et le différé d’indemnisation ne réduit pas les durées d’indemnisation.

Enfin, alors que le paritarisme est régulièrement menacé, pour Force Ouvrière cette convention permet de maintenir un régime paritaire alimenté par la cotisation sociale, salaire différé des travailleurs.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:18

La négociation sur le régime de l’UNEDIC vient de prendre un tournant.

Le MEDEF a desserré la pression sur les intermittents du spectacle pour s’en prendre aux cadres.

Un cocktail de mesures allant : du plafonnement des allocations qui passeraient de 7184 € bruts /mois aujourd’hui à 3592 € bruts / mois. Aujourd’hui, seuls 1600 cadres sont plafonnés, cela toucherait 23000 demandeurs d’emplois si la mesure était appliquée.

Pour ceux qui attendent la retraite sans espoir de retrouver un travail, le MEDEF veut plafonner les allocations à 1500 € par mois.

Enfin, la période de carence qui, lorsque le salarié touche un chèque de départ, peut aller aujourd’hui jusqu’à 75 jours. 

LE MEDEF et la CFDT veulent faire disparaître ce plafond de 75 jours.

De quoi pénaliser tout le monde, à commencé par les cadres qui sont ceux qui signent le plus de ruptures conventionnelles.

Prenant le cas concret d’un salarié de La Redoute partant dans le plan social avec 20 ans d’ancienneté, le salarié serait indemnisé par l’assurance chômage qu’au bout de 533 jours de carence…

Ces mesures ne passeront pas. La CGT et Force Ouvrière ne signeront pas. 

Il est difficile d’imaginer la CFE-CGC. signer un tel texte.

Le syndicat CFDT qui veut un accord sur le droit rechargeable est prêt à signer n’importe quoi.

Voici donc le choix qui s’offre à la CFE-CGC. Se ranger du coté des deux syndicats opposés à l’ANI de janvier 2013, au risque de froisser les alliances de passé, ou se couper de sa base.

C’est là toute la difficulté d’être un syndicat catégoriel.
Louvoyer en changeant de cap constamment, sans regarder le monde du travail dans sa globalité, mais uniquement du point de vue d’une petite partie de ce monde.

 

La solidarité entre les catégories sociaux-professionnelles est une valeur qui existe à la CGT et à Force Ouvrière.  

Pour ce qui est de la CFDT, les positions défendues par ce « syndicat » sont toujours plus proches des pouvoirs et toujours plus éloignées du monde des salariés.

 

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 23:10

Cher(e)s camarades,

 

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Marc Blondel, ancien Secrétaire Général de la CGT-FO.

 

En accord avec la famille, la crémation de Marc BLONDEL se déroulera le :

 

Samedi 22 mars à 10 heures au Père Lachaise

 

Un hommage sera rendu à la Confédération la veille, le vendredi 21 mars à partir de 15 heures dans la salle Léon Jouhaux. Le secrétaire général, Jean-Claude MAILLY, y prendra la parole.

 

Aucune fleur, aucune couronne.

 

Les militant(e)s peuvent venir avec une écharpe rouge aux deux cérémonies.

 

Amitiés syndicalistes

 

Marc-Blondel-est-decede article landscape pm v8

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 22:58

Lors de la visite du site par le comité de Direction, nous avons noté quelques divergences entre la réunion du matin et celle de l’après midi. Nous avons aussi relevé un certain nombre de « bizarreries » dans la stratégie, ainsi qu’un aveu d’échec.

D’abord l’aveu d’échec. 

Le produit pour les tableaux de bord et consoles pour l’automobile, c’est fini. Du moins avec Renault. Reste Peugeot d’après une partie du comité de Direction, car le matin, lors d’une entrevue avec le même comité de Direction, si l’annonce de l’échec avec Renault a bien été entendue, le rebond vers Peugeot n’tait pas à l’ordre du jour…

De toute façon, il semble que 3M aurait fourni  un film venue d’une autre filiale du groupe ainsi que des machines de pose du film directement aux sous traitants de l’industrie automobile. Beauchamp n’aurait pas été le centre de production ou de pose

La Filiale Suisse : 

D’après la Direction, c’est une source importante d’économie. On aurait déjà beaucoup gagné avec l’achat de produits… En fait la Direction oublie à chaque fois de préciser que le projet Suisse prévoit qu’une dizaine de site en Europe fermeront… Si elle veut être rassurante, que la Direction s’engage à nous garantir que Beauchamp n’est pas dans la black liste.

Le Post-It : 

Pour cesser l’érosion de la marque Post-It vis-à-vis des marques privées, la Direction continue à vouloir mettre sur le marché une note repositionnable plus chère que le Post-It. Dans cette période où tout le monde regarde à faire des économies, entreprises et particuliers, 3M va lancer un Post-It de luxe…  A quand la Post-It parfumée au Shalimar de Guerlain  ou à Miss Dior ?

 

Les éponges SB :
La Direction en est certaine, l’arrêt des marques privées est salutaire. Spontex est leader du marché et 3M est très loin… A ce jeu là, la Direction n’a rien perdu, les salariés y ont laissé une part énorme de la prime d’équipe… 

Le déménagement de la tour 3M et du C.T.C.

Si les réponses du matin et de l’après-midi ont été identiques pour le siège social, il n’en a pas été de même pour le Centre Technique Clients. Le matin, ce n’était pas à l’ordre du jour, le C.T.C. avait une vocation industrielle. L’après midi, le message était plus nuancé… Cela dépendait de ce qu’on entendait dans C.T.C. 

La Direction n’a rassuré personne. Comment pourrait-il en être autrement. Pas de productions nouvelles, on tente des choses sans trop savoir où l’on va à moyen termes et les marchés qui restent en difficultés sont ceux fournis par Beauchamp : la Papeterie et le ménager. 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 00:35

Intervention du délégué syndical central Force Ouvrière lors de la visite de Koen Wilms le 13 mars au matin.

« Mon intervention s’adresse à Monsieur Koen Wilms.

Monsieur le PDG, bienvenue sur le site de 3M Beauchamp,  bienvenue sur un site à l’agonie.

Monsieur Wilms, la dernière activité manufacturing majeure arrivée sur le site, le Post-It, a tout juste 30 ans puisque c’était en 1984 !

Le site était riche du savoir de 1032 salariés… car ils étaient tous, opérateurs, employés, techniciens ou cadres: une richesse pour l’entreprise.

Aujourd’hui, trente ans après, la population manufacturing n’est plus que de 362 salariés, qui malgré leurs savoirs, n’entendent parler d’eux que comme des coûts !

L’inquiétude pour l’avenir est ici palpable au quotidien.

Les 670 suppressions de postes sont l’œuvre de vos prédécesseurs.

Les 52 emplois supprimés avec l’abandon en 2014 des rubans adhésifs « Scotch », produit emblématique de la marque,  seront votre pierre à l’édifice de désindustrialisation de 3M Beauchamp !

Vous êtes coresponsable de la descente aux enfers de ce qui était le plus grand site industriel de 3M en Europe.

La succession de produits abandonnés, mais surtout l’incapacité des Directions successives à faire venir des productions nouvelles depuis 30 ans ne peut pas être un hasard, cela ne peut pas être non plus le résultat d’une conjoncture occasionnelle défavorable.

Cela ressemble plutôt à une stratégie à dessein de la part des Directions 3M, visant à affaiblir le malade, en multipliant les saignées dites salutaires, pour toujours plus l’épuiser et l’emmener vers une mort certaine, sans vague, sans panique et surtout sans bruit.

Monsieur Wilms, au nom des très nombreux salariés du site de Beauchamp qui se sentent représentés par Force Ouvrière, et en hommage aux 670 emplois détruits sur le site par toutes les Directions depuis 30 ans, j’ai l’honneur de vous remettre, une plaque commémorative, qui nous l’espérons, rappellera à vos successeurs et vous-même que nous ne sommes pas, en tant que salariés, une variable d’ajustement,
que nos emplois, dans le cadre d’une société équilibrée et consommatrice, sont socialement utiles à tous, à commencer par les entreprises comme 3M, qui vendent des produits et ont besoin de consommateurs.

Monsieur Wilms, Ceux qui vont mourir vous saluent ! »

 

Plaque commémorative des 670 emplois détruits en 30 ans (1984-2014) remise à Koen Wilms.

plaque.jpg

Merci aux très nombreux salariés qui ont accompagné la déclaration par de vibrants applaudissements. Ils prouvent que notre message correspond bien à ce qu'ils ressentent.


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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 07:41
A l’issue de la réunion du 5 mars 2014, Force Ouvrière a dénoncé le marché de dupes qui résulte du « relevé de conclusions » signés par 3 organisations syndicales et le patronat.

Les masques tombent : si le Medef arbore fièrement sur le revers de sa veste 1 million d’emplois, il ne prend même pas la peine de l’inscrire dans les textes en termes de créations nettes. Le « relevé de conclusions » ne contient en effet aucun engagement chiffré sur la création d’emplois ou les salaires.

Le texte demande « poliment » aux branches professionnelles d’ouvrir des négociations ou des discussions.

Mais,

- que se passe-t-il si les branches n’arrivent pas à conclure ? RIEN

- que se passe-t-il si les engagements pris ne sont finalement pas tenus ? RIEN

- le texte parle-t-il de conditionner les aides à la création nette d’emplois ou à des augmentations de salaires ? NON

- Le texte évoque–t-il une réversibilité des aides à défaut de création nette d’emplois ? NON

Alors que la France compte plus de 5 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, que la croissance est atone et la consommation des ménages est en baisse, les pouvoirs publics s’apprêtent encore à faire cadeau de plusieurs milliards d’euros aux entreprises.

C’est pourquoi face à la vague néolibérale, une autre politique est possible. Elle passe, notamment, par la relance du pouvoir d’achat, le développement des services publics, le développement de véritables investissements industriels et donc de la fin des politiques d’austérité.

C’est pourquoi, Force ouvrière appelle à la mobilisation de tous les travailleurs, lors de rassemblements et grèves le 18 mars prochain.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 23:27

Selon Bloomberg, 3M cherche à céder ses activités dans les composants électroniques qui couvrent notamment les supports de stockage, les écrans tactiles, la connectique informatique ou encore des solutions de protection, maintenance et sécurité pour les datacenter. 3M travaillerait actuellement avec Goldman Sachs sur un plan de cession par appartement, l’ensemble des activités ayant une valeur estimée à 1 milliard de dollars.

Lire ici l'article de ZDNet

Affaire à suivre...

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:53

le-18-mars-se-faire-entendre

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 00:24

Si l’impuissance des politiques successives devait avoir un emblème, c’est bien la courbe du chômage qui en serait le symbole.

Peu importe le cuisinier, si les ingrédients sont mauvais, le repas ne sera pas bon.

C’est donc encore un mois de hausse du chômage qui succède aux 32 mois précédents…

La machine s’est emballée et ceux qui réclamaient dans les années 1980 un « matelas » d’un million de chômeurs pour peser sur les salaires se retrouvent avec une population de base au bord de l’asphyxie économique et sociale, au pouvoir d’achat exsangue ou écrasée par les hausses d’impôts et de taxes.

Catégorie A : 3 316 200 demandeurs d’emploi, en hausse de 0,3% (+8 900)

Catégorie B : 648 100 demandeurs d’emploi, en baisse de 0,3% (-1 700)

Catégorie C : 965 600 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,7% (+16 400)

Soit pour les catégories A,B et C un chiffre de 4 929 200 demandeurs d’emploi (+0,5%)

Catégorie D : 281 300 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,1% (+3 000)

Catégorie E : 386 500 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,3% (+5 000)

Pour les cinq catégories, le total dépasse pour la première fois 5 597 700 demandeurs d’emploi.

Une hausse sur un mois de 31 600 chômeurs, loin des 9000 annoncés dans les média.

Sur ces 5,6 millions de chômeurs, seuls 2 673 000 sont indemnisés (au titre du chômage ou de la solidarité nationale). Il est utile de le préciser pour éviter les commentaires de ceux qui pensent que les chômeurs sont des fainéants qui profitent du système.

En ce moment démarre la négociation sur le financement de l’UNEDIC pour la période 2014-2017. Le régime est actuellement déficitaire et il est facile de comprendre pourquoi. Moins de salariés pour cotiser et plus de sans emploi à indemniser…  Difficile dans ces conditions d’être en équilibre. 

Le patronat, toujours à la recherche de baisses de charges, demande plus de dureté envers les chômeurs ; dégressivité des aides, allongement de la durée de cotisation pour l’ouverture des droits, harmonisation par le bas…

Ce sont ceux qui licencient ou n’embauchent pas, alors qu’ils bénéficient de baisse de charge depuis les années 90, qui demandent à faire payer les victimes de leurs politiques visant à faire du travailleur une variable d’ajustement.

Et si l’on comparait la part du salariat et celle de l’actionnariat dans la redistribution des richesses créées ?

Et si l’on supprimait les baisses de charges qui visiblement ne crées pas d’emploi !

Et si simplement, le 18 mars, les salariés actifs, chômeurs ou retraités se levaient, se mettaient debout pour dire STOP ! Nous ne sommes pas de la marchandise ou des matières premières, nous sommes des êtres Humains.

Extrait de l’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. 

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. 
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on s’éloigne grandement de l’idéal pour revenir dans le féodal.

Comme tous les mois, les chiffres de la DARES sont en ligne : ici

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 07:34

secu-18-mars.jpg

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