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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 00:24

Si l’impuissance des politiques successives devait avoir un emblème, c’est bien la courbe du chômage qui en serait le symbole.

Peu importe le cuisinier, si les ingrédients sont mauvais, le repas ne sera pas bon.

C’est donc encore un mois de hausse du chômage qui succède aux 32 mois précédents…

La machine s’est emballée et ceux qui réclamaient dans les années 1980 un « matelas » d’un million de chômeurs pour peser sur les salaires se retrouvent avec une population de base au bord de l’asphyxie économique et sociale, au pouvoir d’achat exsangue ou écrasée par les hausses d’impôts et de taxes.

Catégorie A : 3 316 200 demandeurs d’emploi, en hausse de 0,3% (+8 900)

Catégorie B : 648 100 demandeurs d’emploi, en baisse de 0,3% (-1 700)

Catégorie C : 965 600 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,7% (+16 400)

Soit pour les catégories A,B et C un chiffre de 4 929 200 demandeurs d’emploi (+0,5%)

Catégorie D : 281 300 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,1% (+3 000)

Catégorie E : 386 500 demandeurs d’emploi, en hausse de 1,3% (+5 000)

Pour les cinq catégories, le total dépasse pour la première fois 5 597 700 demandeurs d’emploi.

Une hausse sur un mois de 31 600 chômeurs, loin des 9000 annoncés dans les média.

Sur ces 5,6 millions de chômeurs, seuls 2 673 000 sont indemnisés (au titre du chômage ou de la solidarité nationale). Il est utile de le préciser pour éviter les commentaires de ceux qui pensent que les chômeurs sont des fainéants qui profitent du système.

En ce moment démarre la négociation sur le financement de l’UNEDIC pour la période 2014-2017. Le régime est actuellement déficitaire et il est facile de comprendre pourquoi. Moins de salariés pour cotiser et plus de sans emploi à indemniser…  Difficile dans ces conditions d’être en équilibre. 

Le patronat, toujours à la recherche de baisses de charges, demande plus de dureté envers les chômeurs ; dégressivité des aides, allongement de la durée de cotisation pour l’ouverture des droits, harmonisation par le bas…

Ce sont ceux qui licencient ou n’embauchent pas, alors qu’ils bénéficient de baisse de charge depuis les années 90, qui demandent à faire payer les victimes de leurs politiques visant à faire du travailleur une variable d’ajustement.

Et si l’on comparait la part du salariat et celle de l’actionnariat dans la redistribution des richesses créées ?

Et si l’on supprimait les baisses de charges qui visiblement ne crées pas d’emploi !

Et si simplement, le 18 mars, les salariés actifs, chômeurs ou retraités se levaient, se mettaient debout pour dire STOP ! Nous ne sommes pas de la marchandise ou des matières premières, nous sommes des êtres Humains.

Extrait de l’article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. 

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. 
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on s’éloigne grandement de l’idéal pour revenir dans le féodal.

Comme tous les mois, les chiffres de la DARES sont en ligne : ici

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