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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 19:44
Philippe Blet et Natacha Bouchart ont reçu les représentants des salariés de Cuno. 

Philippe Blet et Natacha Bouchart ont reçu les représentants des salariés de Cuno.

 

Enfin ! Le président de Cap Calaisis, Philippe Blet, et le maire de Calais, Natacha Bouchart, ont reçu les représentants du personnel et les représentants syndicaux de Cuno.

L'annonce de la fermeture de cette usine date du 30 septembre. Il aura donc fallu deux mois pour que cette entrevue puisse prendre forme. Un rendez-vous à quelques heures des premières négociations du plan de sauvegarde de l'emploi : « C'est une entreprise qui est proche de l'agglomération dont la plupart des salariés sont des habitants du Calaisis... » explique Philippe Blet. «  Nous devions surtout savoir comment nous pouvions les aider au cours des prochaines étapes. » Les deux élus ont compris que la fermeture de ce site n'est pas due à la crise. La centaine de salariés de Cuno sont victimes de 3M qui, cinq ans après avoir racheté l'entreprise et s'être approprié différents brevets, ferme le site. « Cette stratégie, de faire peser toutes les charges sur l'usine des Attaques n'est pas correcte, et quand on a affaire à une société voyou, il faut le faire savoir. » Natacha Bouchart promet de contacter les services de l'Etat pour les aider dans les différentes mesures et contacter le sous-préfet de Calais pour qu'il puisse recevoir une délégation. Le maire de Calais préviendra les ministères concernés pour tenter de sauver ce qui peut l'être.

Sur le site, la direction de 3M parcourt les ateliers pour prêcher leur analyse financière. Cet après-midi et mercredi, les représentants du personnel rencontreront leur direction pour entamer les négociations du plan de sauvegarde. Étonnant que cette étape soit maintenue, alors que lors du comité central d'entreprise, les salariés ont présenté un plan de relance, crédible, basé sur le non-remplacement des départs volontaires et des FNE, soit 25 % du personnel. La flexibilité permettant à l'unité de production de tourner. « Notre entreprise n'est pas larguée. Il faut le faire savoir. » Elle possède surtout un savoir-faire que les prochains sous-traitants ne sont pas prêts d'avoir.
Philippe HENON

 

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