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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 10:26

D’ici à 2017, 3M veut racheter jusqu’à 22 milliards de dollars de ses propres actions.

Cela représenterait près de 25% de la capitalisation de 3M.

3M prévoit également de relever de 35% son dividende par action au premier trimestre 2014.

En rachetant ses propres actions, 3M doit pourvoir : 

Augmenter le bénéfice net par action (puisqu’il y aura moins d’actions en circulation…)

Augmenter la liquidité de la valeur. La rentabilité de l’action étant meilleure, les futurs acquéreurs d’actions feront monter la demande et donc le cours de l’action…

Fidéliser  la 3M du haut. En distribuant gratuitement ou à très faible coût des actions aux dirigeants de l’entreprise.

 

L’entreprise va donc utiliser la force de travail de l’ensemble des salariés pour financer une double rentabilité aux actionnaires et aux actionnaires dirigeants, puisque le capital investit sera soutenu et que le retour sur investissement sera mathématiquement augmenté.

En utilisant ces milliards dans le développement de nouveaux produits, de modernisation de  l’outil de production, de rachat d’entreprise sur des créneaux porteurs, 3M aurait pu élargir la redistribution du travail de tous, à l’ensemble des salariés.

Ce n’est hélas pas l’option choisie par la 3M du haut qui préfère gaver son actionnariat et se gaver elle-même.

A la redistribution large vers son salariat (en créant de l’emploi par exemple plutôt que de prolonger un gel des embauches dans le monde), 3M préfère flatter la cupidité de quelques-uns.

A  3M, les avides ont de beaux jours devant eux, contrairement aux salariés de base…

Picsous

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Published by FO 3M France - dans Actualité
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commentaires

Ortog 30/12/2013 17:38

Si cela tenait à des hommes, il suffirait d'en changer pour changer de politique.

Lorsque la vision politique, économique, anti-sociale, voir anti-démocratique (si l'on regarde le résultat du référendum baffoué de 2005 par les mêmes personnes) est partagée par les hommes, il ne
sert à rien d'en changer. Ce n'est pas en sautant comme un cabri en criant "Le changement ! Le changement !..." pour que les choses changent !

Lorsque le pouvoir abdique devant les puissances financières, lorsqu'il laisse à des personnalités non élus (souvent issues du monde bancaire) les décisions économiques et sociales, alors il est du
devoir des peuples de se réveiller, de se substituer aux élus pour défendre, la République et la Démocratie et le modèèle social que ce peuple s'est choisi.

Lorsqu'en économie, qui n'est pas une science exacte, nos élites prétendent qu'il n'y a qu'une solution, c'est pour éviter tout débat de fond.

En attendant, le gros grossissent et le petits se meurent.

FO 3M France 30/12/2013 18:03



"Sauter comme un cabri..." probable référence à l'entretien télévisé du Général De Gaulle du 14 décembre
1965.


Pour ce qui est des référendums, voici ce que disait le même De Gaulle lors de la conférence de presse du 25 février 1953 à
l'hôtel continental:


"Cette Europe prendra naissance si ses peuples dans leur profondeur, décident d'y adhérer. Il ne suffit pas que des parlements votent
une ratification. Il faudra des référendums populaires.


e l’Europe est une chose énorme, extrêmement difficile et qui, à mon sens, implique un acte de foi populaire. Les institutions
de l’Europe doivent naître des Européens, c’est-à-dire d’une manifestation démocratique, par le suffrage universel, des citoyens de l’Europe. Il faut poser à ces citoyens trois
questions :



- «  Voulez-vous qu’on fasse l’unité de l’Europe, notamment au point de vue de son
économie, de sa culture et de sa défense  ?  »


 


- «  Voulez-vous que l’on constitue un organe confédératif des peuples de l’Europe pour gérer cette
unité  ?  »


 


- «  Pour élaborer les institutions européennes, voulez-vous nommer une Assemblée  ?  »


 


 Je suis convaincu que, si l’on posait aux peuples ces trois questions, on
en tirerait deux avantages immenses. (…) Le deuxième serait qu’on pourrait voir quels peuples veulent et quels peuples ne veulent pas. Alors, on saurait à quoi s’en tenir et l’on pourrait
commencer.  » 


 


Il est "amusant" que tous ces parlementaires dont certains se disent "Gaullistes" aient conchié le vote du peuple. un
jour de 2007... "


Un peu d'histoire ne nuit pas...


 


 



Michel 30/12/2013 17:05

Entre les patrons et les ouvriers il va soutenir qui à votre avis Hollande et notre ministre du redressement productif ??????