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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 00:24

La CFE- CGC est partenaire de l’opération « J'aime ma boite ». http://www.cfecgc.org/actualite/tout/j-aime-ma-boite-18-octobre-2012
Du reste, à 3M, ce syndicat catégoriel d’encadrement se fait l’écho de cette « sponsorisation » de l’évènement.

Au titre des sponsors, la CFE-CGC rejoint RMC, La Tribune, Energie et Ethic.

Ethic est une organisation patronale ( http://www.ethic.fr/ ) dont la présidente n’est autre que Sophie De Menthon, ex-membre du comité éthique du MEDEF (http://archive.medef.com/medias/files/123857_FICHIER_0.pdf)
Intervenante sur BFM Business et Les Grandes Gueules de RMC.

Pour Force Ouvrière, la relation entre le salarié et « sa boite » ne doit pas être une histoire d’amour. Le salarié exécute un travail avec ses capacités et son expérience, en échange l’entreprise le rémunère. Le lien est contractuel.
On peut aimer son métier, on peut aimer ses collègues de travail, sans pour autant « aimer sa boite ».

A quand une case « Aime sa boite » dans l’évaluation professionnelle ?…

L’expression « J’aime ma boite » est du reste assez étrange. « Une boite », c’est un espace clos, ou l’on enferme des choses. Rien ne dépasse de ce volume creux…. Oui, « La Boite » est avant tout un lieu d’enfermement…

Et comment croire qu’un évènement fabriqué de toute pièce pourrait permettre aux salariés de se sentir bien entre collègues, d’avoir des relations de travail agréables ?

Vouloir mettre les problèmes relationnels dans l’entreprise sur le salarié de base (j’aime ma boite, avec un « j’ » qui indique que c’est moi, simple salarié qui est le moteur de ce relationnel et des problèmes qu’on y rencontre) est une erreur. C’est mettre une responsabilité de plus sur le salarié qui croule déjà sous le travail et les R.P.S….

Et si la solution des problèmes dans l’entreprise était déjà d’avoir, pour ses salariés, une charge de travail permettant d’avoir des relations normales et posées entre eux ?
Et si simplement l’employeur décidait de mieux respecter ses salariés et de moins les exploiter, s’il voyait en eux des femmes et des hommes créateurs de richesses plutôt que des «coûts salariaux» ?

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commentaires

gilles 30/10/2012 05:54

Il faut juste écouté les salariés en production dans les ateliers pour avoir un avis de leurs boites.
A priori c'est pas le bonheur pour tous.

Salarié de Beauchamp 25/10/2012 08:35

"Aime ta boîte" ???
Est-ce que les, soit-disants, dirigeants de cette entreprise aiment leur boîte, eux ???

NON

stéphane 21/10/2012 12:04

bien vu camarade
a+