Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 08:26

Organisé par la confédération Force Ouvrière à la Bourse du Travail, plus de deux cent délégués syndicaux se sont retrouvés ce 10 novembre. Deux délégués du Groupe 3M en France étaient présents : Jean-François Caparros de 3M Santé Pithiviers et Alain Doublet de 3M France Beauchamp.

Jean-Claude Mailly revient sur ce moment fort dans son éditorial du mercredi 18 novembre :

mercredi 18 novembre 2009

L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes

Plus de 200 délégués syndicaux du privé se sont réunis à l’initiative de la Confédération le 10 novembre à Paris.

 

Ils venaient de toute la France et d’entreprises ayant connu ou connaissant des difficultés. Tous n’ont pas pu prendre la parole, faute de temps, pour expliquer leur situation, la manière dont ils l’avaient gérée ou la géraient, et leurs attentes. Et nous avions volontairement limité le nombre global de participants, cette réunion n’étant pas un meeting.

 

De nombreuses questions furent abordées: emploi – chômage, donneurs d’ordre – sous traitants, brutalité des annonces et manque de respect, pouvoir d’achat en berne, notamment.

L’accent fut aussi mis sur l’indispensable solidarité entre les différentes structures de l’organisation pour faire face le plus efficacement possible aux problèmes rencontrés.

 

Les échanges ont été nourris, y compris les échanges d’expériences. La question de la dégradation des conditions de travail et de l’organisation du travail, antérieure à la crise mais qui s’accentue, a aussi été mentionnée.

Comment peut-on également accepter que les aides publiques aux entreprises ne soient pas conditionnées à des engagements de ces dernières, notamment en matière d’emploi?

 

Comment peut-on accepter que des entreprises bénéficiaires fassent des licenciements, en profitant de la crise?

Toutes ces questions restent posées et sont laissées sans réponse de la part du gouvernement.

 

De fait, les pouvoirs publics interviennent pour ne pas avoir à changer le modèle ou le système. Ils accompagnent financièrement le capitalisme.

Nous savons, nous, qu’il y a des mesures d’urgence à prendre, mais qu’il faut aussi exiger de profonds changements de système.

 

Là-dessus, nous ne transigerons pas. Notre rôle est d’être à côté des travailleurs pendant la crise, mais pas de les canaliser. Notre rôle c’est aussi de dégager les pistes pour que, demain, les droits et intérêts des travailleurs soient effectivement respectés.

 

L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

 


Partager cet article

Repost0

commentaires