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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 11:19

suisse

850 entreprises françaises ont choisi de s’installé en Suisse.

Ces entreprises y sont pour certaines depuis des années, mais le mouvement s’accélère.

L’ensemble des articles consacrés à ce fait durant l’été invoque les « charges sociales », le « taux d’imposition sur les bénéfices » ou « l’imposition des hauts revenus » pour expliquer ces faits.

Soyons réaliste : Ces entreprises ont conservé leurs usines en France et payent donc leurs cotisations sociales des salariés des usines au tarif français. De plus, la vie est très chère en Suisse et les revenus des salariés suisses sont donc plus élevés.

Le taux d’imposition est plus faible en Suisse qu’en France, mais le coût de la délocalisation représente tout de même un fort impact.

La prise en charge de la mobilité et l’embauche de salariés pour remplacer ceux qui n’ont pas suivi l’entreprise, leurs formations, les indemnités de licenciement ou le reclassement de ceux qui ont choisi de rester en France minimisent grandement le gain fait par l’entreprise.

Que cherchent donc ces entreprises en installant le bénéfice en Suisse ?

Aucun article ne reprend l’aspect monétaire de l’affaire. La Suisse est hors zone Euro.

Depuis plusieurs années, le Dollar, le Yen et l’Euro sont imprimés en masse par les banques centrales (Fed, banque centrale du Japon et BCE). Ces dernières achètent de la dette avec de l’argent quelles créent mois après mois.

Des Quantitative Easing (Q.E.) à répétition de Mr Bernanke aux achats de dette japonaise pour 530 milliards de dollars par an par la banque centrale japonaise en passant par les achats de dettes Grecque, portugaise ou espagnole par la BCE , toute cette masse monétaire créée de toute pièce n’a aucune contre valeur. En un an, les banques centrales ont augmenté (ou plutôt inventé de manière comptable) une masse monétaire d’une valeur de 2000 milliards de dollars !

Ces méthodes de planche à billet finissent par appauvrir la valeur de ces monnaies.

C’est une bulle qui grossie de Q.E. en Q.E et qui va finir par exploser, car une bulle financière ne se dégonfle jamais, elle explose. (les précédents sont légion, bulle internet, bulles immobilières à répétition etc..)

Si les sociétés expatriées voulaient payer moins d’impôt, pourquoi ne pas choisir le Luxembourg ?

La grande différence, c’est que la Suisse gère avec efficacité sa monnaie.

Le Franc Suisse n’a pas la valeur d’un billet de Monopoly. La banque suisse n’imprime pas à tour de bras de la monnaie de singe.

 

Les 850 entreprises parties en Suisse sont un épiphénomène, ce qui est le plus alarmant, c’est que lorsque la bulle qui gonfle va exploser, il faudra que les dirigeants politiques expliquent à l’ensemble des peuples des pays concernés que leurs économies ne valent plus rien… Cela risque de se passer très mal.

Occasionnellement, il faudra aussi que les dirigeants politiques expliquent également aux pays ayant décidé d’acheter de la dette européenne ou US, (pays du Golfe, Chine… ) que nous ne les rembourserons jamais !

Là aussi, la pilule risque d’être peu appréciée !

Certains comparent cela avec la crise argentine du début des années 2000, en essayant de minorer les conséquences que cela aurait pour nous (si l’Argentine a survécue, nous survivrons aussi…).

C’est comparer une vague avec un tsunami. Si la bulle actuelle explose, ce sont les trois principales monnaies mondiales qui seront touchées, pas la monnaie d’un pays émergeant.

Il faut s’attendre à ce que l’exil d’entreprise vers la Suisse continu et s’accélère encore.

Bref, un avenir inquiétant !

 

 

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